Marvel Universe n°6 : Le samaritain

Marvel Universe n°6

Thanos, le titan fou, décide de se racheter de ses crimes. Après une introspection et une recherche de sa psyché, le destructeur galactique décide d’aller à la recherche des mystères de l’univers et décide de faire le bien ….

Marvel Universe n°6 contient les épisodes U.S Thanos #7-12 scénarisés par Keith Giffen et dessinés par Ron Lim.

Thanos Samaritan

Le futur Avengers 2 est sur les rails et à moins d’avoir été gelé sur la banquise l’été dernier, vous ne pouvez pas ignorer que Thanos apparaît dans la désormais foutrement excitante scène post générique du film ! Il n’en fallait pas moins à Marvel pour remettre en avant ce personnage emblématique, qui vient d’effectuer son grand retour dans les mensuels Panini. L’éditeur surfe déjà allègrement sur la vague, puisque ce numéro d e Marvel Universe, ainsi que les deux prochains lui seront consacrés. Le numéro du jour présente l’arc Le samaritain. Les épisodes (précédant Annihilation) étaient jugés à l’époque de leur sortie comme étant dispensables de par leur qualité toute relative. Et comme par magie, Panini les ressort du tiroir pour entamer un cycle dédié au Titan fou. Alors, les têtes pensantes de la sandwicherie avaient-elles raison de passer outre ?

Cochez la date sur vos calendriers et apprêtons nous à déclarer un jour férié en cette occasion : je suis presque d’accord avec Panini ! Presque, aprce que c’est le moment de la publication qui est mal choisi, d’un point de vue cohérence et non d’un point de vue opportunisme. Sans être pitoyables, les épisodes au sommaire de ce Marvel Universe ne sont pas à la hauteur d’un rendez-vous avec Thanos. Ils souffrent déjà d’une publication tardive. Leur impact aurait peut-être été autre s’ils avaient été publiés avant Annihilation. Aujourd’hui, tels quels, ils n’ont plus qu’un intérêt tout relatif, d’autant plus que Jim Starlin venait de quitter la série suite à un désaccord profond avec l’éditeur. Keith Giffen reprenait le flambeau pour lui succéder. A sa décharge, il faut bien avouer qu’il ne s’agit pas là d’une mince affaire. Surtout quand l’auteur en question effectue ses premiers pas dans le genre cosmique. Le scénariste tâtonne avec le personnage de Thanos, comme s’il craignait de brûler sa machine à écrire en rédigeant le scénario.

Surtout, le fait de voir Thanos à contre emploi nuit grandement au culte que l’on peut vouer au personnage. La puissance démesurée du titan, sa folie, ses fêlures, rien de tout cela n’est rendu dans ces épisodes. L’intrigue aurait été intéressante avec un autre personnage, mais c’est tout juste passable avec une telle icône. La partie graphique est quant à elle assurée par Ron Lim, un habitué du personnage. Pour autant, si les planches sont correctes, on sent bien que l’artiste se désintéresse de ce samaritain. La différence se fera sentir lorsque vous (re)lirez Le gant de l’infini ou le prochain numéro de Marvel Universe.

Marvel Universe n°6 n’a d’autres intérêts que d’insérer un peu plus Thanos dans l’inconscient des nouveaux lecteurs qui désirent en savoir plus sur le personnage, avant la sortie du futur Avengers 2, mais également de satisfaire les fans hardcore avec ces épisodes jusqu’alors inédits en France. Les autres, vous pourrez passer votre chemin.

Thor 2 s’affiche, et s’annonce

Thor 2 : le monde des ténèbres sortira sur les écrans le 30 octobre 2013. Le film sera réalisé par Alan Taylor, avec Chris Hemsworth dans le rôle titre, mais également avec Natalie Portman, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins et Christopher Eccleston. En attendant voici une première affiche, ainsi que la première bande annonce du film. Cette dernière est loin d’impressionner, notamment si on repense à celles de Iron Man 3 (actuellement sur les écrans) et de Man of Steel. Espérons que les suivantes seront plus alléchantes, et donc plus prometteuses.

Superman Anthologie

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15 récits mythiques du premier et du plus grand des super héros, retraçant sa carrière et les nombreuses périodes artistiques de son existence sur papier. De ses débuts en 1938à sa recréation en 2012, ces épisodes, pour la plupart inédits en album dévoilent toutes les facettes de l’homme d’acier, des plus fantastiques aux plus humaines.

Aux côtés de Jerry Siegel et Joe Shuster, créateurs du héros, les auteurs les plus réputés des comics, de John Byrne à frank Miller en passant par Grant Morrison et Alex Ross, se succèdent au sommaire de cette nouvelle création d’Urban Comics.

Review à venir, là encore ! ;)

Superman : Pour demain de Brian Azzarello (scénario) et Jim Lee (dessin)

 

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En 24 heures, un million de personnes ont disparu sans laisser de traces : parmi elles, Loïs Lane, la femme de Superman, le protecteur de la planète Terre. Quelle est sa part de responsabilité dans cet évènement ? Quelle conséquence cette absence aura t-elle sur le moral et la volonté du héros ? Un homme d’acier peut-il être brisé ?

Superman : Pour demain contient l’intégralité de la série U.S Absolute Superman : For Tomorrow scénarisée par Brian Azzarello et dessinée par Jim Lee.

Review à venir ;)

Batman T.2 : La nuit des hiboux, par Scott Snyder (scénario) et Greg Capullo, Rafael Albuquerque, Jason Fabok et Becky Cloonan (dessin)

La nuit des hiboux

La Cour des hiboux prend son envol, et la nuit à venir pourrait bien signer la destruction de Gotham City elle-même. Lancés depuis les hauteurs de la ville, les Ergots, émissaires assassins de la Cour, ont pour mission de mettre à mort les personnalités les plus progressistes de la cité, laissant à leurs maîtres le champ libre pour étendre leur emprise. Les prochains noms sur la liste : Lincoln March et Bruce Wayne …

Batman : La nuit des hiboux contient les épisodes U.S Batman New 52 # 8-12 scénarisés par Scott Snyder et dessinés par Greg Capullo, Rafael Albuquerque, Andy Clarke et Becky Cloonan, et Batman Annual #1 scénarisé par Scott Snyder et dessiné par Jason Fabok.

Cet album contient la suite de La cour des Hiboux, marquant le début des aventures de Batman version New 52, mais également l’arrivée d’une équipe créative composée de Scott Snyder et Greg Capullo. On reprend ici (presque) les mêmes et on continue. Le Chevalier Noir affronte l’organisation criminelle des Hiboux, qui envoie ses assassins éliminer toutes les figures influentes de Gotham. La ville comme enjeu de l’intrigue, une constante chez Snyder lorsqu’il écrit Batman. C’est Gotham qui a fait des personnages ce qu’ils sont (Batman en tête) et Snyder explore cette idée en remontant dans un passé lointain. Les histoires des familles Wayne, Cobblepott ou Pennyworth sont intimement liées à celle de leur ville, celle de la cour des hiboux aussi. L’occasion pour l’auteur de revisiter les origines des personnages qu’il écrit, tout en étoffant sensiblement la mythologie liée à Batman. Snyder enfonce le clou et les révélations se multiplient. On en arrive ici à des extrêmes avec l’apparition du frère de Bruce Wayne (spoiler). On appréciera ou pas. Tout n’a pas été dit sur Gotham et les dangers qu’elle recèle, et l’avenir devrait réserver son lot de surprises. En révéler plus sur les agissements des ergots dans cet album serait un crime.

D’un point de vue graphique, l’album aura suscité la polémique. Nombre de lecteurs librairie se sont plaint du prix un peu plus élevé que les autres albums de la collection DC Renaissance, avançant que la série était censée être l’apanage du duo Snyder / Capullo. Or, le dessinateur oeuvre sur quatre épisodes seulement. Il faut dire que l’artiste avait demandé à souffler un peu après une bonne année marquée par son travail sur Batman. Il fut alors remplacé par d’autres artistes intermédiaires. Une pratique fréquente chez les éditeurs de comics. Seulement voilà, les lecteurs mécontents se sont déclarés floués par Urban qui devait leur vendre du 100% Capullo pour 19 Euros … ces mêmes lecteurs qu’on n’a pas entendu crier au scandale lorsque Jim Lee disparaissait toutes les 10 pages du second tome de Justice League (ah oui, c’est vrai le prix était inférieur de deux euros, ça change tout). Bref, ce genre de situation est courante, et les remplacements se font avec plus ou moins de succès.

Revenons en à l’essentiel, et jetons un oeil sur les planches de cet album. Le travail fourni par Capullo est égal à ce qu’il a proposé dans le premier tome. C’est juste du tout bon, même si j’ai toujours un peu de mal avec son Bruce Wayne, que je trouve trop jeune. Mais c’est pour chipoter (et, il est vrai, provoquer un peu les mécontents ;) ). Les autres artistes assurent leur contrat sans démériter. Rafael Albuquerque, dans un style bien différent, livre un épisode réussi retraçant les évènements qui ont conduit au décès de Pennyworth père. Si Jason Fabok livre également un travail satisfaisant sur le Batman Annual, je n’en dirais pas autant de Becky Cloonan, que beaucoup encensent, mais pas moi (seconde provocation du jour). Je n’accroche pas vraiment, et à ceux qui voudraient me pourfendre, je répondrai que l’art est dans l’oeil de celui qui regarde (même son de cloche pour Andy Clarke, qui dessine l’autre moitié de l’épisode final).

La nuit des hiboux s’avère une suite intéressante à La cour des hiboux. Batman redécouvre Gotham City et le lecteur avec. Nul doute que la confrontation entre la chauve-souris et les hiboux fera date, et qu’on entendra encore parler des ergots.