Haunt : Frères ennemis

La vie du prêtre Daniel Kilgore n’a jamais été un modèle de stabilité, et la haine qu’il voue à son frère Kurt n’a pas arrangé les choses. Ennemis, ils sont néanmoins contraints de collaborer par-delà la mort lorsque Kurt, agent secret fraîchement assassiné, revient le hanter… Plongés au coeur d’une sombre conspiration, les deux frères s’unissent et donnent forme à une entité appelée Haunt.

Le premier tome de Haunt regroupe les épisodes U.S Haunt #1-6, scénarisée par Robert Kirkman et dessinés par Greg Capullo et Ryan Ottley.

Ami lecteur, je te l’avais promis. Je suis en train de lire l’intégrale (pour l’instant) en VF de Haunt. Le personnage est né de l’imagination de Todd Mc Farlane et Robert Kirkman. Les deux auteurs, bien connus des amateurs de comics, ont choisi de mettre leur talent en commun pour créer un nouveau personnage, apte à porter sur le long terme son propre titre. Ce qui frappe, c’est l’évidence du choix de ce personnage. Mc Farlane s’est révélé sur Spiderman, et Haunt n’est pas sans rappeler certains personnages qui habitent les aventures du tisseur. Haunt serait une sorte de croisement entre Venom (Kurt est en quelque sorte le symbiote de Daniel) et Spawn (pour le côté revenant), qui est une création de … Mc Farlane. Ajoutes à cela la noirceur et l’horreur, genres dans lesquels est passé maître Kirkman (Walking dead). L’intérêt de ce personnage, c’est sa tendance schizophrène : les deux frères Kilgore doivent cohabiter dans une même entité, ce qui ne se fait pas sans difficultés. Kirkman s’amuse à détourner les codes du genre : l’assassin du gouvernement n’est pas aussi inhumain qu’on pourrait le croire, et son prêtre de frère n’est certainement pas un modèle de chrétienté. A la lecture de ce tome 1, on est autant intéressé par la relation entre les deux frères et leur animosité que par l’intrigue d’espionnage. Le titre de ce volume, Frères ennemis, ne laisse aucune place à l’ambigüité.

Pour autant, Haunt n’est pas une oeuvre intimiste basée sur l’introspection. Le sang éclaboussent les pages et c’est dans les tripes que se lit l’avenir des protagonistes. Les séquences d’action ne manquent pas et dynamisent ce récit d’espionnage rondement mené. C’est noir, paranoïaque, violent et gore. Le tout est parfaitement rendu par les dessins de Ryan Ottley. Ses planches sont un régal, et on sent que le dessinateur s’est amusé comme un fou à donner vie à ce personnage. C’est beau, dynamique, et cinématographique. Je ne serais pas étonné d’apprendre qu’une adaptation serait déjà envisagée du côté d’Hollywood …En  bonus, nous avons des croquis de recherche et une postface de Ryan Ottley.

Cher lecteur, tu auras compris que j’ai adoré Haunt. J’avais déjà lu les quatre premiers épisodes en kiosque, ce qui m’avait amené à lui décerner le titre de coup de coeur de l’année 2011, ici. Je persiste et signe, et je te dis ce que je pense des deux tomes suivants très bientôt !

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