The losers T.1

Quand les membres d’une unité d’élite découvrent un secret qu’ils ne sont pas censés connaître, ils deviennent la cible de leur ancien employeur. Clay, Pooch, Jensen, Cougar et Roque, bientôt rejoint par Aisha, sont des habitués des black ops. Des hommes de l’ombre, intervenant dans le monde entier pour protéger les intérêts américains. Un jour pourtant, le système se retourne contre eux. Ils se retrouvent sur liste noire et leur supérieur tente de les éliminer. Les losers, comme ils se surnomment, vont devoir se battre pour récupérer leur vie.

Pour une fois, je vais faire une entorse à l’article 1 de la constitution de ce blog : dans cet article, ce sera cases, bulles, mais pas de superpouvoirs. Aussi sûrement que les matchs de Ligue 1 ne sont pas tous nuls (je m’avance peut-être là), les comics américains ne mettent pas tous en scène des superhéros en collants. Edité chez Vertigo, The losers est l’oeuvre du duo responsable du très bon Green Arrow : Year One, dont j’ai déjà parlé ici. Il s’agit d’Andy Diggle et Jock. Les deux compères ont donc collaboré sur cette série où un groupe de mercenaires décide de se faire justice. Au menu donc, action et barbouzes.

Ce qui est intéressant à la lecture de ce tome 1, ce sont les différents niveaux de lecture qui s’offrent à nous. D’une part, il y a l’aspect purement spectaculaire du comic. A coups de cadrages cinématographiques, de répliques tarantiniennes et de personnages stylés, The losers s’avère être punchy et sévèrement burné. Les réparties cinglantes fusent autant que les balles pas vraiment perdues. D’autre part, le duo signe une intrigue à l’ambiance sèche et tendue. L’histoire met le doigt sur les méthodes peu orthodoxes de cette organisation opaque qu’est la C.I.A. Diggle n’hésite pas à mélanger tous les ingrédients sulfureux du cocktail pamphlétaire : black ops, drogue, pétrole et dollars. Enfin, l’intelligence des auteurs est de laisser le libre arbitre au lecteur. Refusant d’ancrer leur histoire dans la polémique, ils laissent les personnages exprimer leurs différents points de vue sur le bien fondé de leur vendetta, sur le pourquoi du comment. Diggle et Jock évite le piège du manichéisme primaire, même si le patriotisme reste de vigueur. Par moments, ça aurait gagné à être un peu plus subtil, mais ça reste du divertissement, très cinématographique dans son approche. Il a d’ailleurs fait l’objet d’une adaptation avec Jeffrey Dean Morgan et Chris Evans en 2010.

The losers tome 1 est une bonne surprise, un de ces paris pas très risqués que j’ai tenté à 2 Euros chez Gifi. Au vu de sa qualité, le comic book en question est vraiment une excellente affaire. Il confirme tout le bien que je pense de ce duo  Diggle/Jock.

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