Batman T.2 : La nuit des hiboux

La nuit des hibouxLa Cour des hiboux prend son envol, et la nuit à venir pourrait bien signer la destruction de Gotham City elle-même. Lancés depuis les hauteurs de la ville, les Ergots, émissaires assassins de la Cour, ont pour mission de mettre à mort les personnalités les plus progressistes de la cité, laissant à leurs maîtres le champ libre pour étendre leur emprise. Les prochains noms sur la liste : Lincoln March et Bruce Wayne …

Batman : La nuit des hiboux contient les épisodes U.S Batman New 52 # 8-12 scénarisés par Scott Snyder et dessinés par Greg Capullo, Rafael Albuquerque, Andy Clarke et Becky Cloonan, et Batman Annual #1 scénarisé par Scott Snyder et dessiné par Jason Fabok.

Cet album contient la suite de La cour des Hiboux, marquant le début des aventures de Batman version New 52, mais également l’arrivée d’une équipe créative composée de Scott Snyder et Greg Capullo. On reprend ici (presque) les mêmes et on continue. Le Chevalier Noir affronte l’organisation criminelle des Hiboux, qui envoie ses assassins éliminer toutes les figures influentes de Gotham. La ville comme enjeu de l’intrigue, une constante chez Snyder lorsqu’il écrit Batman. C’est Gotham qui a fait des personnages ce qu’ils sont (Batman en tête) et Snyder explore cette idée en remontant dans un passé lointain. Les histoires des familles Wayne, Cobblepott ou Pennyworth sont intimement liées à celle de leur ville, celle de la cour des hiboux aussi. L’occasion pour l’auteur de revisiter les origines des personnages qu’il écrit, tout en étoffant sensiblement la mythologie liée à Batman. Snyder enfonce le clou et les révélations se multiplient. On en arrive ici à des extrêmes avec l’apparition du frère de Bruce Wayne (spoiler). On appréciera ou pas. Tout n’a pas été dit sur Gotham et les dangers qu’elle recèle, et l’avenir devrait réserver son lot de surprises. En révéler plus sur les agissements des ergots dans cet album serait un crime.

D’un point de vue graphique, l’album aura suscité la polémique. Nombre de lecteurs librairie se sont plaint du prix un peu plus élevé que les autres albums de la collection DC Renaissance, avançant que la série était censée être l’apanage du duo Snyder / Capullo. Or, le dessinateur oeuvre sur quatre épisodes seulement. Il faut dire que l’artiste avait demandé à souffler un peu après une bonne année marquée par son travail sur Batman. Il fut alors remplacé par d’autres artistes intermédiaires. Une pratique fréquente chez les éditeurs de comics. Seulement voilà, les lecteurs mécontents se sont déclarés floués par Urban qui devait leur vendre du 100% Capullo pour 19 Euros … ces mêmes lecteurs qu’on n’a pas entendu crier au scandale lorsque Jim Lee disparaissait toutes les 10 pages du second tome de Justice League (ah oui, c’est vrai le prix était inférieur de deux euros, ça change tout). Bref, ce genre de situation est courante, et les remplacements se font avec plus ou moins de succès.

Revenons en à l’essentiel, et jetons un oeil sur les planches de cet album. Le travail fourni par Capullo est égal à ce qu’il a proposé dans le premier tome. C’est juste du tout bon, même si j’ai toujours un peu de mal avec son Bruce Wayne, que je trouve trop jeune. Mais c’est pour chipoter (et, il est vrai, provoquer un peu les mécontents ;)). Les autres artistes assurent leur contrat sans démériter. Rafael Albuquerque, dans un style bien différent, livre un épisode réussi retraçant les évènements qui ont conduit au décès de Pennyworth père. Si Jason Fabok livre également un travail satisfaisant sur le Batman Annual, je n’en dirais pas autant de Becky Cloonan, que beaucoup encensent, mais pas moi (seconde provocation du jour). Je n’accroche pas vraiment, et à ceux qui voudraient me pourfendre, je répondrai que l’art est dans l’oeil de celui qui regarde (même son de cloche pour Andy Clarke, qui dessine l’autre moitié de l’épisode final).

La nuit des hiboux s’avère une suite intéressante à La cour des hiboux. Batman redécouvre Gotham City et le lecteur avec. Nul doute que la confrontation entre la chauve-souris et les hiboux fera date, et qu’on entendra encore parler des ergots.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s