Spawn Undead T.1 et 2

Le croquemitaine est un personnage maléfique dont on parle aux enfants pour leur faire peur et ainsi les rendre plus sages. Son rôle sert souvent à marquer les interdits sur des moments ou des lieux considérés comme dangereux : en premier, la nuit, traditionnellement dévolue aux démons et aux mauvais esprits. La crainte provoquée par la menace de tels personnages crée une peur qui n’a plus besoin d’être motivée . Les croquemitaines existent dans l’imaginaire de tous les pays. Leurs noms sont extrêmement variables et, sauf quelques particularités qui permettent de les identifier, leur aspect est assez mal défini, ce qui, dans une transmission orale, permet à chacun de s’imaginer un être d’autant plus effrayant : homme, femme, animal, ou même une créature fantasmatique. L’essentiel étant d’y croire.

Pourquoi cette définition en préambule, plutôt qu’un résumé de ces deux comics ? Parce que peu importe l’histoire, dans le cas présent. Spawn Undead (écrit par Paul Jenkins et dessiné par Dwayne Tuirner) c’est replacer Spawn dans le rôle du croquemitaine de service. Les deux tomes de cette mini-série sont composés de plusieurs chapitres au traitement similaire. Dans chacun d’entre eux, un personnage se retrouve confronté à la mort, qu’il s’apprête à franchir la barrière, que ce soit déjà fait, ou qu’il s’apprête à la causer. Spawn est là pour « sauver » ces âmes perdues, dans le seul but de maintenir l’équilibre de la balance entre le Bien et le Mal. Alors, ces histoires peuvent s’avèrer répétitives. Elles sont écrites et mises en image par le même duo artistique tout au long des deux tomes. Pour une fois, la cohérence visuelle et scénaristiques ne jouent pas vraiment faveur du comic book. Cela aurait permis de varier un peu les plaisirs au fur et à mesure qu’on tourne les pages. Je suis en général assez attaché à une certaine homogénéité dans les séries. Mais lorsqu’il s’agit de proposer une succession de one shots sur un thème précis, autant jouer à fond la carte des regards différents d’un artiste à un autre.

Pour autant, j’ai été conquis par cette série. Spawn ne m’a jamais déçu, aussi loin que je m’en souvienne (même si je n’ai pas tout lu, mais je compte bien y remédier). J’y ai retrouvé tous les éléments que j’apprécie chez lui : noirceur, violence, redéfinition des concepts du Bien et du Mal. Quant aux planches, je les ai trouvées très réussies, dans la lignée de ce qui se fait dans ce genre de production. Les écrits et les dessins puent le désespoir. Dans cette atmosphère pesante, Spawn vient récolter les âmes.

Spawn Undead m’a procuré un grand plaisir, malgré ce sentiment de répétition dans les chapitres. Peut-être est-ce simplement du au fait que j’ai enchaîné les deux tomes. Quoiqu’il en soit, pour 4 Euros, je dis Amen !

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