Batman : Amère victoire

Amère victoireUn an après « l’affaire Holiday », Gotham City est toujours le théâtre de règlements de comptes entre les familles mafieuses et les « patients » de l’asile d’Arkham. Si Alberto Falcone était considéré jusqu’alors comme le véritable tueur Holiday, une nouvelle vague de meurtres jette le trouble sur son arrestation. Pour restaurer l’ordre à Gotham, Batman aura besoin de toute l’aide possible, voire de prendre sous son aile un nouveau partenaire, Robin !

Voici donc enfin lue la suite directe de Batman : Un long Halloween, qui a été réédité depuis peu par Urban Comics. L’album volumineux a été un des premiers choix commerciaux de l’éditeur pour démarrer son catalogue l’année dernière. Choix judicieux, puisque Un long Halloween était encore disponible chez son concurrent Panini, mais Amère Victoire était encore inédit. Maintenant que les deux parties du diptyque sont disponibles chez le même éditeur, voici l’occasion de (re)découvrir une saga d’importance.

On prend les mêmes et on recommence. L’équipe créative responsable du magnifique Un long Halloween revient pour cette suite que je peux d’emblée annoncer comme étant à la hauteur. L’architecte Jeph Loeb redessine à Gotham un nouveau visage. L’émergence d’un justicier masqué s’accompagne d’une galerie de psychopathes et de criminels sans foi ni loi. Les valeurs traditionnelles des familles mafieuses sont mises à mal, et l’espèce est en voie d’extinction. Les Parrains et autres consigliere ne sont plus à leur place dans ce nouvel ordre criminel, leur temps est révolu. L’avènement d’une nouvelle ère pour le crime est en cours, Batman et son allié Gordon doivent faire face.

Il est difficile de ne pas être redondant en rédigeant cet article, tant les qualités de l’ouvrage sont les mêmes que celles de Un long Halloween. Jeph Loeb enfonce le clou avec cette suite qui introduit Robin. L’arrivée de Dick Grayson dans la vie de Bruce Wayne prend toute sa dimension dans l’histoire racontée par Loeb. La vie du milliardaire s’en trouve bouleversée, lui qui révèle son identité et prend pour partenaire le jeune acrobate. On repère toujours les influences notables de classiques cinématographiques comme Le Parrain II pour ne citer que celui là. De son côté, l’artiste Tim Sale s’impose définitivement comme un grand nom de l’industrie des comics. Son travail est exemplaire, et offre à la saga une continuité visuelle dans le style (forcément) et dans la qualité (haute). D’un point de vue éditorial, Urban soigne l’objet avec un volumineux album cartonné de presque 400 pages. L’éditeur propose une introduction de Tim Sale, un récapitulatif du premier volet, ainsi que les recherches de l’artiste pour les personnages et les couvertures. En fin d’album, Urban a inséré un épisode intitulé Batman : Solo, dessiné par Tim Sale.

Batman : Amère victoire se révèle être la conclusion idéale à la saga initiée dans Un long Halloween, et impose définitivement le diptyque dans les annales du genre super héroïque. Un must have pour tout fan de comics, en particulier du chevalier noir. L’occasion définitive de constater à quel point elle aura eu une influence fondamentale sur l’œuvre du réalisateur Christopher Nolan au cinéma. Indispensable.

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