Marvel Universe n°1 : Thanos 1/2

La galaxie connaît de grands bouleversements. L’église universelle est passée sous la coupe du Magus, le double maléfique d’Adam Warlock. Surtout, ce culte essaie d’exploiter la puissance de sa foi afin d’élargir une faille cosmique qui menace notre univers. Quasar s’y est rendu comme éclaireur et a découvert un monde parallèle fait d’aberration et d’horreur : le cancerverse. Nova s’empare de l’affaire. Et les gardiens de la galaxie, dans tout çà, et bien ils ont malencontreusement ressuscité Thanos !

Marvel Universe n°1 contient les épisodes U.S Nova #36 scénarisé par Dan Abnett et Andy Lanning et dessiné par Andrea Di Vito, Thanos Imperative : Ignition scénarisé par Dan Abnett et Andy Lanning et dessiné par Brad Walker, Thanos Imperative #1-3 scénarisés par Dan Abnett et Andy Lanning et dessinés par Miguel Sepulveda, et Nova : the origin of Richard Rider scénarisé par Dan Abnett et Andy Lanning et dessiné par Geraldo Borges et John Buscema.

Que le lecteur en se laisse pas berner : la nouvelle numérotation de Panini est un attrape-nigaud. Ce numéro n’est en rien un nouveau point d’accès idéal à l’univers Marvel, c’est même tout le contraire. Déjà, on assiste au retour du Cosmic Marvel dans la revue, après un intermède de trois numéros consacrés à Chaos War. Les séries reprennent directement après les évènements de Realm of Kings, et ce qui s’y passe nous jette d’emblée dans une spirale infernale. C’est donc avec un énorme plaisir que l’on retrouve Nova, les Gardiens de la galaxie sous la houlette du duo (que je qualifierai tout juste d’exceptionnel) composé d’Andy Lanning et Dan Abnett. Et comme l’indique la couverture, c’est le début d’une aventure qui tourne autour de Thanos !

A la fin de Realm of Kings, alors que le Cancerverse s’apprête à s’étendre au détriment de notre univers, le Titan est ressuscité, occasionnant dans la foulée la disparition d’un membre des Gardiens de la galaxie … et  il n’est pas content d’avoir été « réveillé ». Il est maitrisé in extremis par les gardiens de la galaxie. Dès lors, les évènements s’accélèrent. L’équipe de Star-lord s’allie difficilement au titan fou et s’introduit en sa compagnie dans le Cancerverse.  Nova et Quasar tentent de refermer la faille cosmique qui s’étend. Malgré les renforts des inhumains, de la garde impériale Shi’ar et même des entités cosmiques, ils n’empêcheront pas quelque chose d’en sortir ! Vous l’avez deviné, c’est épique, épique et EPIQUE. c’est dynamique, immersif, spectaculaire et riche en rebondissements. Quant à l’identité de celui qui mène cette expansion du cancerverse, je ne la révèlerai pas mais sachez juste que j’ai pris mon pied, et que les nostalgiques vont a-do-rer !

Le duo d’auteur continue de livrer des aventures cosmiques tout simplement excellentes. Annihilation, Annihilation Conquest, War of Kings, Realm of Kings et maintenant Thanos Imperative ! Autant de sagas cosmiques de (très) grande qualité qui s’enchaînent sans nus laisser le moindre répit. Plus que jamais la galaxie est le théâtre de combats épiques de tragédies universelles et d’actes de bravoure légendaires. A côté de çà, Fear Itself ressemble à une séance au parlement … L’autre point majeur qui fait de ce numéro une absolue réussite, c’est l’influence du maître de Providence, H.P Lovecraft. Je l’avais déjà évoqué dans cet article, plus précisément dans l’épisode consacré à Quasar. Créatures tentaculaires émergeant de la faille, quelques fthagn bien placés dans les dialogues et un culte yogsothothien … Les héros galactiques confrontés à l’indicible horreur : un régal !

Il ne me reste que peu de place pour évoquer les artistes divers qui illustrent ces épisodes. Tous possèdent un  style différent, mais tous restituent à merveille l’urgence de la situation. C’est explosif, guerrier, spectaculaire, et beau. J’avoue une nette préférence cependant pour les planches de Brad Walker (qui illustrent cet article) et le travail intéressant de Miguel Sepulveda. On sent qu’ils ont tous pris plaisir à dessiner cette aventure qui risque de marquer durablement les esprits.

Le Cosmic Marvel s’offre un retour en fanfare, confirmant que Marvel Universe est bien le meilleur magazine publié en kiosque actuellement par Panini. Et de loin. On se demande bien pourquoi l’éditeur n’a pas publié cette histoire dans la foulée de Realm of Kings. Mais on n’en est plus à une incohérence près de la part de Panini … Quand je lis une revue comme celle-là, je me dis que décidément, rien ne vaut de bons comics. Vivement la suite ! Aaaaaaaargh ! Deux mois à attendre !

Marvel Universe n°1 : les covers

2 réflexions sur “ Marvel Universe n°1 : Thanos 1/2 ”

  1. Je partage ton enthousiasme pour cette revue qui revient de plus belle. Dan Abnett et Andy Lanning utilisant parfaitement tout l’univers cosmic marvel créé par le grand Jim Starlin.
    Bien vu l’influence du maitre H.P Lovecraft, c’est tout à fait ça.
    Sinon c’est amusant de revoir les origines de Nova et les dessins de John Buscema modernisés par une colorisation plus actuelle.

    1. On sent que le duo d’auteurs a travaillé sur les romans adaptés de l’univers Warhammer. Ils ont su adapter l’aspect guerrier et épique à tout ce que Jim Starlin a su mettre en place avec le cosmic Marvel.
      En plus ils se mettent maintenant à y rajouter du Lovecraft … Et le mélange qui pourrait paraître improbable fonctionne à merveille, preuve qu’il s’agit là de scénaristes de grande qualité.
      J’avais écrit précédemment sur ces deux scénaristes qu’ils n’ont pas la renommée d’un Brubaker, d’un Morrison ou d’un Bendis, mais qu’ils mériteraient largement plus de reconnaissance. Je persiste et signe😉

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