Superior tome 2 : L’âme d’un héros

En tant que Superior, le jeune Simon décide de mettre ses pouvoirs au service de l’humanité. Il règle les grands conflits, s’attaque aux problèmes de fond. Il devient l’idole de la Terre entière. Mais le singe Ormon nourrit de noirs desseins… Qu’est ce qui se cache derrière la transformation du jeune Simon Pooni ?

Superior : L’âme d’un héros contient les épisodes U.S Superior #5-7, scénarisés par Mark Millar et dessinés par Leinil Yu.

Rappelles toi, Superior, c’était un de mes coups de coeur de ce début d’année. C’est donc avec impatience que j’attendais d’en découvrir cette suite (et conclusion). Autant l’annoncer d’emblée, j’ai adoré. J’y ai retrouvé ce qui faisait la beauté du premier tome. des personnages bien écrits (et sensibles), des planches superbes signées Leinil Yu (là encore en grande forme), une histoire captivante. Mark Millar persiste et signe dans son hommage appuyé au mythe du super héros en général, à Superman en particulier. Il puise autant dans les comics (Shazam, Superman) que dans le cinéma (Last action hero, Superman de Donner à qui c’est dédié, et même Big ^^). Derrière un apparat superhéroïque, il raconte une histoire tendre et humaine. Ce n’est pas toujours très subtil, comme pouvaient l’être les one shots du duo Paul Dini et Alex Ross (Paix sur Terre, Lutte pour l’espoir). Mais j’avancerai le même argument que pour ces derniers, à savoir que les bons sentiments, ça fait quand même du bien, parfois.

Certes, les amateurs de carnages en règle ou d’ambiance ténébreuses ne trouveront pas ce qu’ils attendent ici. Il est question de héros, avec un grand H. Millar propose un hommage au premier d’entre eux, Superman, et revient par la même occasion aux fondamentaux du (super) héros cher à Campbell. Un protagoniste se voit doté de pouvoirs ou d’objets inattendus, se lance dans une quête en même temps que dans un voyage initiatique au cours duquel il découvrira qui il est, et devra affronter sa némésis. Pour qui est capable de retrouver cette âme d’enfant découvrant son premier héros, Superior fera souffler un vent de nostalgie. Les autres lui reprocheront un dénouement pas aussi inattendu que çà. Je leur rétorquerai que pour ma part, je l’ai trouvé bien amené, et que de toute façon l’essentiel n’est pas là. Le récit de Millar se lit avec plaisir, et se lit vite. C’est d’ailleurs le gros bémol qu’on peut reprocher à l’éditeur. Superior aurait pu sortir dans un format 100% Marvel, voire dans un petit Deluxe (mais à quel prix ?). Côté bonus, c’est le strict minimum avec une galerie de couvertures (présentées par étapes de création). Panini aura quand même eu l’idée de le publier en France, ce qui est déjà une bonne chose en soi.

Superior Tome 2 s’avère être une suite cohérente, tant dans sa forme que dans son fond. Une histoire d’amour à l’âge d’or qui a donné ses lettres de noblesse au genre superhéroïque. Millar et Yu signent une mini-série empreinte de nostalgie, qui sent bon l’époque où le terme héros voulait vraiment dire quelque chose. Une bouffée d’air frais que je ne manquerai pas de reprendre chaque fois que le besoin s’en fera sentir ! Un de mes coups de cœur de l’année ;

4 réflexions sur “ Superior tome 2 : L’âme d’un héros ”

  1. Comme je l’ai écrit lors de ma précédente intervention, j’ai été très déçu par le dénouement. Attention, pas par les 3 ou 4 dernières planches, qui se veulent un hommage émouvant, respectueux, appuyé, et mérité à Donner et Reeves. Ce qui m’a fait enrager, c’est la manière dont le « bad guy » se fait (très stupidement) piéger. C’est tellement énorme qu’on se dit: « non, Millar est subtil, il ne va pas tomber dans ce trou ». Horreur, il l’a fait. Tel le proverbial cheveu dans la soupe, ce qui pourrait n’être qu’un infime détail pardonnable gâche à mes yeux la qualité de l’ensemble (le syndrome yellow submarine: mon meilleur pote comprendra). Civil war et (surtout) 1985, son chef d’oeuvre absolu, me font tout pardonner à Millar, mais là, à regret, je met un carton jaune. Au moins le dessin est meilleur que sur Kick Ass…

    1. Dommage de nier la vraie qualité de ce titre (qui n’est pas la crédibilité du scénario) pour un détail. Si tous les démons étaient aussi intelligents que Keyser Söze, les gentils perdraient à tous les coups. Pour aller plus loin, tu n’admets pas qu’un singe commette une erreur (grossière) de stratégie qui lui sera fatale, mais acceptes qu’un enfant atteint de la sclérose en plaques se transforme en surhomme capable de tous les exploits. Mouais … ^^ (çà me rappelle un certain film et une histoire de peignoir dans New York à 3 heures du matin ;)). Tu dis tout pardonner à Millar, mais affuble Superior du qualificatif peu amène de Déception (je cite). Je crois qu’en fait, Superior met le doigt sur ce qui nous sépare lorsqu’on débat éternellement sur Superman returns : le ressenti … ou pas😉

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