Magnéto : le testament

Allemagne, 1936. Le IIIème Reich édite de nouvelles règles, et les institutions érigent l’antisémitisme comme valeur fodamentale de la nouvelle Allemagne. C’est à cette époque que le jeune Max Eisenhardt perdra son innocence.

L’histoire relate l’enfance terrible et douloureuse de Max Eisenhardt, qui deviendra plus tard Erik Magnus Lenscherr, alias Magnéto. Ce 100% Marvel ce consacre aux origines du plus redoutable adversaire des X-Men, racontées par Greg Pak et dessinées par Carmine Di Giandomenico.Nous suivons donc le jeune Max, victime de brimades à l’école de la part de ses camarades de classe, mais également du directeur de l’établissement. Il s’enfuit avec sa famille lorsqu’elle est traquée jusqu’en Pologne, puis exterminée. Le pire est encore à venir lorsqu’il est envoyé dans le camp d’Auschwitz, où il intègrera les sonderkommandos ….  Il y sera le témoin des pires horreurs de l’Histoire.

Ceux qui s’attendent à lire un comic book où les superpouvoirs éclatent au grand jour à grand renfort d’explosions en tout genre en seront pour leurs frais. Le scénario met en scène le jeune Max, qui n’est pas encore conscient de son potentiel de mutant. Tout juste avons-nous droit à quelques détails qui révèlent une affinité avec les métaux (le lancer de javelot, ou la séquence de l’exécution de sa famille). Magnéto : le testament est un regard porté sur les heures les plus sombres de notre histoire, à travers les yeux du jeune homme. Témoin des pires atrocités, il développera cette haine farouche de l’humanité qui l’amènera à devenir Magnéto. Et le moins qu’on puisse dire à la lecture de ces pages, c’est qu’on le comprend … Le comic est très sombre, dessiné avec justesse par un artiste italien. Certaines planches sont proprement impressionnantes tant elles sont lourdes de sens. Il y subsiste malgré tout une petite lueur d’espoir : l’amour naissant avec Magda (en tzigane), qui deviendra la mère des jumeaux Piétro et Wanda Maximoff, alias Vif-Argent et la Sorcière Rouge.

Conçu avec l’aide d’historiens, le récit est très documenté. C’est une histoire poignante, dure et réaliste qui ne peut pas laisser indemne. En bonus, la vie et le combat de Dina Babbitt, une survivante de l’holocauste. Une BD essentielle.

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