Le zombie

Les morts-vivants sont, dans la culture populaire, des êtres morts qui continuent à se manifester. Au sens strict, le terme désigne un cadavre réanimé, en général par magie ou par une infection due à un agent pathogène, comme les zombies, et au sens étendu, les esprits de personnes mortes revenues comme fantômes. Les cadavres réanimés possèdent encore leur corps, par opposition aux esprits, spectres et fantômes, qui peuvent être morts mais ne possèdent plus de ce dernier, et sont donc parfaitement intangibles. Il existe des morts-vivants de tous les types dans la plupart des croyances, dont la symbolique a été reprise pour les œuvres modernes. Les morts-vivants forment un thème populaire des romans et des films d’horreur, ainsi que des jeux de rôle. Les vampires et les zombies ont vu une abondante littérature et filmographie leur être consacrée au fil des années.

horde-zombie-550x250

Le terme de zombie fait référence à un être plongé dans un état intermédiaire entre la vie et la mort, et qui subsiste tant bien que mal sous cette forme précaire. La manifestation du mort-vivant se fait par le biais d’un corps physique à l’état de cadavre. C’est ce qui le différencie des fantômes, qui se manifeste au travers d’un corps immatériel, et qui sont des esprits persistants de personnes mortes. Il s’agit donc de différencier les deux sens de Mort-vie : certaines créatures sont des personnes auparavant bien vivantes, mais déchues à l’état de morts-vivants suite à un évènement particulier (vampires, liches, goules …) tandis que les autres sont des personnes décédées, puis revenues à la vie de façon incomplète par l’intermédiaire de la magie (fantômes, momies, squelettes…). À noter que le terme zombie peut désigner aussi bien un cas que l’autre. Cependant, on considère qu’au sens strict, la définition ne s’applique qu’aux morts ressuscités (Morts redevenus partiellement vivants), plongés dans un état de déliquescence qui les rend non responsables de leurs actes. Les vivants corrompus que sont les vampires et les liches s’apparentent davantage à des créatures démoniaques, car ils ont accompli un rite et conclu un pacte avec les puissances occultes en toute connaissance de cause.

Les zombies, dont le nom désigne à l’origine des revenants propres au folklore lié au vaudou haïtien, sont décrits dans les films d’horreur et de nombreux jeux vidéo comme des cadavres qui s’animent par un procédé magique, religieux, scientifique, ou de nature inconnue. Ils ont généralement une intelligence limitée et peu, ou pas, de volonté propre. Ils sont parfois manipulés par un démiurge extérieur ou leur seul désir est de tuer pour dévorer de la chair humaine. Contrairement aux vampires qui ont généralement l’allure d’hommes normaux, ils arborent divers stigmates laissés par la décomposition, voire continuent de pourrir après leur réanimation. Bien que leur nom provienne du créole haïtien, les zombies de fiction sont surtout issus de l’imaginaire macabre de l’Europe médiévale et ils n’ont pas grand-chose en commun avec les zombies du vaudou, lesquels ne tuent pas les vivants pour se nourrir. Ces derniers sont invoqués pour devenir des serviteurs, ne se nourrissent de rien et craignent le sel. En effet, le sel les pousserait à s’enterrer et à se faire une sépulture eux-mêmes.

Dans l’imaginaire collectif, les zombies se déplacent en masse, leurs groupements prenant l’apparence d’une horde. Ils sont cependant régulièrement isolés, ce qui fait d’eux un danger permanent, puisque très étendu. Qu’il s’agisse d’une infection virale ou d’une origine surnaturelle (religieuse ou extraterrestre), le phénomène d’expansion des zombies devient rapidement épidémique, et prend une dimension mondiale. La contagion se propage rapidement, dans la mesure où la moindre blessure infligée à un être vivant par un zombie contamine son organisme. La période de transformation du malheureux en zombie dépend du point atteint (la proximité d’une artère accélère le processus), et passe par une agonie fiévreuse et invalidante.

world-war-z-review-2

Les zombies ne ressentent plus la douleur, bien qu’ils s’avèrent sensibles aux stimuli électriques. Ils manifestent des facultés surnaturelles (relative invulnérabilité aux attaques physiques, insensibilité à la fatigue…), tandis que leurs intentions sont presque toujours hostiles aux vivants. D’instinct primaire, ils se consacrent uniquement à leur besoin de se nourrir de chair humaine. Il peut arriver que certains d’entre eux développent des facultés intellectuelles plus élevées que leurs congénères, mais cela reste rare. Les zombies n’ont aucune coordination des membres, ne peuvent pas monter les échelles ou nager, sont attirés par le bruit et l’odeur du sang. Ils peuvent repérer une proie avec la vue, malgré une acuité visuelle réduite. Ils se déplacent relativement lentement, et leur mouvement en groupe leur vaut le surnom de « mort qui marche ». Cette représentation dans les médias visuels (jeux vidéos et cinéma) a tendance à évoluer depuis quelques années, puisque le zombie est désormais capable d’effectuer des courses. Cette vision le rapproche d’un autre type de prédateur avec lequel il est facile de le confondre, l’enragé qui présente les mêmes caractéristiques. Au delà de leur apparence pourrissante, les zombies sont reconnaissables par les gémissements qu’ils éructent à chaque fois qu’ils repèrent une victime potentielle, ou qu’ils détectent une émission sonore. Le seul moyen d’en venir à bout est d’atteindre leur zone cérébrale, responsable des impulsions électriques qui permet à leur corps de perdurer après la mort.

Révélateur des psychoses de notre temps, le genre zombiesque a le vent en poupe quelque soit le média d’exploitation (cinéma télévision, littérature et jeu vidéo). Il fut représentatif de la peur ressentie à l’approche du nouveau millénaire. Un vent d’angoisse a parcouru le monde au changement de millénaire, qu’il s’agisse du fameux bug de l’an 2000 (date à laquelle toute technologie devait s’arrêter) ou du non moins fameux mois de Décembre 2012 (date de la fin du monde selon le calendrier inca). Ce sentiment de désespoir est renforcé par la crise économique mondiale qui met à mal les institutions et les valeurs. L’apocalypse zombie a toujours pour conséquence la destruction des structures économiques, politiques, culturelles et sociales. Les survivants sont livrés à eux même, et doivent parfois régir un microcosme social, établissant un ordre nouveau, pour le meilleur et pour le pire. Enfin, les défiances vis à vis de la mondialisation et de la science sont les derniers éléments expliquant le succès du phénomène zombie. La peur d’être englobé dans une entité opaque rappelle l’effet de masse qui définit une invasion zombie. Les vivants se noient sous le nombre, jusqu’à qu’il n’en reste plus qu’une poignée tentant de survivre dans un nouveau monde. L’origine de la pandémie est souvent d’origine bactériologique, mettant ainsi l’accent sur les potentielles dérives scientifiques qui se justifient au nom du progrès.

Depuis des décennies, de nombreuses oeuvres auront été consacrées au genre zombiesque. La nuit des morts vivants de George Romero (réalisateur porte-drapeau du genre avec de nombreux films dédiés aux zombies à son actif), L’armée des morts de Zack Snyder, Walking Dead originalement une série comics déclinée en série TV. De très nombreux films ont fait la part belle aux zombies avec des fortunes diverses, souvent cantonnés à ce qu’on appelle communément la série Z ou le direct to video. La littérature n’est pas en reste avec Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley, Guide de survie en territoire zombie et World War Z de Max Brooks (ce dernier étant récemment adapté au cinéma), Horizon de cendres de Jean-Pierre Andrevon, Les Chroniques de l’armageddon 1, 2 et 3 de J.L Bourne. On peut encore citer, La nuit a dévoré le monde de Pit Agarmen,  Apocalypse Zombie de Jonathan Maberry, Feed de Mira Grant ou la trilogie de David Wellington (Zombie Island, Zombie Nation et Zombie Planet). Vous retrouverez bientôt sur le blog la chronique du livre de Alden Bell Les faucheurs sont les anges.

Cet article a été rédigé avec le support de Wikipédia, et de ma petite tête.

Un vent de renouveau

Hellblazer

Les Pages Fantastiques viennent de subir une refonte. En effet, désireux d’élargir le lectorat de ce blog et lui donner une portée bien plus importante que celle qu’il a eue jusqu’à présent (quasi nulle, il faut bien l’avouer), j’ai opté pour un nouveau parti-pris. Si le blog accueillera toujours les articles que je consacre à la littérature de l’imaginaire, il s’étoffera avec les chroniques concernant les lectures du 9ème art réservées à un public averti. Elles concerneront les comics, qui ont désormais droit à leur catégorie. 😉

C’est pourquoi j’ai décidé d’y importer certains articles auparavant publiés sur Cases, Bulles et Superpouvoirs (que je recentre par la même occasion sur le genre super héroïque). Spawn et, John Constantine font leur apparition sur ce blog, en attendant Rick Grimes ou Hellboy ! Je tiens à maintenir la passerelle entre ces deux sites, en annonçant là bas ce que je publie ici, et inversement. J’espère que vous prendrez plaisir à naviguer entre les deux 😉

Fatale T.2 : La main du diable

Los Angeles, années 1970. malgré tous ses efforts pour rester discrète, Josephine a bien du mal à se cacher des cultes sataniques et des collectionneurs malsains de films louches qui agissent dans l’ombre d’Hollywood. et lorsqu’un pseudo acteur et sa petite amie blessée croisent son chemin, ses vieux démons ressurgissent et se propagent jusqu’à atteindre un Nicolas Lash encore fragile …

La main du diable contient les épisodes U.S  Fatale Book Two : The devil’s business #6-10 scénarisés par Ed Brubaker et dessinés par Sean Phillips. Lire la suite Fatale T.2 : La main du diable

Fatale T.1 : La mort aux trousses

Fatale 1De nos jours, aux Etats-Unis. lors des obsèques de son parrain, le reporter Nicolas Lash rencontre une mystérieuse jeune femme qui se fait appeler Jo. Intrigué par ses propos, mais surtout subjugué par sa beauté, il se laisse séduire. mais il découvre très vite que celle qui le fascine tant traverse les années sans vieillir, cherchant à échapper à un gangster qui s’avère être un monstrueux démon immortel. Et visiblement, il n’est pas le premier à tomber dans les filets de la belle …

La mort aux trousses contient les épisodes U.S  parus dans Fatale Book One : Death chases me #1-5 scénarisés par Ed Brubaker et dessinés par Sean Phillips. Lire la suite Fatale T.1 : La mort aux trousses

Les dossiers de Hellblazer : Pandemonium

Quand John Constantine croise le regard envoûtant d’Aseera, il ignore encore que cette rencontre le mènera de ses chères rues de Londres aux terribles champs de batailles iraquiens. Alors qu’une bombe explose au British Museum, les services secrets de sa Majesté font appel à ses talents pour interroger un de leurs suspects, peu enclin à coopérer… Un homme dangereux et impénétrable, qui tour à tour plonge ses interrogateurs dans une souffrance psychologique proche de la démence. John Constantine subira-t-il le même sort ?

Les dossiers de Hellblazer T.2 contient les épisodes de la mini série Hellblazer : Pandemonium scénarisés par Jalie Delano et dessinés par Jock, et Hellblazer #181 scénarisé par Mike Carey et dessiné par Jock. Lire la suite Les dossiers de Hellblazer : Pandemonium