Spider-Man Universe n°1 : Hors de contrôle

Après avoir investi Eddie Brock et Mc Gargan (alias le Scorpion), le symbiote extraterrestre est utilisé dans le plus grand secret par une agence du gouvernement. Un de leurs agents lui est associé pour effectuer des missions secrètes. L’homme en question n’est autre que Flash Thompson, un ami de Peter Parker, alias Spider-Man. Les autorités semblent jouer avec le feu en tentant de maîtriser lVenom par un contact limité avec son porteur. Au final, qui contrôle qui ?

Spider-Man Universe n°1 contient les épisodes U.S Venom #1-5, scénarisés par Rick Remender et dessinés par Tony Moore puis Tom Fowler.

Panini lance (encore) un nouveau magazine en kiosque, et il s’agit ici de Spider-man Universe. Voici donc arriver chez nous cette fameuse série consacrée à un des adversaires les plus populaires de l’araignée, Venom. Après une mise en bouche dans le mensuel Spider-Man, l’attente était grande. Le premier constat que je peux faire est que Marvel semble vouloir régler des comptes avec Image Comics. En effet, il est difficile de ne pas voir une version de Haunt dans cette série ! Le pitch est le même : une entité, avec laquelle un hôte doit cohabiter, est utilisée dans des missions de type black ops. Pour autant n’allez pas croire que « l’emprunt » n’est pas justifié. En effet, ce serait vite oublier tout ce que Mc Farlane et Kirkman ont emprunté à l’univers du tisseur en général, à Venom en particulier (Mc Farlane allant jusqu’à reprendre ses propres couvertures dessinées pour Marvel). Tony Moore signe d’ailleurs une couverture en pied de nez au co-fondateur d’Image … Quant on sait que Tony Moore était à l’origine co-créateur de Walking Dead écrit par … Kirkman (scénariste de Haunt) avec qui il est depuis en procès pour une question de droits … (Est ce normal que dès qu’on s’appelle Moore, on ait des problèmes de droits d’auteur ?) Oui, difficile de ne pas y voir des règlements de compte …

Bref, au delà de ces considérations qui n’impacteront de toute façon pas le lecteur, que vaut cette fameuse série ? Le plaisir est au rendez-vous, tout simplement. L’intrigue est suffisamment captivante, malgré une sensation de redite lorsqu’on vient de refermer les tomes de Haunt. Pour autant, on est en plein dans l’univers de Spider-man, et Remender pose les fondations d’un avenir qui promet d’être riche en rebondissements. De manière attendue, il pose la question de l’identité. Venom est l’entité incontrôlable par excellence (si on excepte Carnage). En effet, qui du symbiote ou du soldat mène la danse ? La perte de contrôle peut avoir des conséquences dramatiques, et Flash Thompson va commencer à l’expérimenter. Ainsi, on assiste au premier affrontement entre Venom et Spider-man, alors que les deux tentent de sauver la même personne. Flash Thompson a beau protester à l’intérieur du symbiote, rien n’y fait, la bagarre aura lieu. En fin de numéro, on se rendra compte à quel point le poids des secrets peut alourdir une relation. L’histoire promet un avenir riche en rebondissements je vous disais ! Au dessin, on commence la revue avec Tony Moore, pour terminer avec Tom Fowler. C’est dans la norme, sombre, dynamique, explosif. Ca déménage lors des séquences spectaculaires, et il faut dire qu’à ce titre, Venom n’est pas dépourvu d’arguments !

Le trimestriel Spider-Man Universe est l’occasion de lire une des séries les plus prometteuses du moment. Le prochain numéro proposera une saga complète concernant Norman Osborn, alias le Bouffon Vert, pour reprendre la série Venom au troisième. Vivement la suite !

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