Batman : L’asile d’Arkham

Une nouvelle fois, le commissaire Gordon réclame Batman. Dans l’asile d’Arkham, le Joker et les autres psychopathes ont pris en otage le personnel médical. Leur exigence : la venue du superhéros de Gotham. Mais lorsque Batman s’apprête à partir affronter cette nouvelle épreuve, il a peur… Non des occupants d’Arkham mais de lui-même. Pourra-t-il se défaire de ce monde de fous une fois à l’intérieur de l’asile… ?

L’album contient les épisodes de la mini-série Arkam Asylum scénarisée par Grant Morrison et dessinée par Dave Mc Kean.

« Parmi les fous, on craint d’être fou. » (Horace)

Dans le programme de réédition des aventures de Batman par Panini, l’éditeur italien nous offre, après Killing Joke d’Alan Moore ou Dark Knight returns de Frank Miller, le très déroutant l’asile d’Arkham. Ce comic book fut pour Grant Morrison l’occasion de travailler sur l’univers de Batman pour la première fois. Son approche est déstabilisante de prime abord, notamment lorsqu’on l’associe aux planches de Dave Mc Kean. Morrison décide de sonder l’esprit du chevalier noir, avec les criminels fous qu’il a contribué à enfermer dans l’asile en guise de psychologues ! Car ce n’est pas une aventure pleine d’action que signe Morrison et Mc Kean, mais bel et bien une plongée dans la noirceur de l’âme de Batman. Confronté a de nombreux ennemis, dont l’innénarable Joker, il va se livrer à une introspection mettant à mal sa santé mentale. Lui qui est un solitaire obsédé par la justice qui s’habille en chauve-souris pour instaurer la peur chez les vilains, n’est-il pas aussi fou que les psychopathes qu’il poursuit ?


L’asile d’Arkham est une plongée dans la folie humaine. En même temps qu’il pousse Batman dans ses retranchements, il relate en parallèle l’histoire toute en symboles d’Amadeus Arkham, le fondateur de l’établissement qui a lui aussi sombré dans la démence. La tension y est telle que le docteur volerait presque la vedette à batman et au Joker. Pour autant, si l’intrigue imaginée par Morrison est prenante, elle n’aurait pas le même impact sans les planches de Mc Kean. Traits flous, peintures, collages, retouches d’images …  Tout y passe et tout est prétexte pour créer une atmosphère malsaine et noire. Le travail de l’artiste, d’abord déroutant, s’avère au fil des pages réellement immersif et indispensable.

Avec Batman : l’asile d’Arkham, Morrison et Mc Kean livrent un tour de force à la fois graphique et psychologique. ce comic book mérite largement sa place dans la top-list des aventures du chevalier noir. Pour âmes averties !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s