The Alphas, des héros pas bêtas

Le Dr Rosen est un éminent spécialiste en pychologie qui dirige une équipe d’individus aux capacités particulières, oeuvrant pour le gouvernement. Les aptitudes dont bénéficient ces personnes résultent de leur capacité à solliciter des zones habituellement inaccessibles de notre cerveau. Ils sont nommés les Alphas.

Les superhéros ont bien du mal à survivre dans le monde impitoyable de la série télé. Heroes a pris sa retraite après avoir lamentablement gâché tout son potentiel. The Cape et No ordinary family n’ont pas tenu leurs promesses. C’est sur ce constat que débarque la nouvelle série du genre, The Alphas. Le TV show se démarque de ses rpédesseurs en refusant toute esthétique liée aux comics. Amateurs de costumes colorés, de surhommes volant ou de gimmicks BD, vous en serez pour vos frais. D’emblée, la série se veut sobre, tant dans l’esthétique que dans la qualité des scénarii qu’elle propose. L’histoire très classique rappelle bien évidemment celle de X-Men, avec l’excellent David Strathairn (Good night and good luck) dans le rôle du Pr. X de service. Au niveau des pouvoirs développés chez les personnages, on repère les influences. Le nouveau venu dans l’équipe est inspiré de Bullseye (agilité et tireur d’élite avec n’importe quoi), la femme d’origine indienne rappelle fortement Daredevil (sens surdéveloppés). On a également un costaud (il en faut toujours un !), une femme fatale psychosuggestive, et un adolescent autiste capable de percevoir les ondes électromagnétiques.

Le Dr Rosen est un Charles Xavier, avec des cheveux. Parce qu’il vaut bien.

En début de saison, la série installe les personnages principaux, en se contentant de les opposer à d’autres de leurs congénères. D’emblée, The Alphas instaure un rythme lent et bavard qui relègue les séquences d’action au second plan. Le risque d’ennuyer le spectateur est réel, mais c’est sans compter sur les acteurs à la hauteur du challenge et à une intrigue qui se développe au fur et à mesure des épisodes. On y découvre une organisation terroriste composée d’autres Alphas, nommée Red Flag. La branche du gouvernement qui emploie l’équipe du Dr Rosen est opaque. Le Dr Rosen, incorrigible humaniste et optimiste, finit par se retrouver coincé le cul entre deux chaises. C’est là que The Alphas réussit son pari. En croisant les X ,X-Men et X-Files, la série parvient à susciter l’intérêt. Le final de la saison 1 est de qualité, et augure une saison 2 prometteuse.

Sans être révolutionnaire comme le fut la première saison de Heroes en son temps, The Alphas est une bonne surprise. La série a su trouver son propre rythme et instaurer une atmosphère qui lui est propre, à mi-chemin entre psychologie bavarde et fantastique paranoïaque. Elle gagne en intérêt tout au long de cette première saison. Elle a été reconduite pour une seconde saison, en espérant toutefois qu’elle réhausse un peu son niveau, histoire de se démarquer.

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