Ghost Rider, un casting pas vraiment d’enfer …

Pour sauver son père victime d’un cancer, le cascadeur Johnny Blaze a vendu son âme au diable. Mais ce marché a un prix à payer qu’il ne tarde pas à découvrir. Humain le jour, il devient la nuit le Rider, un chasseur de primes à la solde du diable qui traque les âmes échappées de l’enfer. Lorsque sa fiancée Roxanne est menacée, Johnny tente de se retourner contre son nouveau maître.

Réalisation : Mark Steven Johnson – Casting : Nicolas Cage, Eva Mendes, Wes Bentley, Peter Fonda, Sam Elliott – Année : 2007 – Durée : 1h50

Avis : Mark Steven Johnson aura été le réalisateur des décevantes adaptations Marvel sur grand écran. Déjà responsable du massacre de Daredevil, il récidive avec Ghost Rider. A sa décharge, il faut admettre qu’à la base, le scénario du film n’est pas franchement une perle d’intelligence. Soit, rares sont les blockbusters parvenant à nous titiller les neurones en même temps qu’ils nous divertissent. N’est pas Nolan qui veut. Mais lorsque le fond pêche, on essaie de se rattraper sur la forme. Dans le cas de Ghost Rider, Johnson s’en sort (un peu) mieux que sur Daredevil. Malgré une mise en scène rythmée et des effets spéciaux relativemlent réussis, le film ne parvient pas à faire oublier ses lacunes scénaristiques, appuyées par certaines vannes foireuses. Dans Ghost Rider, l’humour n’a pas sa place tant qu’il n’est pas noir.

L’autre souci du film vient du casting, Nicolas Cage en tête. Une des grandes qualités des dernières adaptations Marvel au cinéma tient justement dans la justesse du casting et la performance des acteurs. On peut citer Robert Downey Jr, Tobey Maguire, Kirsten Dunst ou encore Hugh Jackman. Ici, la star n’arrive à aucun moment à donner de l’ampleur à Johnny Blaze. On se retrouve à regarder un acteur (pourtant capable du meilleur) aussi expressif qu’une limace, s’évertuant à imiter Elvis. Et encore, même là, il se contente de copier Val Kilmer dans True Romance. Dans le rôle de Roxanne, Eva Mendes encaisse le chèque, pas vraiment aidée par une histoire d’amour aussi plan-plan qu’inutile. Dans le camp des méchants, Wes Bentley ne fait pas peur, et Peter Fonda fait le minimum syndical pour incarner le diable. Au milieu de tout ce beau monde, seul Sam Elliott tient la route, en faisant du Sam Elliott …

Ghost Rider est un ratage, la faute à un casting qui manque d’envergure dans son interprétation, et à un scénario simpliste. Echappant de peu au statut de nanard par une mise en images punchy et rock, il est une entrée en matière loupée pour un personnage de comics qui nécessitait que le film ne soit pas tous publics.

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