Batman : Year One

James Gordon débarque à Gotham City comme lieutenant et découvre que la criminalité de la ville n’a d’égal que la corruption des forces de l’ordre. Ne sachant pas à qui se fier, il va vite avoir affaire à un nouveau justicier nocturne, un vigilante solitaire droit et intègre, un certain Batman…

Batman : Year One n’est ni plus ni moins que l’adaptation fidèle du mythique comic de Frank Miller et David Mazzucchelli, réalisée par sam Liu et Lauren Montgomery en 2012.

A l’issue du visionnage de ce film d’animation, ce n’est pas le mot adaptation qui me vient à l’esprit, mais plutôt celui de transposition. En effet, la réalisatrice Lauren Montgomery est restée plus que fidèle à la bande dessinée éponyme. Les cases et les bulles de Miller et Mazzucchelli prennent vie dans un métrage qui du coup, se hisse au même niveau que son illustre modèle.

Nous suivons donc en parallèle l’arrivée à Gotham de deux héros en devenir, représentant chacun la face d’une même pièce : celle de la justice. Jim Gordon est un jeune lieutenant de police incorruptible qui débarque en ville. Il est d’entrée confronté à la corruption et au vice qui gangrènent la ville. De son côté, le milliardaire Bruce Wayne fait son retour, bien décidé à mettre en pratique son idée même de la justice, pour rendre sa dignité à Gotham. Ce vigilante expert en arts martiaux décide d’agir en tant que Batman. Deux hommes, deux visions de la justice qui vont se croiser tout au long de cette histoire, d’abord en tant que potentiels adversaires, puis en tant que partenaires.

C’est sombre, c’est âpre, c’est du Batman comme on l’aime. Reprenant à quelques détails près la trame du comic book d’origine Batman : Year One conserve la puissance de sa narration. Racontée sur un rythme lent qui sied pourtant plus à un comic book qu’à un film, l’histoire fascine toujours autant. Ce parti-pris justifie la courte durée (une heure) du film. On y retrouve tous les éléments inhérents à la mythologie du chevalier noir : une Gotham pourrie jusqu’à la moëlle, le traumatisme lié au meurtre des parents, les troubles de la personnalité. Une fois le film d’animation terminé, on repère bien vite ce qui a amené Christopher Nolan a s’inspirer du Batman de Miller (une évidence que ses prédecesseurs n’ont pas compris). On ne peut que penser à Batman Begins, dans lequel la génèse du chevalier noir est traitée sous la forme du polar.

L’adaptation ravira donc autant les fans qui connaissent la version bande dessinée que les nouveaux venus dans l’univers du dark knight. Encore une totale réussite à mettre au crédit des studios d’animation DC.

Une réflexion sur “ Batman : Year One ”

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