Shazam ! : Lutte pour l’espoir

Maîtriser des volcans, déjouer des attaques de banques, prévenir des catastrophes nucléaires … Le héros connu sous le nom de Captain Marvel (ou Shazam désormais) relève constamment de nouveaux défis, ne laissant à son alter-égo, Billy Batson, que peu de temps pour mener sa propre existence. Billy reçoit un jour une lettre dans laquelle des enfants hospitalisés le prient de leur rendre visite.

Shazam ! Lutte pour l’espoir fait partie des quatre comic books créés par Paul Dini et Alex Ross à l’occasion du soixantième anniversaire de Superman, Batman, Wonder Woman et Captain Marvel.

Shazam est un de ces personnages que je croise sur la route de manière épisodique, mais qui me laisse toujours un bon souvenir. Il est pour moi plus qu’un simple personnage, il est tout simplement le lecteur. Quel enfant n’a pas un  jour rêvé d’enfiler une cape pour s’envoler, d’endosser le corps de l’adulte pour prouver sa force ? Billy Batson / Shazam a donc été l’occasion pour les auteurs de coucher sur papier les rêves d’enfants, lui accordant une profondeur, mais surtout une innocence que les autres personnages n’ont plus. Car même s’il a déjà vécu une enfance difficile, le jeune homme n’en demeure pas moins un grand enfant, pétri d’idéaux et d’une foi indéfectible en l’autre.

Paul Dini ne déroge pas à la règle. En introduisant Shazam au milieu des enfants hospitalisés, il le confronte à la dure réalité. Le héros a beau lutter contre les éléments, intercepter les criminels, il fait « simplement » dans l’acte héroïque. En choisissant de partager son univers avec ces jeunes malades, il devient définitivement leur icône. Il relativisera à cette occasion son propre statut au terme de ce week end enrichissant. Paul Dini livre une histoire tendre et humaniste, qui convient parfaitement à ce qu’on peut attendre d’une histoire avec Shazam. Certes, les plus cyniques diront que ça dégouline de tendresse et de bons sentiments. Ils insisteront en précisant qu’on n’évite pas les passages obligés du genre (le malade un peu plus tourmenté que les autres, une enfant qui décède à l’hôpital …). Je répondrai que oui, c’est vrai, et alors ? Parfois ça fait du bien de voir un peu de lumière, de sortir des ruelles sombres de Gotham et de subir autre chose que le rejet des autres bien connu des mutants.

Au niveau de l’aspect graphique, c’est du grand art. C’est Alex Ross qui se charge de mettre en images cette histoire émouvante. Il le fait avec brio. Il parvient à restituer l’émotion voulue par Paul Dini, et capte l’essence même du personnage de Shazam. Ross a cette faculté d’insérer les héros dans la réalité comme nul autre ne sait le faire (Marvels). Son Style hyper réaliste fait ici merveille. Ses planches sont magnifiques, et en plus c’est en grand format. Merci aux éditions du soleil ! La peinture d’Alex Ross transcende cette histoire qui n’aurait pas peut-être eu le même impact émotionnel sans un artiste de ce calibre.

Shazam ! Lutte pour l’espoir est une oeuvre poignante, belle à tout point de vue. Une histoire simple mais touchante, des planches sublimes : que demander de plus si ce n’est lire les trois autres livres ?

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