John Byrne

John Byrne est né au Royaume-Uni, à Walsall près de West Bromwich, le 06 juillet 1950. Il est un artiste de bandes dessinées travaillant principalement pour les comics américains.  Il poursuit des études au Alberta College of Art de Calgaryau début des années 1970 mais, insatisfait de l’enseignement, il l’abandonne deux ans plus tard. En 1975, John Byrne débute sa carrière de dessinateur pour Charlton Comics avec la série Wheelie and the Chopper Bunch. D’abord dessinateur, il évoluera ensuite vers l’encrage et la scénarisation. Il connaît un grand succès dès ses débuts dans les années 70 avec la série Uncanny X-Men puis Fantastic Four dans les années 80. C’est en 1986 qu’il devient incontournable avec sa version très controversée de Superman. En 1992, il propose sa propre série Next Men qui connait alors de bonnes ventes. Son expérience fera qu’il dessinera ensuite à peu près tous les super-héros majeurs : Spider-Man, Wonder Woman, Wolverine, Demon, Avengers, Justice League, etc… Il est encore en activité aujourd’hui et s’occupe de séries comme Star Trek ou Angel

John Byrne et les X-Men : Marvel Comics l’engage en 1976, pour travailler sur Iron Fist avec Chris Claremont ainsi que d’autres séries comme Les Champions ou Marvel Team-Up. C’est ainsi qu’on lui confie le dessin des X-men nouvelle mouture, toujours avec Claremont. Cette série deviendra une des plus populaires de l’époque et le duo Byrne/Claremont fonctionne très bien : chacun apporte ses idées au scénario, au choix des personnages et à l’intrigue. Ainsi, pour la saga du Phénix Noir, tandis que Claremont à l’idée du Club des Damnés, Byrne invente le personnage de Jason Wyngarde (le Cerveau). L’influence de Byrne est grande au niveau des aventures des X-Men. Si Serval est un super-héros canadien et que l’équipe est envoyée dans ce pays pour plusieurs épisodes face à la Division Alpha, c’est sûrement parce que Byrne souhaite que son pays joue un rôle dans les aventures de ses héros.

Durant plusieurs années, les deux hommes enchaînent les aventures de l’équipe des mutants avec talent. Byrne est alors reconnu par les fans et par la profession comme un des meilleurs dessinateurs de sa génération. D’autres super-héros sont dessinés ou même scénarisés par Byrne après les X-Men : Les Vengeurs, Captain America, La Division Alpha et surtout Les Quatre Fantastiques qu’il suivra durant six années et qu’il mènera, pour beaucoup, au même niveau de qualité que les X-Men.

 Il faut attendre 1999 pour que Byrne retrouve les héros qui l’ont révélé au public :il signe la série X-Men : The Hidden Years. Ces aventures sont situées entre la fin de la première série et le début des nouveaux X-Men. Le succès est de nouveau au rendez-vous et permet à Byrne de travailler deux ans sur la série. Beaucoup plus à l’aise avec ces personnages bien connus, Byrne prend des libertés au niveau style et s’inspire de Neal Adams pour remplacer les cases rectangulaires par des cases de toutes les formes. Des dissensions avec Marvel (les ventes s’essoufflent et les choix scénaristiques de Byrne sont remis en cause par la direction) obligent pourtant Byrne à partir et la série s’arrête. Il faut dire que les X-Men sont devenus une franchise très importante pour Marvel et les séries dérivées se multiplient. La première adaptation des X-Men au cinéma est un succès. Cela pousse Marvel à dépoussiérer ses publications pour profiter du nouveau public potentiel.

Si Byrne est reconnu de façon quasi unanime pour son travail sur X-Men et Fantastic Four (qui est d’ailleurs régulièrement réédité), il est contesté et souvent renié pour nombre de ses autres reprises de personnages. Ayant été salué pour avoir ressuscité Fantastic Four puis Superman, il s’est forgé une réputation de scénariste capable de faire renaître une série. Mais ses deux courts passages sur Hulk, son travail sur West Coast Avengers ne sont guère appréciés. Spider-Man : Chapter One qui réécrit les débuts de Spider-Man a été renié par l’éditeur qui ne fait pas mention de l’origine réécrite par Byrne dans les autres séries sur le personnage.

Il avait d’ailleurs fâché Kurt Busiek qui lui avait été très respectueux des histoires originales de Lee et Ditko dans Untold Tales of Spider-Man. Son travail le plus contesté, même s’il est salué par certains et souvent réédite, est sa redéfinition (avec Marv Wolfman) de Superman. Byrne a effacé la quasi-totalité de l’histoire du personnage et notamment son passé en tant que Superboy. Même si Byrne a admis plus tard que c’était une erreur, sa décision a affecté la continuité d’autres séries DC (Legion of Super-Heroes notamment) et a forcé les auteurs a de multiples révisions de la continuité qui ont embrouillé l’univers DC alors que le but de Crisis on Infinite Earths était de le clarifier. Mark Waid, Alan Moore et Grant Morrison ont exprimé l’opinion qu’en cherchant à se débarrasser de nombreux éléments du passé de Superman, on avait aussi jeté ce qui en faisait le charme. D’ailleurs les auteurs successifs ont progressivement ramené le personnage à ce qu’il était avant que Byrne ne le prenne en main.

Source : Wikipédia

2 réflexions sur “ John Byrne ”

  1. J’avoue préférer, comme beaucoup, son travail sur les X-Men, notamment lorsqu’il faisait équipe avec Chris Claremont. Comme tu dis, « tout une époque »😉

  2. J’avais bien aimé Byrne sur les X-Men (avec la saga du Phénix noir ou « Days of Future Past ») ainsi que sur les FF.
    Et à l’époque j’avais suivi son reboot de Superman en V.O. – une de mes premières incursions chez DC…
    Ah, toute une époque !

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