Ghost Rider 2, l’esprit de la série B

Danny, jeune garçon porteur d’une prophétie, suscite la convoitise de Roarke, un homme mystérieux qui n’est autre que le diable. On fait alors appel à Johnny Blaze pour se lancer à la recherche de l’enfant en lui proposant comme récompense de le libérer de son alter ego, le Ghost Rider. Poussé par le désir de lever sa malédiction et celui de sauver le garçon, le Rider parviendra-t-il à s’affranchir de la menace de Roarke ?

Réalisation : Mark Neveldine et Brian Taylor – Casting : Nicolas Cage, Idris Elba, Cyaran Hinds, Violente Placido – Année : 2012 – Durée : 105mn

Mon avis : Après une première adaptation navrante, le Ghost Rider a eu le droit à une seconde chance sur grand écran. Changement d’équipe mais pas de casting avec le retour de Nicolas Cage dans le rôle de Johnny Blaze. Commençons donc avec les acteurs, puisque nous y sommes. Nicolas Cage fait partie de ces comédiens qui ont cette faculté surprenante d’alterner grands films et nanars, grandes performances et interprétations ridicules. Déjà bien écorné avec sa prestation dans le premier film, il récidive dans celui-ci. L’acteur cabotine, et dans le genre il tourne à plein régime. Malgré tout, il est quand même bien meilleur que la totalité du casting, de Ciaran Hinds en diable tout sauf charismatique (il ne fait même pas rire) à Violente Placido, personnage féminin transparent, en passant par Idris Elba, inconsistant. Pour compléter le tour d’horizon de ces acteurs inoubliables, la guest star du film n’est autre que Christophe Lambert ! Au moins, c’est clair, vous aurez compris, si ce n’était pas déjà le cas, qu’aucun membre du casting ne pourra concourir aux Oscars … Par contre ils peuvent faire carton plein aux Razzie Awards !

On se dirige donc droit vers le ratage complet, me direz-vous … Oui, mais non. Non, parce que le film se veut une série B absolument décomplexée. Ce n’est évidemment pas au scénario indigent (et déjà vu mille fois) de rattraper ce casting désastreux. Bête, vulgaire, le film l’est assurément. Mais c’est voulu, et assumé. Car on sent bien la volonté des deux réalisateurs (oui ils étaient deux !) d’assumer leur parti-pris écervelé, punchy et trash. Ils usent de multiples artifices visuels, comme des accélérations de mouvement, des séquences illustrées, ou des scènes où le Rider pisse du feu. Du coup, le jeu cabotin de Cage prend une autre dimension. On pense à une autre série B du genre, avec le même acteur principal, Hell Driver. Les effets spéciaux sont relativement réussis, avec un Rider plus crédible que celui du premier film, c’est déjà çà. Il est évident qu’en terme de mise en scène, ce second opus surpasse le premier, qui apparaît pour le coup bien molasson. Cette tendance des réalisateurs à vouloir survolter le film pourrait presque sauver Ghost Rider 2 du naufrage complet, in extremis. Encore faudrait-il se laisser embarquer dans leur délire.

Ghost Rider rejoint une deuxième fois le cercle des adaptations ratées des comics made in Marvel, aux côtés de Punisher (qui a réussi l’exploit de se planter trois fois !) les 4 Fantastiques, Daredevil ou Elektra. Ghost Rider confirme son statut de personnage bien en peine sur les écrans, comme dans les comics. Quand on vous dit qu’il est maudit !

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