Batman : Gotham Knight

Dans un principe similaire à celui de Animatrix, Batman : Gotham Knight se compose de six courts-métrages d’animation confiés à cinq réalisateurs japonais. Ils permettent de porter un regard nouveau sur le personnage de Batman et de faire la liaison entre les deux films de Christopher Nolan, Batman Begins et The Dark Knight. Dans ces courts-métrages, le chevalier noir affronte divers ennemis tels que l’Epouvantail, Killer Croc et Deadshot.

Batman : Gotham Knight regroupe donc les courts métrages d’animation de studios japonais, réalisés en 2008.

Gotham Knight a le mérite de proposer six histoires indépendantes et intrigantes, notamment pour ceux qui ont rarement perçu Bruce Wayne comme un personnage aux multiples facettes. La première histoire intitulée I got a story for you est un bijou du genre. Elle présente la version de quatre gamins qui ont rencontré le Batman. Chacun a sa manière bien à lui de relater les faits, et de livrer sa vision du justicier : ça va du démon au robot. Quand Batman intervient sur les lieux et sauve la vie du cinquième enfant présent, le seul qui n’a pas eu droit à sa batstory, on atteint le point d’orgue de la puissance icônique des superhéros auprès du jeune auditoire.

Sur les cinq épisodes restants, les trois suivants s’avèrent décevants dans leur ensemble. Crossfire, Field test (celui-ci étant particulièrement inutile) et In darkness wells sont un peu moins intéressants, faute d’installer un méchant au sein de leurs histoires, malgré la présence de Killer Croc dans le quatrième. Ils se contentent d’être de simples exercices de style mettant en scène Batman dans un court-métrage.

 Les deux derniers chapitres sont bien plus convaincants, et rappelent le niveau affiché par le premier. Working through pain (écrit par Brian Azzarello) est la suite directe de l’épisode précédent. Batman est blessé, et la douleur ravive en lui des souvenirs d’une époque où Bruce Wayne apprend à la contrôler, en Inde. Dans le dernier, Deadshot, Batman affronte un assassin chargé de tuer le commissaire Gordon. Gotham y est visuellement impressionnante, pour une intrigue efficace et spectaculaire.

Au fil du visionnage, le style coréen change pour devenir du manga pur, pour finalement basculer vers le dessin américain caractéristique, plus morbide et disproportionné au niveau de la musculature. Cette transformation visuelle souligne l’évolution du personnage qui devient de plus en plus puissant, avec une ascension de la violence se faisant d’épisode en épisode. Batman Gotham Knight est un exercice de style inégal mais qui ne manque pas d’intérêt. Il a le mérite de désassembler les pièces du puzzle qu’est la personnalité multiple de Bruce Wayne/Batman.

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