Le livre de toutes les heures, I : Vélum de Hal Duncan

Depuis des temps immémoriaux, le trône de Dieu est vacant. Ses anges et tous ceux dont le sang se charge d’une parcelle de divin, les Amortels, se sont divisés en deux clans : les Souverains et l’Alliance. Le conflit qui les oppose s’étend à tout le Vélum, ce tissu de mondes en comparaison duquel notre Terre n’est qu’une trace de crasse sous l’ongle d’un pouce. Pour Phreedom Messenger, qui recherche son frère, Thomas, et refuse de choisir un camp, le temps est compté car la guerre des Cieux sera bientôt totale.

Le livre de toutes les heures, ou le type même de la saga fleuve, lourde, atypique, que je crevais d’envie de lire en me préparant à souffrir. Véritable ovni littéraire, Vélum, premier tome, confirme ce préjugé. Commençons par le début. Hal Duncan est un auteur écossais que j’ai découvert en lisant Evadés de l’enfer, un des trois livres qu’il a écrits (avec les deux parties du Livre de toutes les heures). L’écrivain signe avec ce diptyque une œuvre ambitieuse. Le récit multidirectionnel se déroule pendant une guerre, celle qui oppose deux factions d’êtres divins, Les Souverains et l’Alliance. Rien de très compliqué jusqu’à ce qu’on découvre le Vélum. Sorte de multivers , il abrite de multiples versions de nous. On découvre ainsi Thomas, à moins que ce ne soit Jack ou encore … Et il est (très) loin d’être le seul, hier, aujourd’hui ou demain.

Vélum frappe par la complexité de la narration, non de l’intrigue. Duncan déstructure son récit en jouant sur les lieux (parallèles) et la chronologie (en remontant parfois très loin avant, et devant), mais également les multiples versions de ses personnages. le livre est tantôt narré à la première personne, tantôt à la troisième. Le lecteur s’y perd, mais retrouve le fil de justesse, à chaque fois. Un exploit tant Duncan semble partir dans tous les sens. Si son style direct reste présent, il s’élève aux moment opportuns, lorsqu’il évoque l’ère sumérienne, ou lorsque les essences divines entrent en scène. Le lecteur suit difficilement le récit, mais est emporté dans ce tissu de mondes qu’est le Vélum. Duncan raconte un univers foisonnant, peuplé de magnifiques et d’indicibles, où le saint Graal n’est rien de moins que le trône de Dieu.

Vélum est la première partie d’une oeuvre ambitieuse, inoubliable, inédite et parfois même incompréhensible. je n’en aurais pas saisi toutes les subtilités, mais j’en garde le bon souvenir d’une lecture éreintante mais si particulière. Il me faudra un peu de temps pour lire sa suite et fin, Encre. Mais j’irai ,hier ou demain, à moins que ce ne soit maintenant, découvrir ce que réserve le dénouement.

 

 

3 réflexions sur “ Le livre de toutes les heures, I : Vélum de Hal Duncan ”

  1. En espérant que « Encre » soit à la hauteur ! Il n’y a rien de pire que d’être déçu après tant d’efforts de lecture…

    1. Coucou et bienvenue ici Escrocgriffe 😉
      Je croise les doigts pour qu’effectivement il soit à la hauteur. mais je ne le saurai pas tout de suite, car après avoir enchaîner quelques pavés, je vais plonger dans quelques livres plus courts, et plus faciles d’accès 😉

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