Les sous-genres de la science-fiction

La science-fiction est composée de nombreux sous-genres, parmi lesquels on peut citer :

Le cyberpunk : Son origine remonte au début des années 1980. Il dépeint une humanité plongée dans le chaos social suite à un progrès technologique et/ou politico-économique néfaste. Le préfixe cyber signifie cybernétique et renvoie à l’amélioration des performances humaines en remplaçant des organes par des appareils robotisés, et le suffixe punk renvoie à une société violente et décadente. Dans la plupart des œuvres, on retrouve une ou plusieurs des trois hypothèses suivantes : l’idée d’une société où les États n’ont plus de pouvoir et où la vie des gens n’est plus régie que par des multinationales qui fournissent emploi, sécurité sociale, protection et logement; l’idée d’une manipulation du vivant, plus particulièrement d’un croisement entre l’homme et la machine (clonage, greffe d’organes artificiels plus performants, puces implantées sous la peau ou dans le cerveau, etc.); l’idée d’une extrapolation du virtuel : on peut se brancher le cerveau sur la Matrice (réseau mondial d’ordinateurs, équivalent d’Internet imaginé par les auteurs de cyberpunk dès les années 1980) au moyen d’une console, etc.

Le militaire : est un genre littéraire du domaine de l’anticipation. Les auteurs qui s’en réclament axent leurs œuvres sur l’armée, ou du moins le conflit armé, comme moyen de faire ressortir la nature humaine et certaines questions politiques, philosophiques ou sociales. L’armée y tient donc une place importante voire capitale. Les principaux représentants, par exemple, sont Robert Heinlein, la série littéraire Honor Harrington, la série télévisée Stargate SG-1.

Le post-apocalyptique décrit la survie de l’humanité après un évènement cataclysmique ayant rasé la civilisation (exemple : Je suis une légende de Richard Matheson).

Le planet opera : Les récits ont pour décor une planète étrangère aux caractéristiques déroutantes et mystérieuses que les principaux personnages ont pour mission d’explorer et de découvrir sous tous ses aspects (faune, flore, ressources). La trilogie d’Helliconia en est l’exemple canonique. Le grand maître en est incontestablement Jack Vance.

Le space opera : aventures épiques dans l’espace intersidéral colonisé, dont l’archétype est La Légion de l’espace de Jack Williamson ou encore le cycle cinématographique Star Wars. C’est le socle de la science-fiction. Les récits de space opera ont pour caractéristique commune de se dérouler à une échelle interplanétaire. Il est à noter que dans la littérature le Space Opera prend sa source dans les œuvres de Isaac Asimov avec le cycle de Fondation et le Cycle des Robots. On découvre ensuite le Space Opera à la télévision avec des séries comme Star Trek (États-Unis, 1964) et Cosmos 1999 (Angleterre, 1975) qui révèlent au grand public le genre. Pour le cinéma, il faudra attendre l’année 1977 avec le film La Guerre des étoiles (États-Unis, 1977). De nombreux space operas relèvent de la science-fiction militaire.

Le steampunk : science fiction baroque, souvent teintée de fantastique, faisant intervenir une technologie à base de machines à vapeur, inspirée de Jules Verne ou H. G. Wells. 

Le voyage dans le temps : voyages vers le futur ou le passé (avec ou sans paradoxes temporels), dont le précurseur fut H. G. Wells et son roman La Machine à explorer le temps, édité en 1895.

L’uchronie : elle prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l’issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles. Un exemple est Le Maître du Haut Château de Philip K. Dick.

La hard science fiction: dite aussi hard SF, SF dure, ou hard science, est un genre de la science-fiction où les technologies décrites, l’état de la société voire l’évolution historique ne sont pas en contradiction avec l’état actuel (lors de la publication) des connaissances scientifiques. Il s’agit en quelque sorte du versant littéraire des sciences spéculatives. La hard SF est caractérisée par un intérêt pour les détails scientifiques et techniques. La plupart du temps, les auteurs de hard SF donnent la préférence à l’exploration de phénomènes astronomiques ou physiques plutôt qu’à la psychologie des personnages. Cependant, les découvertes récentes de la neurobiologie ont permis à des auteurs comme Greg Egan d’ouvrir la psychologie aux conjectures scientifiques. De la même manière, Donald Kingsbury, par exemple, se prête à des expérimentations dans le domaine des sciences sociales avec Parade nuptiale et des auteurs tels que Kim Stanley Robinson et sa Trilogie de Mars, associent à la fois la prospective dans les domaines technologiques avec les spéculations sur l’évolution de la structure sociale et politique des sociétés humaines lorsqu’elles iront coloniser l’espace.

La fiction spéculative : s’occupe davantage de thèmes philosophiques, psychologiques, politiques ou sociétaux. L’aspect technique, les évolutions technologiques ne sont pas au centre de l’histoire et constituent plutôt un cadre pour l’action. Frank Herbert offre un exemple de la soft SF avec sa série Dune où son univers est technologiquement avancé mais où la société connaît encore une structure féodale. Le rôle de la classe dominante, les questions de responsabilité et d’éthique sont une des facettes importantes de la série. Dans son cycle des robots, Isaac Asimov se sert de la haine d’une partie de l’humanité envers les robots pour traiter du racisme ; en introduisant par ailleurs les trois « lois de la robotique », il pose le débat du progrès scientifique et de l’éthique. La fiction spéculative explore donc en particulier les réactions des sociétés et des individus aux problèmes posés par un phénomène naturel ou des développements technologiques mais la technologie n’y est pas une fin en soi, elle est seulement un moyen pour accéder à une fin possible.

Source : Wikipédia

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