Frank Miller

Frank Miller, né le 27 Janvier 1957 à Olney, Maryland, est un scénariste et dessinateur de comics dont certaines sont portées au grand écran. Il commença sa carrière dans la bande dessinée comme dessinateur chez des éditeurs de premier plan comme Gold Key, DC Comics ou Marvel Comics. C’est une histoire en deux parties publiée dans le magazine de Marvel Spectacular Spider-Man qui attira l’attention sur lui. Il fut bientôt nommé dessinateur de Daredevil, série dont il ne tarda pas à devenir aussi le scénariste. Le passage de Miller sur Daredevil fut salué par le public et par la critique. Il créa le personnage d’Elektra et mit en place de nombreux éléments dans l’univers de l’homme sans peur que l’on peut retrouver, entre autres, dans le film de 2003. L’époque Miller de Daredevil dura le temps de 42 épisodes qui redéfinirent radicalement non seulement le personnage mais l’ensemble de la production Comics des années 1980. Le summum étant atteint par le cycle Renaissance (Born Again) écrit par Miller et dessiné par David Mazzucchelli en 1985.

A ce jour, l’œuvre la plus connue et la plus achevée de Frank Miller est Batman: The Dark Knight Returns, une histoire glauque de Batman située dans un futur proche. Il y met en scène un Batman violent et extrémiste et met à mal le mythe du justicier détective. Miller a réalisé une suite à cette œuvre, Batman: The Dark Knight Strikes Again (ou DK2). En plus de travailler sur les personnages des grandes compagnies de comics, Miller a créé ses propres séries : les séries de science-fiction Ronin, Martha Washington avec Dave Gibbons et Big Guy And Rusty The Boy Robot et Hard Boiled avec Geoff Darrow, les séries de l’univers roman noir de Sin City ou la série pseudo-historique 300. Frank Miller a aussi écrit quelques scénarios pour le cinéma, en particulier ceux de Robocop 2 et 3. Il a co-réalisé avec Robert Rodríguez l’adaptation grand écran de Sin City en 2005. Il prépare actuellement Sin City 2 pour le cinéma.

En 2005, il lance sous le nouveau label All-Star de DC, la série All-Star Batman and Robin The Boy Wonder, dessinée par Jim Lee, mettant en scène la formation de Robin par Batman. Bien que située en dehors de la continuité officielle du personnage, elle s’intègre selon ses propres dires dans le cadre des aventures de Batman qu’il a écrites, en suite à Batman : Année Un, un arc de la série Batman (1987) illustré par David Mazzucchelli traitant des débuts de Batman. En 2007, grâce à l’énorme succès des deux films adaptés de son œuvre Sin City et de 300, il se lance dans l’adaptation de la bande dessinée Le Spirit de Will Eisner. Le film, The Spirit, avec Gabriel Macht dans le rôle du justicier du même nom, est sorti au cinéma en fin 2008.

On explique souvent le choc que représenta le travail de Frank Miller sur Daredevil par la maturité du scénario. Il est vrai qu’avec Miller, Daredevil changea d’univers. Son histoire avec la Veuve Noire, qui fut l’un des points culminants de ses aventures dans les années soixante-dix n’en finissait plus de s’étirer, et l’arrivée de personnages nouveaux fut de ce point de vue une vraie bouffée d’air pur.

Mais les qualités graphiques de Miller vont aussi avoir une importance considérable dans ce succès. Très rapidement, le trait perd la lourdeur d’à peu près tous les comics de l’époque. Le cadrage et la mise en scène des corps sont en rupture de façon plus marquante encore. Ce renouveau graphique est en partie l’effet de l’influence que le manga a exercé sur Miller. Le découpage, qui confère aux mouvements une lisibilité inconnue, ou les angles de vue sont marqués par cet héritage du manga. De manière évidente, l’introduction d’un grand nombre d’éléments japonisants (la secte ninja « la Main », les saïs d’Elektra,etc.) montre l’attachement que Miller éprouve pour la culture japonaise. La série Kozure okami de Kazuo Koike et Goseki Kojima a tout particulièrement marqué Miller, dont le Ronin peut être vu en partie comme un hommage. Il contribuera fortement à sa publication aux États-Unis sous le nom de Lone Wolf & Cub (il a d’ailleurs dessiné les couvertures de l’édition américaine, reprises dans l’édition française).

La série Sin City prouve de manière éclatante la qualité graphique du travail de Miller. Entièrement réalisé en noir et blanc mais en négatif (à l’exception de l’utilisation occasionnelle du jaune, du bleu et du rouge, chacun dans un volume différent), Sin City est d’une ambition formelle extraordinaire. La série est récompensée par 4 Will Eisner Award et Frank Miller reçoit pour le premier, en 1993, le prix du « Meilleur dessinateur/encreur pour une publication en noir et blanc », ainsi que celui du « Meilleur scénariste/dessinateur ».

Source : Wikipédia

3 réflexions sur “ Frank Miller ”

  1. Article très complet, Miller est vraiment un artiste hors-normes. « Dommage » qu’il soit un peu borderline, mais bon ce n’est pas moi qui vais lui jeter la pierre, surtout après mon article sur Lovecraft😀

    1. Oui et puis il faut parfois savoir faire la part des choses. Tom Cruise est scientologue, mais je ne pense pas à çà quand je vais voir ses films. Miller a « extrémisé » sa vision du monde après le 11 Septembre 2001. Là où d’autres continent de croire en la paix, lui a sombré du côté obscur de la Force. Quant à Lovecraft, c’est Lovecraft quoi !😉

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