Superstition, de David Ambrose

Inventer un fantôme, afin de démontrer la supériorité de l’esprit sur la matière ? C’est l’expérience à laquelle se livrent Sam Towne, docteur en parapsychologie de l’université de Manhattan, et la jeune et séduisante journaliste Joanna Cross, qui n’aime rien tant qu’à démystifier les charlatans. En compagnie d’une équipe de volontaires, ils créent de toutes pièces Adam Wyatt, héros américain de la guerre d’Indépendance, compagnon de la Fayette et époux d’une des favorites de la reine Marie-Antoinette ; bref, un personnage historique plus vrai que nature avec lequel ils parviennent de surcroît à entrer en communication. Hélas, ils réussissent si bien leur affaire qu’il va désormais leur falloir trouver un moyen d’éliminer le spectre, dont la présence devient vite insupportable…

Je ne vais pas rédiger des centaines de lignes au sujet de Superstition. Avant de crier au scandale, saches, ami lecteur, que dans le cas présent je me base sur des souvenirs de lecture plus que sur la lecture elle même. J’ai lu ce livre il y a des années, et je me souviens avoir été fasciné par cette histoire de fantôme. Pourquoi ? Parce qu’elle diffère des autres histoires du genre. Il n’est nullement question d’un poltergeist, d’une maison hantée ou d’un cimetière habité. Ici,  l’apparition du spectre est le fruit d’une expérience scientifique menée par des spécialistes en parapsychologie ou en science comportementale. Afin de démontrer le potentiel du cerveau humain et de son subconscient, les protagonistes mettent sur pied une expérience basée sur des séances de spiritisme. Au delà d’une avancée d’hypothèse pas forcément la plus crédible qui soit (les fantômes en tant que pures manifestations spirituelles ou mystiques s’avèrent plus probables), David Ambrose traîte le thème de la perception du réel en choisissant l’angle du divertissement. L’esprit créé s’approprie une identité et une conscience propres, et lorsque l’Histoire semble réécrite, les scientifiques réalisent combien leur expérience leur échappe. Bien que basé sur un rythme relativement lent, le récit est mené de main de maître. Ponctuée de séquences angoissantes, sans jamais verser dans la surenchère, l’histoire garantit le suspense jusqu’au dénouement.

Superstition vaut mieux que ce très court article, j’en suis bien conscient. Je vais donc conclure rapidement pour aller à l’essentiel : si tu aimes avoir peur des fantômes, ce livre est un incontournable pour toi.

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