Chuck Norris Approved

Rassures toi, si tu vois apparaître la tête de l’immense Chuck Norris aux quatre coins du blog, ce n’est pas parce que tu as sniffé du sucre à la place de la farine. Ce n’est pas non plus parce que j’ai choisi de faire ce lieu un autel à la gloire du plus grand Texas ranger de tous les temps au point d’en craquer mon slip. Quoique. Dans certains articles, j’évoque un coup de coeur, je vénère un chef d’oeuvre. Il me fallait un moyen de les distinguer des autres. Si moi j’adore l’objet en question, et qu’en plus Chuck Norris approuve (Chuck Norris quoi !), ça veut juste dire que tu peux te jeter dessus (pas sur Chuck malheureux !).

Voilà pourquoi tu découvriras parfois son visage gracieux qui transpire la bonté à la fin de certains articles. Et comme je pense à toi fainéant, je veux dire, fidèle lecteur que je chouchoute, j’ai même crée la catégorie Chuck Norris Approved, dans laquelle tu retrouveras tous mes indispensables ! ;)

Daredevil : Renaissance

Karen Page est l’ex fiancée de Matt Murdoch, alias Daredevil. A la recherche du rêve américain, elle s’est exilée sur la côte Ouest des Etats-Unis, dans le but de devenir actrice. Elle le devint, mais dans le genre pour adulte. Devenue accroc à la drogue, elle donne l’identité secrète de Daredevil en échange d’un fix. L’information va vite parvenir au Caïd, ennemi juré du héros, qui est bien décidé à le faire souffrir …C’est le début de la descente aux enfers pour le diable de Hell’s kitchen.

Daredevil : Renaissance contient les épisodes U.S Daredevil #227-233 publiés de Février à Août 1986, scénarisés par Frank Miller et dessinés par David Mazzucchelli.

Attendant fébrilement l’arrivée du premier tome de l’intégrale de Daredevil par Frank Miller dans al collection Marvel Icons, j’ai du calmer mon impatience en relisant le huitième numéro de la collection Les grandes sagas. Au sommaire, rien de moins que Daredevil : Born again ! Afin de préparer le terrain pour la lecture puis la chronique des ouvrages tant attendus (le second est prévu pour le 08 Octobre), autant revenir sur un arc indispensable. Indispensable parce qu’on tient là un modèle d’écriture. Miller lorgne allègrement du côté du polar pour dépeindre la chute du héros, puis sa renaissance. Le Caïd, qui règne en maître sur le crime new-yorkais, découvre l’identité secrète de Daredevil et, en fin stratège, décide de l’attaquer sur tous les fronts, en prenant soin d’éviter la confrontation directe. Il fait geler ses finances, lui fait perdre son travail puis son domicile, et fait abattre tous ceux qui ont eu en possession la fameuse information. Parmi les cibles qui figurent sur la liste, Karen Page ancienne petite amie du héros, et accessoirement celle qui est à l’origine du calvaire qu’il va vivre.

On nage en plein film noir, avec cadre urbain, héros déchu, femme aussi fatale que paumée, adversaire machiavélique et comploteur. La religion faisant partie intégrante du l’univers de Daredevil, elle permet à Miller de décomposer le récit en chapitres bien distincts intitulés Apocalypse, Purgatoire, Paria, Renaissance, Sauvé, Dieu et la patrie et Armageddon. Le costume de Daredevil est peu présent au fil des planches, ce qui renforce son impact lorsque enfin Matt Murdoch renaît de ses cendres. Les dialogues et la voix off font mouche, l’intrigue est passionnante et les rebondissements parfaitement calibrés. Le traitement des personnages apporte beaucoup de profondeur au récit. Encore aujourd’hui, Renaissance frappe par sa qualité d’écriture et rappelle à quel point Frank Miller a su révolutionner le personnage (et le ressusciter par la même occasion). L’autre membre du duo, David Mazzucchelli signe des planches immersives. Son sens du cadre et son trait fin et assuré emportent le lecteur dans l’enfer que vit le diable de Hell’s kitchen. D’aucuns regretteront une colorisation datée, ce qui à mes yeux ne veut pas vraiment dire grand chose. On dévore les épisodes de l’époque (milieu des années 80) tels qu’ils l’étaient et pour ma part, j’en suis pleinement satisfait.

Renaissance fut et demeure encore aujourd’hui un évènement majeur dans la carrière de Daredevil, porté par un duo d’exception qui récidivera l’année suivante en signant l’excellent Batman : Year One, chez DC Comics. Scénario captivant et dessin immersif : à lire et à relire !

Classic : Clap de fin !

L’article sera court, et ne sera même pas catégorisé dans la rubrique coups de gueule, tant la lassitude est grande. La dernière bonne initiative à mes yeux de l’éditeur Panini en kiosque vient de vivre ses dernières heures. L’idée était pourtant bonne : permettre aux lecteurs les moins aisés d’accéder en kiosque à certains des épisodes anciens que l’on peut retrouver dans les intégrales, grâce à trois parutions bimestrielles (Marvel Classic, Spider-Man Classic, X-Men Classic). Noyés dans le flot des magazines envahissant les étagères, la gamme Classic n’aura pas survécu bien longtemps, malgré une grande quantité de matériel disponible. Une quinzaine de numéros pour le précurseur Marvel Classic, onze pour Spider-Man Classic et encore moins, à peine six, pour X-Men Classic. On sentait venir la fin, lorsque l’éditeur annonçait l’annulation de ce dernier magazine, juste avant la parution du numéro qui proposait Days of the future past, sans même le distribuer ! Je n’en suis plus à une aberration près de la part de la maison d’édition, justifiée (ou pas) par des raisons commerciales et comptables, voire éditoriales. Essayer de s’adapter à un lectorat récent qui suit l’effet de mode (mais jusqu’à quand ?) est une politique commerciale logique, mais plus risquée sur le long terme. Contenter celui plus vieux, et par essence plus fidèle, c’est pas mal aussi. J’ai assez pesté contre certains choix désastreux, en tentant malgré tout de trouver quelques raisons d’y croire encore, et la gamme Classic en faisait partie. Si tout n’est pas de la responsabilité de Panini (la politique actuelle de Marvel donnant la priorité aux films entre autres), le choix du catalogue à proposer en kiosque et en librairie lui incombe. Et donc la mort de la gamme Classic.

J’ai donc une pensée pour cette collection qui aura constitué 95% de mes achats Panini ces derniers mois, kiosque et librairie confondus, et dont l’annulation réduit quasiment à néant mon lien avec les parutions de l’éditeur, et par la même occasion, Marvel … Il ne me reste plus qu’à surveiller les sorties en espérant un soubresaut (comme la réédition du Daredevil de Miller) sur un électrocardiogramme aussi plat que ma motivation à retourner vers l’éditeur.

Captain America : Le soldat de l’hiver

Captain America 2

Réalisation : Anthony et Joe Russo – Casting : Chris Evans, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson, Anthony Mackie, Sebastian Stan, Robert Redford – Année : 2014 – Durée : 128 mn

L’histoire : Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s’adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d’intrigues qui met le monde en danger. S’associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l’étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l’aide d’un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi : le Soldat de l’Hiver.

Cap vs Badrok

Mon avis : A l’occasion de la sortie du film en DVD / Blu-Ray, je saisis l’opportunité de rédiger ma critique de ce Captain America 2 : Le soldat de l’hiver que j’avais vu dès sa sortie en salles, en Mars de cette année. Le premier film de la franchise m’avait plus que séduit, à tel point que je considère Captain America comme le meilleur long métrage de la phase 1 de Marvel au cinéma. Le second volet était donc attendu, d’autant plus que son titre laissait présager du meilleur. D’emblée, le ton est donné. Cap met une volée à Batroc lors d’une séquence de libération d’otages bien calibrée. Le film sera bourré d’action, mais pas seulement. Et c’est là la force de la franchise.

Bucky

Les scénaristes ont bien compris ce qui fait le succès du personnage de nos jours, notamment depuis Civil War. Derrière son nom et son costume étoilé aux forts relents patriotiques, Captain America est certes resté le porte drapeaux des valeurs qu’on lui connaît, mais est aussi devenu depuis quelques années (en fait, depuis la première guerre en Irak) celui qui fixe la limite, celui qui dénonce le danger du système, quitte à endosser le costume du rebelle. "La liberté n’accepte aucun compromis", ça ne vous rappelle rien ? C’est cet angle qu’aborde le film. Alors qu’il agit pour le compte du S.H.I.E.L.D et de Nick Fury, Cap est en proie au doute. Le monde a changé, les organismes de l’ombre le dirigent. La méthode et la technologie du S.H.I.EL.D ne dérogent pas à la règle, et Cap se fâche. Il faut que l’intouchable Nick Fury soit victime d’une tentative d’assassinat pour qu’il découvre d’autres organes secrets encore plus menaçants. Et parmi eux l’HYDRA, du savant fou Amin Zola, qui contient dans ses rangs un mercenaire particulièrement dangereux, le soldat de l’hiver !

Le Faucon

Après la seconde guerre mondiale, on replonge ici dans la guerre froide, ses espions et sa course à l’armement. Héros charismatique, menace de l’ombre, ennemi impressionnant, action et message sous-jacent, nouveau personnage intégré à l’univers cinématographique Marvel (Le Faucon) s’ajoutant aux partenaires bien connus (la Veuve Noire, dans tous les bons coups celle là) … Marvel Studios connaît la recette et calibre parfaitement le film. Les séquences d’action sont particulièrement réussies, la palme revenant non pas à celles dopées aux effets spéciaux, mais aux combats à coups de bouclier, parfaitement chorégraphiés. Côté interprétation, le casting est efficace. Samuel L. Jackson fait du Samuel L. Jackson, Scarlett Johansson campe sa Veuve Noire avec l’aplomb qu’on lui connaît, Robert Redford endosse le costume de celui qu’on voit venir de loin. Sebastian Stan interprète le soldat de l’hiver avec peu de lignes de dialogues, mais une présence indéniable. Ce qui m’amène à Chris Evans, impeccable et diablement charismatique dans le rôle de Captain America qui lui va comme un gant.

Captain America : le soldat de l’hiver s’avère être le blockbuster qu’on attendait, et confirme son statut de meilleure franchise estampillée Marvel Studios au cinéma. Surtout, il est à l’image de son personnage principal : impressionnant, dopé aux hormones mais loin d’être bête.

Et la lumière sera, une seconde fois

PHOTONIK 2

Les fans le savent tous, Photonik revient dans son intégrale en édition limitée pour un deuxième tome à paraître en Octobre ! Le premier tome était un pur bonheur, pour les lecteurs des 80’s en particulier, et le second tome promet d’être tout autant savoureux. Si le prix a évolué pour augmenter de 5 euros, soit un total de 66 Euros (fdp compris), l’objet vaudra certainement son pesant d’or.

L’album fera 588 pages pour un tiirage limité à 750 exemplaires numérotés. Il sera agrémenté d’un dépliant de quatre pages signé, d’épisodes mythiques en N&B rénovés à partir des planches originales, d’une couverture souple à rabat, d’un autocollant Photonik fac-similé de celui paru dans le mythique Mustang 54 et d’un ex-libris de Franck Biancarelli. Il y aura également un cahier graphique de 54 pages comprenant un entretien exclusif avec Ciro Tota agrémenté de nombreux croquis et en exclusivité, des planches inédites des enfants de l’apocalypse ainsi qu’une preview de l’épisode inédit Mohawk. Le troisième et dernier volume à paraître l’année prochaine en fera également saliver plus d’un puisque son contenu sera inédit !

On appréciera la méthode de l’éditeur Black & White éditions, qui a adressé un mail aux détenteurs du premier tome avec le dossier de presse et toute la procédure à suivre pour se procurer l’ouvrage. On sent le travail de passionnés.

Photonik-by-Perger