Green Lantern T.1 : Sinestro

Hal Jordan n’est plus un Green Lantern. Il a été exclu du corps par les Gardiens. Il a du mal à s’adapter à nouvelle vie plus terre à terre. Mais le plus difficile à digérer pour lui est de savoir que son pire adversaire, Sinestro, a réintégré le corps des Green Lantern !

Green Lantern T.1 : Sinestro contient les épisodes U.S Green Lantern #1-6 scénarisés par Geoff Johns et dessinés par Doug Mahnke (#1-5) et Mike Choi (#6)

Parmi les séries estampillées New 52 qui ont été le moins impactées par le relaunch de l’univers DC, on retrouve Green Lantern. Même si elle est accessible aux néophytes, elle reste inscrite dans une certaine continuité. Les premiers épisodes de cette nouvelle version succèdent donc aux évènements survenus dans Green Lantern Showcase n°1 et n°2, publiés en kiosque il y a quelques mois. Avoir lu ces deux revues est un plus, surtout qu’il n’y a pas d’introduction dans les albums de la collection DC Renaissance. C’est un détail qui ne dérange pas sur les séries réinitialisées, mais qui peut s’avérer important pour une série comme Green Lantern.

J’avais déjà chroniqué les deux premiers épisodes puisque je m’étais procuré les deux premiers numéros de Green Lantern Saga. Geoff Johns a donc redéfini un nouveau statu quo, en excluant Jordan du corps des Green Lantern, et en y réintégrant Sinestro ! Le moins que l’on puisse dire est que cette nouvelle situation (propice au redémarrage de la série) est surprenante, et ne satisfait pas les deux principaux protagonistes. Hal Jordan tente tant bien que mal de se réadapter à la vie terrestre. Johns joue sur la corde humoristique avec le retour à la vie civile de ce super héros tête brûlé, habitué à arpenter le grand espace. Difficile pour lui de se déplacer (il n’a jamais eu besoin de voiture) ou de régler son loyer (pas de carte bleue non plus). Sa relation avec les autres doit aussi être reconstruite, mise à mal qu’elle était par ses incessantes absences. De son côté Sinestro obtient la confiance des Gardiens, sans que cela le ravisse. C’est en observant ce que son ancienne armée, le corps des Lanternes jaunes, fait subir à sa planète, Korugar, qu’il se décide à réparer certaines de ses erreurs … dans un style bien à lui. Il choisit d’affronter ces criminels de front. Pour ce faire, il n’a d’autre choix que de s’associer à … Hal Jordan. Johns met en exergue l’inimitié évidente entre ces adversaires de toujours, mais également une certaine forme de respect qui les lie. Si l’album s’intitule Sinestro, c’est aussi parce que le récit s’attarde sur la psychologie du personnage. Sinestro se retrouve face à ses propres contradictions, et s’avère fort intéressant par sa complexité. Par certains aspects, il fait penser à un autre grand méchant, qui sévit chez la concurrence, un certain Magnéto. A la lecture de ces épisodes, on se dit vraiment que ces deux là sont bien plus proches que ce qu’ils ne veulent bien l’admettre.

Ces épisodes présentent donc la nouvelle situation qui régit la série Green Lantern, mais pas seulement. Car au delà du spectacle offert sur Korugar, Johns introduit des éléments qui manqueront pas de secouer l’avenir du titre. Green Lantern par Geoff Johns, ça a toujours été du tout bon, et ça n’est pas prêt de changer. Doug Mahnke, un autre habitué du personnage, s’occupe de la majorité des épisodes. Son style est connu, alliant efficacité et sobriété, l’artiste allant à l’essentiel. Il s’adapte parfaitement à l’univers de Green Lantern, et s’inscrit dans la liste des dessinateurs qui ont participé au succès de la gamme cosmique de l’éditeur (Ethan Van Sciver, Fernando Pasarin, Ed Benes). C’est Mike Choi assure la partie graphique du dernier épisode. De prime abord, la différence choque (son Hal Jordan est juste laid), mais cela s’arrange au fil des planches (son Sinestro est juste beau).

Le travail éditorial d’Urban est juste composé de la galerie de couvertures des épisodes présents au sommaire. La série est moins impactée par le relaunch et n’a donc pas subie de changements en profondeur (autre que le scénario). Pas d’études de personnages donc, pas de notes explicatives. Il faut dire que la série bénéficie chez l’éditeur d’une réédition des épisodes signés par Geoff Johns, ceci expliquant peut-être cela.

Green Lantern T.1 : Sinestro est un album hautement recommandable pour qui aime les cosmic comics. Il faut dire que l’équipe en charge de la série maîtrise parfaitement les codes du genre, et connaît l’univers de Green Lantern sur le bout de la plume et du crayon. Une très bonne l’occasion de vous convertir au pouvoir de la lanterne (verte si possible) !

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