Wonder Woman T.1 : Liens de sang

Guerrière farouche et princesse des amazones, Diana a quitté son île pour rejoindre le monde des hommes en tant que Wonder Woman. Mais en sauvant une jeune femme des griffes de monstres mythologiques, elle ne s’attendait pas à lever le voile du mystère de ses origines. Suite à sa découverte, Diana va devoir affronter la colère d’Héra et les machinations des autres dieux de l’Olympe.

Wonder Woman : Liens de sang contient les épisodes U.S Wonder Woman #1-6, scénarisés par Brian Azzarello et dessinés par Cliff Chiang (#1-4) et Tony Atkins (#5-6).

Wonder Woman fait partie de ces personnages emblématiques de DC Comics qui avait bien besoin du relaunch. En effet, à quelques exceptions près, l’amazone avait jusqu’alors du mal à capter l’attention, si ce n’est lors de ses apparitions au sein de la Justice League. Ses aventures en solo ne parvenaient plus à passionner les foules depuis longtemps, trop longtemps. Il était temps de mettre un terme à cette situation intenable, tant elle mérite de figurer de nouveau parmi les personnages qui comptent. Sa nouvelle série a les honneurs d’une publication en librairie chez Urban Comics. Cette parution était très attendue de la part de votre serviteur, qui attendait d’elle ni plus ni moins que le grand retour de la princesse des amazones !

A l’occasion du relaunch, le scénariste Brian Azzarello dépoussière le personnage (et le mythe) de Wonder Woman. Il apporte un regard nouveau sur l’amazone mais pas seulement. Il revient aux fondamentaux et l’inscrit pleinement dans un univers fait de mythologie et autres divinités. L’album démarre avec une tentative désespérée d’Hermès de sauver une jeune femme enceinte d’un énième rejeton de Zeus. La pauvre a provoqué malgré elle la colère d’Héra (épouse du dieu volage) qui envoie ses émissaires pour mettre un terme à cette humiliation. l’enfant ne doit pas voir le jour. Diana intervient et sauve la jeune femme. c’est le début d’une série de révélations sur ses origines et les dangers qu’elle devra affronter.

Azzarello profite de la situation pour réécrire les origines du personnage, et modifier profondément son background. Ces premiers épisodes frappent aussi fort que l’amazone elle-même. Azzarello enchaîne les séquences fortes, de la révélation des origines de Diana au courroux d’Héra qui fera payer l’île du paradis ! On retrouve une Wonder Woman guerrière, comme la fière amazone qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être. Azzarello nous entraîne en pleine mythologie grecque, et les divinités qui gravitent autour de Diana ne sont autres que Zeus, Héra, Apollon (judicieusement relooké pour l’occasion), Poséidon, Hadès ou Arès. Ce n’est pas aussi sombre et violent que ce à quoi le scénariste nous a habitués ces dernières années, mais il s’adapte parfaitement à l’univers de la belle amazone.

Comme pour enfoncer le clou et faire souffler le vent du renouveau sur la série, il est associé aux dessinateurs Cliff Chiang et Tony Atkins. Le premier est remplacé par le second sur les deux derniers épisodes, mais signe toutes les couvertures. Son style renforce cette sensation de fraîcheur qui habite les pages de Wonder Woman new look. C’est épuré, punchy et dynamique, et proche par certains aspects du cartoon. J’aime beaucoup et je trouve que ça fonctionne à plein régime, même si ce parti-pris peut avoir son lot de réfractaires. Tony Atkins offre des planches dans la lignée de ce que fait Chiang, mais sans jamais l’égaler. On reste dans le même style graphique, mais il est nettement moins à l’aise avec les visages. Le livre conserve une certaine homogénéité visuelle, mais il y a une vraie différence de niveau entre les deux artistes. Il arrive même à rendre Diana moche ! Heureusement, Cliff Chiang revient pour la suite. Au niveau éditorial, Urban propose des études de personnages, les couvertures et les recherches effectuées pour ces dernières.

J’attendais avec impatience l’arrivée de cette série en France. Je n’ai pas été déçu, tant l’orientation prise par Azzarello et son scénario sont intéressants. Wonder Woman : Liens de sang confirme le retour en forme(s) de la princesse amazone, pour le plus grand plaisir de ses fans, et parviendra à ravir les néophytes. Si vous voulez découvrir l’univers de Wonder Woman, c’est l’occasion !

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4 réflexions sur “ Wonder Woman T.1 : Liens de sang ”

  1. Tout ça m’a l’air plutôt sympa. Néanmoins, l’éternel insatisfait que je suis (et demeurerai pour des siècles et des siècles amen) ne peut s’empêcher d’y aller de son commentaire très subjectif: en l’occurence, un gros BOF pour le dessin. Vraiment. Aussitot feuilleté, aussitot reposé.

    1. On en a déjà parlé, tout est question de goût quand il s’agit du dessin. J’ai beaucoup accroché au style de Cliff Chiang, mais j’émets un gros BOF moi aussi pour els dessins des deux derniers épisodes signés Tony Atkins. Mais Chiang revient dès les épisodes suivants 😉

      1. C’est particulier mais en ce qui me concerne, j’aime bien ce que fait Cliff Chiang. Je trouve que les dessins participent au vent de renouveau qui souffle sur cette WW new 52, grâce notamment au scénario d’Azzarello.

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