Marvel Zombies, la famine

L’aventure démarre là où une des aventures des Ultimate Fantastic Four s’était terminée. L’équipe fut piègée dans un univers où un virus contamina tous les superhéros et vilains, les transformant en zombies. Affamés, ils dévorèrent tous les habitants de la planète en quelques heures. Seul Magnéto parvint à échapper à la contamination et parvint à renvoyer les quatre fantastiques dans leur dimension. Le comic démarre au moment précis où Magnéto referme la porte dimensionnelle afin d’empêcher les zombies de la franchir. Affamés, ces derniers se tiennent à l’affût du moindre morceau de viande et usent de tous les stratagèmes pour parvenir à leur fin.

L’album contient les épisodes scénarisée par Robert Kirkman et dessinés par Sean Phillips.

A sa sortie, l’histoire de Marvel Zombies n’avait rien à voir avec ce que l’éditeur nous avait donné à lire auparavant. D’emblée, le ton est donné : aucune concession sur le gore, ici, c’est l’humour noir qui prédomine ! Les héros ont conscience de leur nouvelle condition, mais ne luttent pas contre leur faim. En même temps qu’ils cherchent à comprendre le pourquoi du comment, ils succombent à leur tentation, et n’hésitent pas à se débrasser des membres trop abimés qui les gênent. cette approche donne lieu à des séquences parodiques savoureuses. Captain America devient un héros écervelé, au sens propre comme au figuré. Les états d’âme de Spiderman n’y échappent pas. Le tisseur s’en veut d’avoir dévorer lui même Mary Jane et tante May, mais avoue que si c’était à refaire, il le referait ! Pendant ce temps à Banner/Hulk, il mange de sa propre chair pour patienter … Quant à l’apparition de Galactus, le dévoreur de mondes, et de son héraut le surfer d’argent, ils sont censés terroriser le monde … mais sur cette planète dévastée, ils ne sont considérés que comme une réserve de steack potentielle ! La deuxième aprtie de livre devient un véritable foutoir, complètement jouissif !

Pour traiter les héros sur le mode des morts vivants, qui de mieux que le scénariste de Walking Dead ? ce qui frappe à la lecture de ce comic, c’est la liberté de ton. Originale et totalement décalée, la BD offre une bouffée d’air frais, un délire trash bousculant un univers Marvel parfois un peu trop stéréotypé. En défiant les conventions du genre, Marvel Zombies s’est installé dès sa sortie comme un monument incontournable. A l’époque, les membres du jury Will Eisner ne s’y sont pas trompés en lui décernant le prestigieux Eisner Award du meilleur comic.

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