Howard Phillips Lovecraft

Howard Philipps Lovecraft naît à Providence le 20 Août 1890. Son père, psychotique, est interné alors qu’il a trois ans. Il est élevé par sa mère, deux tantes, et son grand-père qui lui fait découvrir la littérature, et notamment les textes d’horreur. Les premiers émois littéraires du jeune Lovecraft sont Les Mille et une Nuits, puis les tragédies d’Homère.
Enfant très doué, qui écrit son premier poème à six ans, sa condition fragile et son indiscipline chronique le tiennent à l’écart de l’école jusqu’à ses huit ans. Son premier contact avec l’enseignement public est un échec, et il retourne à sa condition d’autodidacte. Dès 1899, il produit des revues scientifiques qu’il distribue dans son entourage. Il retourne à l’école à douze ans, et y trouve un cadre favorable, avec des professeurs qui l’encouragent et enfin des amis de son âge.
La mort de son grand-père en 1904 plonge la famille dans des difficultés financières qui obligent sa mère à vendre leur maison. Il vit très mal cette perte et semble un temps attiré par le suicide, avant de se replonger dans les livres. Pourtant, une dépression l’empêche en 1908 d’entrer à l’université. Il en tire une grande honte. Jusqu’à 1913, il vit en ermite, se consacrant à l’astronomie et à la poésie. Il nourrit une relation d’amour et de haine avec sa mère, qui ne s’est pas remise de la mort de son mari.
Il revient à la fiction en 1917. Sa première publication professionnelle arrive en 1923 dans la revue Weird Tales. Parallèlement, il édite son journal amateur et se construit un réseau de correspondants qui fait de lui un des grands épistoliers du XXe siècle.
En 1919, sa mère est admise dans le même hôpital psychiatrique que celui où son père avait été interné. Elle non plus n’en ressort pas, et meurt en 1921.
Il se marie en 1924 et va vivre à New York. Il n’aime pas New York et échoue à y trouver du travail. Le couple se sépare bientôt, et Lovecraft retourne vivre à Providence.
La décennie qui s’ouvre est la plus prolifique pour l’écrivain dont les textes paraissent dans des pulps comme Weird Tales. Il écrit la plupart de ses travaux les plus connus, généralement de courtes nouvelles, ainsi que quelques textes plus longs, comme L’Affaire Charles Dexter Ward. Pourtant, malgré ses propres travaux et les réécritures qu’il pratique pour d’autres auteurs, il est de plus en plus pauvre. En 1936, un cancer de l’intestin est diagnostiqué, l’emportant l’année suivante, le 15 mars 1937.

Les critiques séparent ses écrits en trois époques : la période macabre de 1905 à 1920, le cycle des rêves jusqu’en 1927 et les mythes, notamment celui de Cthulhu, de 1925 à 1935. Ses influences sont chronologiquement : Edgar Alan Poe, Lord Dunsany et Arthuer Machen, mais ses univers sombres, suintants et menaçants doivent beaucoup à ses cauchemars.
Les éléments phares de son oeuvre sont le cycle de Cthulhu, mythologie monstrueuse largement relayée et déclinée par ses lecteurs, et le Necronomicon, « livre des morts » écrit au Xe siècle par l’arabe fou Abdul al-Hazred.
Ses thèmes récurrents peuvent être résumés ainsi : l’angoisse du temps, les savoirs oubliés, les influences non humaines sur les hommes, la culpabilité atavique et les malédictions héréditaires, l’impossibilité d’échapper au destin, les menaces pesant sur la civilisation, la figure féminine malveillante, et le racisme.
Sur ce dernier point, les avis sont partagés. En effet, si ses premiers écrits ne laissent aucun doute quant à son racisme et son antisémitisme (il a évolué au sein d’une société où la ségrégation raciale, l’eugénisme ou encore l’anticatholicisme étaient répandus), il est revenu sur ces positions à la fin de sa vie, pour des motifs qui font controverse chez ses exégètes.
Méconnu de son vivant, Lovecraft est pourtant aujourd’hui considéré comme un immense écrivain, pour la puissance de ses textes, leur atmosphère et la mythologie qu’il y construit. Le cadre réaliste de ses histoires et la cohérence de leurs thèmes en font une source permanente d’inspiration pour les imaginaires fantastiques.

Les nouvelles :

– 1897: La petite bouteille de verre (The little glass bottle)
The noble eavesdropper (non traduit)
– 1898: La caverne secrète (The secret cave or John Lee’s adventure)
Le mystère du cimetière (The mystery of the grave-yard)
– 1898-1902: The haunted house (non traduit)
John, the detective (non traduit)
– 1902: Le vaisseau mystérieux (The mysterious ship)
– 1905: La bête de la caverne (The beast in the cave)
– 1907: The picture (non traduit)
– 1908: L’alchimiste (The alchemist)
– 1917: Dagon
Douce Ermengarde (Sweet Ermengarde)
La tombe (The tomb)
Quelques souvenirs sur le Dr. Johnson (A reminiscence of Dr. Samuel Johnson)
– 1918: Polaris
The mystery of Murdon Grange
– 1919: Par-dela le mur du sommeil (Beyond the wall of sleep)
Old bugs 
La malédiction de Sarnath (The doom that came to Sarnath)
Souvenir (Memory)
Le bateau blanc (The white ship)
Le témoignage de Randolph Carter (The statement of Randolph Carter)
La transition de Juan Romero (The transition of Juan Romero)
– 1920: L’arbre (The tree)
La rue (The street)


Le temple (The temple)
Le terrible vieillard (The terrible old man)
Life and death (manuscrit perdu)
Les chats d’Ulthar (The cats of Ulthar)
Celephaïs
De l’au-delà  (From beyond)
            Faits concernant feu Arthur Jermyn (Facts concerning the late Arthur Jermyn and his family)
Nyarlathotep
L’image dans la maison déserte (The picture in the house)
La poésie et les Dieux (Poetry & Gods)
– 1921: Les autres Dieux (The other Gods)
La quête d’Iranon (The quest of Iranon)
La musique d’Erich Zann (The music of Erich Zann)
Ex Oblivione
La cité sans nom (The nameless city)
La tourbière hantée (The moon-bog)
Je suis d’ailleurs (The outsider)
– 1922: Azathoth
La peur qui rôde (The lurking fear)
Le molosse (The hound)
Ce qu’apporte la Lune (What the moon brings)
Hypnos
Herbert West, réanimateur (Herbert West, Reanimator)
– 1923: Le festival (The festival)
L’indicible (The unnamable)
Les rats dans les murs (The rats in the walls)
– 1924: La maison maudite (The shunned house)
Prisonnier des Pharaons (Imprisoned with the Pharaons)
Lui (He)
– 1925: Dans le caveau (In the vault)
Horreur à Red Hook (The horror at Red Hook)
– 1926: Le descendant (The descendant)
L’étrange maison haute dans la brume (The strange high house in the mist)
La clef d’argent (The silver key)
L’appel de Cthulhu (The call of Cthulhu)
Air froid (Cool air)
Le modèle de Pickman (Pickman’s model)
– 1927: L’Affaire Charles Dexter Ward (The case of Charles Dexter Ward)
Le peuple ancien (The very old folk)
La couleur tombée du ciel (The colour out of space)
Histoire du Necronomicon (History and chronology of the Necronomicon)

La quête onirique de Kadath l’inconnue (The dream-quest of unknown Kadath)
– 1928: L’abomination de Dunwich (The Dunwich horror)
Ibid
– 1929: Fungi de Yuggoth (Fungi from Yuggoth)
– 1930: Celui qui chuchotait dans les ténèbres (The whisperer in darkness)
– 1931: Les montagnes hallucinées (At the mountains of madness)
Le cauchemar d’Innsmouth (The shadow over Innsmouth)
– 1932: La maison de la sorcière (The dreams in the witch house)
– 1933: Le clergyman maudit (The evil clergyman)
Le monstre sur le seuil (The thing on the doorstep)
– 1934: Le livre (The book)
La chose dans la clarté lunaire (The thing in the moonlight)
– 1935: Celui qui hantait les ténèbres (The haunter of the dark)
Dans l’abïme du temps (The shadow out of time)
Dans les murs d’Eryx (In the walls of Eryx)
– 1936: Night Ocean

Les Grands Textes :
Les lovecraftiens considèrent ces textes comme les grands textes ou textes fondateurs du mythe. Ces textes furent les premiers publiés en France, et constituent le sommaire des numéros 4 et 5 de la collection Présence du futur.
L’Appel de Cthulhu (The Call of Cthulhu, 1926)
La Couleur tombée du ciel (The Colour out of Space, 1927)
L’Abomination de Dunwich (The Horror of Dunwich, 1928)
L’Affaire Charles Dexter Ward (The Charles Dexter Ward Affair, 1928)
Celui qui chuchotait dans les ténèbres (The Whisperer in Darkness, 1930)
Les Montagnes hallucinées (At the Mountains of Madness, 1931)
La Maison de la sorcière (The Dreams in the Witch-House, 1932)
Le Cauchemar d’Innsmouth (The Shadow over Innsmouth, 1932)
Dans l’abïme du temps (The Shadow out of Time, 1934)
La maison maudite
Je suis d’ailleurs (The Outsider, 1921)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s