Thor 2 : le marteau enfonce le clou

21024019_20130801183449394.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxThor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même.

Réalisation : Alan Taylor – Casting : Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins, Christopher Eccleston – Année : 2013 – Durée : 112 mn

Mon avis : Thor, dieu de la foudre et fils d’Odin, est une figure emblématique de l’univers Marvel, dans les comics, comme au cinéma. A moins d’avoir été congelé en même temps que Captain America, mais sans avoir eu la chance d’avoir été retrouvé, tu ne peux ignorer que le blond manieur de marteau est déjà apparu par deux fois sur le grand écran : dans Thor premier du nom, puis dans le film Avengers. Marvel organise ses franchises cinématographiques par phase, chacune ponctuée par un film Avengers (le prochain étant Age of Ultron). La phase 2 a démarré avec Iron Man 3 (dont il faudra qu’on cause), et se poursuit donc avec Thor 2, en attendant Captain America 2 : Le soldat de l’hiver l’année prochaine et Les gardiens de la galaxie (très attendu par votre serviteur).

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Thor fait parler la foudre

Parlons donc un peu de ce nouveau spectacle en compagnie de nos amis asgardiens. Si le premier film manquait un peu de tonus, il faut bien avouer que celui là semble avoir retenu la leçon. Le monde des ténèbres est assurément plus spectaculaire que le film de Kenneth Brannagh. Même si l’action semble parfois confuse, la faute à une mise en scène inégale, elle assure l’essentiel en proposant des séquences assez impressionnantes. Visuellement, le film remplit donc son contrat et en met plein les mirettes. Les décors asgardiens sont particulièrement réussis, même si l’influence de Star Wars est parfois pesante. On va en revanche passer rapidement sur le scénario, sans surprise et ne s’embarrassant d’aucune crédibilité (Thor monte en voiture avec Jane Foster alors qu’il peut voler ?). Ceci dit, le film rattrape le coup avec une bonne dose d’humour, faisant souvent mouche, d’autant plus lorsqu’il est inattendu. Cependant, on n’échappe pas aux répliques lourdes inhérentes aux blockbusters américains … Il y a des fondamentaux quand même.

Côté casting, on reprend les mêmes et on recommence. Chacun fait le travail, avec une Natalie Portman toujours aussi belle, Un Anthony Hopkins faisant le minimum shakespearien syndical, et un Chris Hemsworth physiquement charismatique. Autant le méchant du film, Malékith est interprété par un Christopher Eccleston peu inspiré, autant il convient d’adresser une mention spéciale à Tom Hiddleston. Le film prend une autre dimension chaque fois qu’il s’attarde sur Loki. Et si c’était lui, et non Robert Downey Jr, le meilleur choix de casting de l’univers Marvel au cinéma ? L’acteur capte l’oeil du spectateur dès qu’il apparaît devant la caméra. Traître, sournois, manipulateur, pitoyable, il parvient malgré tout à susciter la sympathie. Sa relation avec Thor, son demi frère, est cette fois encore au coeur du récit. Force est de constater que le réalisateur a su mieux aborder cet aspect que Brannagh, pourtant habitué aux relations shakespeariennes. Son passage sur la série Game of thrones et sa multitude de personnages a du lui servir. Les séquences entre Thor et Loki sont de loin les meilleures du film, et s’offrent même le meilleur caméo des films Marvel (et non, ce n’est pas pour Stan Lee !).

Si Thor 2 n’élève pas le dieu de la foudre au panthéon du film de genre superhéroïque, il n’en demeure pas moins un pur blockbuster qui remplit son contrat. Certainement pas le meilleur film de la franchise Marvel au cinéma, mais loin d’être le pire, d’autant plus qu’il amène à un constat intéressant : les spectateurs se déplacent désormais pour retrouver des personnages (et pas uniquement les têtes d’affiche) durablement ancrés dans le paysage cinématographique de divertissement. Le succès est donc assuré, pour longtemps.

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