Superior T.1 : le voeu magique

Simon Pooni était un garçon comme les autres : des amis à l’école et un certain talent pour le Basket. mais c’était avant que la sclérose en plaques ne le terrasse. Privé de l’usage de ses membres, il se réfugie dans la bande dessinée et le cinéma. Jusqu’au jour où un mystérieux singe lui octroie la possibilité de se transformer en son héros favori : Superior.

Superior T.1 : le voeu magique contient les épisodes U.S Superior #1-4, scénarisés par Mark Millar et dessinés par Leinil Yu.

Superior, c’est une lettre d’amour. A Superman d’abord. Le premier super héros de l’histoire, le plus fort, le meilleur d’entre eux. A l’heure où le cynisme est dans nos coeurs, il est aujourd’hui raillé par ses détracteurs pour sa naïveté. Le borderline est toujours plus attirant, et les lecteurs de comics plébiscitent plus aisément un Wolverine qu’un Clark Kent. Les valeurs défendues par le kryptonien paraissent désuètes, ses méthodes bien trop gentilles aux yeux d’un lectorat plus avide de chair tailladée à coups d’adamantium.  Superior se veut comme un hommage à ce héros qui sent bon l’âge d’or, au contraire d’un Batman ou d’un Green Lantern qui eux se sont bien accommodés du monde contemporain. Superior, c’est pour ceux qui pensent qu’un grand pouvoir implique de faire le bien, tout simplement.

Superior, c’est une lettre d’amour. Au lecteur, ou plus précisément, à l’enfant qui sommeille en lui. Celui qui de ses yeux émerveillés découvrait la puissance de son nouveau héros. Celui qui se prit à rêver d’un monde meilleur parce que le monde ne pouvait être mauvais si un Superman le protégeait. Cet enfant qui, s’il était affublé des pouvoirs de Kal-El, en ferait le même usage. Surpris par son potentiel, excité par sa puissance, sa première idée serait d’aider les gens. Parce que le monde, il n’est pas si mauvais s’il peut le protéger. C’est ce qu’on appelle l’innocence. Pourtant Simon n’a pas été épargné par la vie malgré son jeune âge, mais il croit encore, et c’est ce qui en fait sa beauté.

Mark Millar raconte ici une histoire tendre et émouvante, non dépourvue d’humour. On y retrouve ce brin de nostalgie qui faisait le charme d’un chef d’oeuvre de l’auteur, 1985 (sa démarche rappelle celle de J.J Abrams avec Super 8). L’émotion a la part belle dans son récit, comme lors de cette scène où, malgré tous ses nouveaux pouvoirs, ce qu’apprécie le plus Simon, c’est de retrouver l’usage de ses jambes. Simon / Superior est à mi-chemin entre Shazam et Superman, et devient un prétexte pour décortiquer le mythe du premier super héros. Tour à tour surprenant et mystérieux, puis adulé et reconnu, on assiste à la naissance d’une nouvelle icône. Mais la menace se précise lors d’une dernière séquence qui augure du meilleur pour la suite. Dois-je préciser que du côté des dessins, Leinil Yu régale, encore une fois ? Son trait subtil mais nerveux se prête à merveille à l’univers de Superior, traduisant parfaitement le contraste entre le monde réel et la part du rêve.

J’attendais beaucoup de Superior, je n’ai pas été déçu. Et rien que pour çà, j’en fais un indispensable de l’année. La suite est déjà dans mes priorités !

 

3 réflexions sur “ Superior T.1 : le voeu magique ”

  1. Il est déjà dans ma bibliothèque. Par contre je ne l’ai pas encore lu. J’hésitais entre le lire tout de suite, ou bien attendre le volume 2. Je pense que je vais l’attaquer ce soir…

    1. Le volume 2, on risque de l’attendre quelques mois (même s’il est déjà paru Outre-Atlantique). En plus, il se lit somme toute assez vite alors autant te faire plaisir ce soir😉

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