Fantastic Four : La première famille

Que s’est-il passé juste après le crash de la fusée de Red Richards ? Qu’est-il arrivé à sa fiancée Jane Storm, au pilote Ben Grimm et à Johnny, le jeune frère de Jane, les jours qui ont suivi ce tragique évènement ? Pour la première fois, la véritable histoire des Quatre Fantastiques enfin révélée !

Fantastic Four : Première famille contient la mini-série Fantastic Four : first family (#1-6) scénarisée par Joe Casey et dessinée par Chris Weston.

Troublé par l’emballement de mon système cardiaque lorsque je suis tombé sur l’occasion d’acheter le graphic novel intitulé Four (essentiellement pour Steve Mc Niven), j’ai foncé tête baissée vers une seconde affaire dans la foulée, avec ce Première famille, malgré une couverture qui ne m’inspirait guère. J’étais cependant intrigué par le pitch annonçant l’histoire jamais contée des premiers jours qui suivirent l’exposition aux radiations de ces futurs héros, et qui allaient faire d’un groupe d’astronautes la famille la plus célèbre de l’écurie Marvel. Ai-je eu raison d’avoir succombé à un coup de sang ?

Autant aller droit au but, je reste mitigé à l’issue de cette lecture. L’album n’est pas dépourvu de qualités, loin de là. J’ai été captivé par cette histoire aux accents inédits. On assiste à la création de l’équipe (dans tous les sens du terme), la construction du Baxter Building, les premières interventions du groupe, le premier méchant … L’aspect véritablement surprenant, c’est le traitement de l’histoire par l’équipe créative. Dès la première image, un hélicoptère de l’armée vient récupérer les quatre rescapés sur le site du crash. Le temps de tourner cette première page qu’on nous présente les séquelles des radiations sur chacun d’entre eux, placé en quarantaine. L’histoire se veut donc plus sombre, plus posée. Casey instaure une atmosphère lourde qui tranche avec l’ambiance familial qui habite les aventures des Fantastic Four à leurs débuts. On découvre que dans le complexe militaire sont retenus d’autres spécimens, dont le docteur Stahl qui fomente son évasion. L’homme est un puissant télépathe, et n’hésite pas à faire des visites impromptues dans l’esprit même de Red Richards. Ce genre de séquence permet de livrer des cases particulièrement immersives et participent grandement à instaurer l’ambiance lourde voulue par les auteurs.

En revanche, là où le bât blesse, c’est au niveau graphique. Si le style de Chris Weston détonne un peu par rapport aux standards du genre (la Chose est carrément moche, du coup on comprend mieux pourquoi il ne se supporte pas). Malgré tout, il emporte l’adhésion avec un peu de patience. Certaines planches fascinent, comme la première apparition de Mr Fantastic, les intrusions télépathiques ou la séquence dans laquelle Stahl se débarrasse de sa propre famille. Le vrai problème, ce sont les séquences d’action. On ressent vraiment la difficulté de l’artiste à assurer le spectacle. L’absence de mouvement est flagrante, les combats semblent figés. Aucune impression de puissance ne se dégage de la Chose, un comble quand on connaît le personnage ! On retrouve d’ailleurs cet état de fait au niveau du scénario, Casey semblant bien plus à l’aise dans les séquences intimistes et psychologiques que dans les scènes d’action, qui de toute façon ne constituent pas l’essentiel du récit. Un parti-pris qui, lorsque que la mini-série est lue d’une traite, apparaît plus européen qu’américain, ce qui en soi n’est pas une mauvaise chose.

Fantastic Four : Première famille s’avère une lecture intéressante, qui donne l’impression de lire une bonne bande dessinée franco-belge plutôt qu’un comic book. Passée cette surprise, on se prend à lire sans déplaisir une histoire qui rajoutera une pierre au Baxter Building.

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