Spider-Man : L’empire

Le futur proche. Dans un Manhattan froid et hostile où les citoyens ont renoncé à leur liberté en échange de la protection de l’empire, Peter Parker n’est plus qu’un vieillard rachitique et usé, sans emploi ni espoir. Peut-il redevenir le superhéros qu’il était , aux pouvoirs surhumains et aux grandes responsabilités ?

L’album contient les épisodes de la mini-série Spider-Man : Empire scénarisée et dessinée par Kaare Andrews.

Ceci n’est pas vraiment un album de superhéros. Il y a très peu de personnages en collants. Ici on parle de révolution, de prise de conscience, du pouvoir que chacun à au fond de lui. Dans un monde où le pouvoir a supprimé toute liberté (d’expression, de mouvement et même d’idée), un vieil homme du nom de J. Jonah Jameson (!) se révolte et entraîne avec lui les plus jeunes, les enfants. Il retrouvera Peter Parker dans un état de délabrement physique et mental tel qu’il est proche de la folie, et tentera de l’enrôler dans sa quête de liberté.

Ce comic est particulièrement noir mais pas totalement dénué d’espoir. C’est un one-shot indépendant de toutes les histoires sur le tisseur déjà parues. ce n’est d’ailleurs pas réellement un album de Spidey, plutôt une réflexion sur la place de chacun dans la société et le pouvoir qu’il détient pour l’influencer. cet argument est appuyé par l’utilisation souvent surprenante, parfois carrément en contre-emploi, des personnages qui gravitent autour de Peter Parker. En préambule, l’auteur souligne le fait que certaines histoires ne peuvent exister dans la continuité des séries habituelles. L’inspiration d’un autre monument du genre y est évidente : celle du Dark knight returns, dont les thèmes sont ici repris (peuple abandonné, héros vieillissant et aliéné).

Sans révolutionner le monde des comics comme l’avait fait le livre de Miller avant lui, cet épisode de la collection 100% Marvel a le mérite de confronter le lecteur fidèle de Spider-man à des situations inédites mettant en scène le tisseur. Doublé d’une réflexion sur le totalitarisme, cet album offre un récit noir et immersif qui devrait ravir les amateurs du genre.

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