Joker

Le Joker sort de l’asile d’Arkham, et selon la formule consacrée, il n’est pas content. En son absences ses amis lascars ont partagé la part du gâteau et l’ont vendue, pensant qu’il ne reviendrait plus. mais il est de retour et est bien décidé à mettre Gotham à feu et à sang pour récupérer son dû.

L’album contient les épisodes U.S de la mini-série joker scénarisée par Brian Azzarello et dessinée par Lee Bermejo.

Ce qui ne me tue pas me rend plus bizarre.

Le Joker est une de ces figures emblématiques que les comics ont installé dans l’inconscient collectif. A un détail près : il est le seul méchant (avec Lex Luthor) qui a accèdé à ce statut. Certains ont auparavant décidé de lui consacrer un one shot, avec plus ou moins de succès. Avec ce Joker là, force est de constater que les auteurs ont placé la barre très haut pour qui se risquerait à leur succèder dans cet excercice.

L’objet en question n’est ni plus ni moins qu’une plongée abyssale dans l’esprit du Joker. Coomme son personnage principal, le livre se veut complètement baré, sadique, imprévisible et violent. Bien servi par le dessin halluciné de Bermejo, Le comic book relate la sortie du Joker et ses retrouvailles avec le Downtown Gotham. La vie (et le trafic) a continué sans lui. Bien décidé à reprendre une place de choix dans le monde criminel de la ville, il règle ses comptes, instaure ses propres règles. racontée du point de vue du chauffeur du Joker, l’histoire évolue dans une ambiance poisseuse et terrifiante. Comme l’homme de main, on craint, on redoute les réactions du vilain. La tension est telle que c’est tout juste si on ne l’entend pas rire entre les pages.

Le livre est donc particulièrement violent et tordu. La ressemblance avec le Joker incarné par Heath Ledger dans le Batman Dark Knight de Nolan est frappante. Pourtant le comic a bien été conçu avant le tournage du film. Autre bonus pour les fans de Gotham : la virée du Joker dans les bas fonds dede la ville l’amènera à croiser toute une galerie de vilains qui ravira les amateurs. Joker par Azzarello et Bermejo est une oeuvre instantanément culte, indispensable. Attention, ce comic book n’est pas à mettre entre toutes les mains !

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