Le genre post-apocalyptique (1/2)

Le genre post-apocalyptique (parfois abrégé en post-apo ou post-nuke) est un sous-genre de la science-fiction qui dépeint la vie après une catastrophe ayant détruit la civilisation : guerre nucléaire, collision avec une météorite, épidémie, crise économique et énergétique, etc. Parfois utilisé simplement pour ses aspects ultra-violents, le post-apocalyptique repose sur un délicat équilibre entre une civilisation perdue et un chaos naissant. Il met en scène une confrontation de la réalité sociale (négociable, relative, corrompue, de servitude et dépassant l’échelle d’un seul homme) à la dure réalité physique (immédiate, intraitable, libre, individuelle). C’est à la fois la fin du monde et un nouveau départ. Une contradiction pleine de richesse qui permet de développer un discours original sur le monde réel.

Dans la multitude d’œuvres post-apocalyptiques, deux critères essentiels se retrouvent à chaque fois : la société a été détruite et les protagonistes vivent dans les vestiges de l’ancienne civilisation. Ces deux critères autorisent également un large panel de situations. La plupart des œuvres offrent une vision où la société est détruite, ses valeurs oubliées ou bafouées, et 90 % de l’humanité a disparu. C’est le cas des films classiques tels que Mad Max 2 , ou encore le roman la route (de Cormac McCarthy). Mais d’autres auteurs privilégient un monde plus ambigu et plus proche du nôtre, où des sociétés ont été reconstruites, avec des lois et des règles (le premier Mad Max, ou la bande dessinée Jeremiah) ou même des situations identiques aux nôtres, où seule l’autorité centrale de l’État a disparu (Jericho). Les vestiges de l’ancienne civilisation vont de la ville intacte de Jericho aux détails ensevelis de La planète des singes. Les deux décors les plus représentés sont le désert et la ville en ruine ou abandonnée. Les survivants vivent parfois au milieu de vestiges technologiques sans les comprendre (Niourk), et souvent les utilisent de façon détournée.

Au-delà des thèmes classiques de la survie, de la violence, de l’environnement hostile à l’homme, la plupart des œuvres post-apocalyptiques se servent de ce décor pour amener une réflexion sur la place de l’Homme par rapport à ses semblables et à la société. Hors du carcan des lois, les Hommes révèlent leur vraie nature, et le panel de caractères et de comportements vrais (non biaisés par la société) créent une sorte de laboratoire social où l’auteur expérimente sur les rapports humains. On trouve régulièrement les thèmes du solitaire contre le groupe, de la coexistence des comportements altruistes, égoïste et agressifs, ou le télescopage des nostalgiques de l’ancienne civilisation, des aficionados de l’anarchie nouvelle, et des visionnaires voulant créer une nouvelle manière de fonctionner. Le choix du type d’apocalypse, finalement un détail secondaire, est également intéressant car il reflète les craintes de la société à l’époque ou l’œuvre a été conçue, au même titre que les films catastrophe. La crainte du nucléaire pendant la guerre froide, les catastrophes écologiques ou industrielles dans les années 1980, la pandémie dans les années 1990, tandis que les années 2000 semblent craindre les catastrophes naturelles ou les actes de terrorisme à grande échelle.

Source : Wikipédia

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