Les chroniques de l’armageddon T.3 : Opération zombie de J.L. Bourne

L’humanité est au bord de l’extinction. L’infection s’est propagée, inexorablement, et les morts traquent les rares survivants. Le seul espoir du genre humain repose sur les épaules d’un officier de la Navy, à la tête du commando Hourglass. Il va devoir accomplir l’impossible : pénétrer dans une base située en plein coeur de la Chine communiste et percer le mystère de l’infection avant qu’il ne soit trop tard.

Si tu fais partie des fidèles aprmi les fidèles, tu sais que j’affectionne les histoires de zombies. Tu sais également que je me suis jeté sur les chroniques de l’armageddon aussi goulûment qu’un mort vivant sur un paquet de viande bien fraîche. Les deux premiers tomes de la trilogie, Journal d’un survivant face aux zombies et Exil, se présentaient sous la forme d’un journal de bord, rendant particulièrement immersive et réaliste cette plongée dans un monde dévasté. Dès les premières pages de ce troisième et dernier volet, la surprise est de taille. J.L Bourne abandonne la narration à la première personne pour raconter son récit de manière plus classique. Il s’opère d’emblée une distanciation du lecteur par rapport au récit, allant ainsi à l’opposé de l’expérience à laquelle l’auteur nous avait conviés jusqu’à présent. L’un des intérêts majeurs de la saga est sacrifié par l’auteur, même si ce choix est aisément justifiable.

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La liste des survivants s’est considérablement allongée (toutes proportions gardées au regard de la population zombie). Pour développer et conclure son histoire, J.L Bourne n’a d’autres choix que de multiplier les poins de vue, ainsi que les lieux de l’action. D’une Amérique dévastée, on passe à la navigation en haute mer à bord d’un porte-avions, puis d’un sous-marin. On se dirige vers la Chine, en passant par l’île d’Oahu proche des côtes hawaïennes, ou encore le pôle arctique. Bourne élargit donc géographiquement son apocalypse. Souvent, même si l’épidémie est mondiale, les histoires se cantonnent au territoire américain. On franchit ici les frontières, à l’instar du World War Z de Max Brooks (livre avec lequel l’auteur va jusqu’à partager l’origine géographique de la catastrophe). On retrouve cependant certains des éléments qui ont fait le succès de la série jusqu’à présent : une documentation réelle (l’auteur est issu de l’armée) sur l’organisation militaire, la stratégie mise en place, l’armement utilisé, ou encore les conditions de vie, ici détaillées, sur les bâtiments de guerre.

Le dénouement des Chroniques de l’armageddon s’avère efficace, même si on peut déplorer l’abandon du format journal de bord. Malgré tout, le roman s’inscrit dans la lignée des deux opus précédents, et restera une série solide de la littérature zombiesque.

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