Marvel Knights n°1 : Retour sanglant

Nouvel arrivée en kiosque, la revue Marvel Knights ravira les fans des (anti) héros urbains de la Maison aux idées. Faites sonner le clairon, Punisher, Daredevil et Ghost Rider font leur grand retour dans les kiosques français ! Les personnages sont assez méconnus du grand public au pays du Camembert, malgré (à cause) d’adaptations cinématographiques désastreuses.

Ce premier Marvel Knights contient les épisodes U.S Daredevil : Man without fear #1 et Daredevil #1-2 scénarisés par Mark Waid et dessinés par Paolo Rivera et Marcos Martin,  Ghost Rider : Give up the ghost #0.1-1 et Ghost Rider #1 scénarisés par Rob Williams et dessinés par Matthew Clark, et Punisher : One #1 et Punisher #1 scénarisés par Greg Rucka et Marco Chechetto.

Alors qu’en est-il de ce retour tant attendu ? Pour un premier numéro, Chaque personnage a droit à un chapitre d’introduction. Par exemple, les origines de Daredevil sont récapitulées en une page (par Fred Van Lente et Marcos Martin), pendant que Johnny Blaze rappelle en voix off les faits qui l’ont conduit à devenir le Ghost Rider. Le punisher quant à lui n’en a pas besoin, vu qu’il opère ici un vrai-faux retour, puisqu’il a régulièrement fait l’objet de sagas complètes dans la revue Marvel Saga. Panini enfonce donc le clou de cette désormais fameuse (et parfois pénible) bannière en couverture : Marvel.1 : le point de départ idéal pour découvrir l’univers Marvel. Comme si ça ne suffisait pas, on a droit à l’édito rappelant les origines des trois personnages. Si avec çà, vous ne savez pas qui sont Daredevil, Ghost Rider et Punisher, on ne peut plus rien pour vous ! Passons aux choses sérieuses, et parlons de ce qui se cache dans les pages du magazine.

De l'inconvénient d'être Matt Murdock : il n'est pas toujours bon d'avoir des sens hyper développés !

On commence avec le diable de Hell’s Kitchen, Daredevil. Après les évènements de Shadowland, Matt Murdock s’est exilé. Il est revenu depuis peu à New York, en tant qu’avocat, mais également en tant que justicier masqué. Il effectue sa première intervention lors d’un mariage au sein de la communauté mafieuse, dans une séquence que j’ai trouvée jouissive ! Le temps d’un petit affrontement avec un certain super héros à la bannière étoilée pour rappeler que cette infâmie de Shadowland n’aura pas laissé des traces que dans le slip du lecteur … et on suit l’aveugle le plus célèbre du Marvelverse dans ses investigations qui le laisseront en fâcheuse posture … Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ces épisodes, au récit maîtrisé, et aux dessins qui pourraient rebuter ceux habitués aux standards actuels. Pourtant, ils collent parfaitement à l’ambiance voulue et instaurée par Mark Waid. L’humour est présent dans ces épisodes avec une double planche d’anthologie que je vous présente ici. Bref, un vent de fraîcheur souffle sur le titre, et ça fait du bien pour un Matt Murdock peu épargné par les évènements depuis des années.

La suite concerne le Ghost Rider. La série démarre fort puisque Johnny Blaze est enfin débarrassé du démon Zarathos ! On ne comprend pas vraiment les motivations exactes d’Adam, le personnage à l’origine de cet évènement, mais qu’importe : c’est un évènement puisque Ghost Rider est désormais une femme ! Dans cette optique de renouvelement du personnage, les chaînes sont remplacées par une faux et la moto troque son aspect Harley Davidson contre un côté plus moderne. Les épisodes en question servent de tie-in à Fear Itself, et pour ses premiers pas en tant qu’esprit de la vengeance, elle devra affronter Sin elle-même. L’histoire en soi n’est pas particulièrement prenante, Fear Itself oblige …. C’est tout de même bien dessiné par Matthew Clark. Mais une question existentielle s’impose : Ghost Rider étant un squelette … comment se peut-il qu’elle ait des seins ???

Enfin, on termine avec le vigilante par excellence, le Punisher. La dernière apparition de Frank Castle dans nos kiosques remonte à Marvel Saga n°12. On démarre avec une séquence « muette ». Rucka signe un récit proche du polar, de ceux qu’on préfère lorsqu’il s’agit du Punisher. Des gangsters font irruption dans un mariage et tire sur tout ce qui s’y trouve. Un duo d’enquêteurs démarre ses investigations. Les deux policiers font furieusement penser aux inspecteurs William Sommerset et David Mills qui oeuvraient dans Se7en. Ce n’est qu’à la fin du premier épisode qu’apparaît le Punisher. Fidèle à sa réputation, il parle peu et tire beaucoup. Sa première intervention flirte avec le fantastique, tant il est apparaît comme une ombre insaisissable, une sorte de croque mitaine pour hors la loi. C’est le moment de préciser que les planches de Chechetto sont très réussies. Le second épisode propose le compte-rendu d’interrogatoire d’un agent de police par un inspecteur. Les évènements relatés diffèrent des faits qui se sont réellement déroulés. Les faits ne sont pas ce qu’ils semblent être, la ville est pourrie et la puanteur émane de ses rues. Du Punisher comme on l’aime, même si on aura besoin des épisodes suivants pour savoir où Rucka veut nous emmener.

Marvel Knights réussit ses débuts en kiosque avec un programme électrisant qui lui vaut d’être estampillé « pour lecteurs avertis ». . Ce premier numéro augure du meilleur pour Daredevil et le Punisher. Je serais plus réservé concernant Ghost Rider, même s’il faut saluer la tentative de renouvellement. La série est arrêtée aux USA, ce qui n’est généralement pas bon signe. Dommage pour ce personnage qui mérite tellement mieux que des séries sans arrêt interrompues. On se réconfortera sans peine avec Murdock et Castle, qui eux sont encore et toujours promis à un bel avenir.

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