The last days of american Crime T.1,2 et 3

Le gouvernement des Etats-Unis a prévenu : dans deux semaines, terrorisme et crime organisé seront éradiqués de la surface du globe. Un laps de temps nécessaire à Graham pour monter LE cambriolage du siècle …

The last days of american crime est un creator owned publié en France en trois albums, scénarisé par Rick Remender et dessiné par Greg Tocchini.

A partir d’un pitch intrigant dans lequel le gouvernement américain aurait trouvé le moyen de supprimer de l’esprit des citoyens toute tentation criminelle, Rick Remender signe une histoire digne des meilleurs polars. Sexe, violence et braquage sont au menu. Le scénariste ne renie pas les codes du genre, avec femme fatale, volutes de fumées de cigarette, bars crasseux et corps criblés de balles. On retrouve une belle brochette de personnages en marge de la société, du loser roi du braquage Graham à la sulfureuse Shelby, en passant par l’instable Kevin. On pourra tout de même regretter que la réflexion sur le droit à manipuler la liberté de penser ne soit pas plus poussée. Il faut dire que le rythme demeure enlevé et que la série est assez courte.

Il serait criminel d’en dévoiler d’avantage sur le plan qui réunit ces personnages. Remender dresse le portrait d’une Amérique en perdition Il crée une ambiance crépusculaire, marquant la fin d’une époque (celle où le crime était possible), parfaitement rendue par le dessin de Greg Tocchini. L’artiste restitue cette atmosphère lourde et poisseuse qui exhale des pages. Qu’il s’agisse de la rencontre torride avec Shelby ou d’une fusillade en pleine rue, les planches immergent le lecteur dans un univers de violence et de danger, et ne lui épargnent rien.

Le lecteur appréciera les bonus relatifs à chaque album. Une interview de Rick Remender conclura le premier tome, alors que la conception des planches permettra d’apprécier le travail du dessinateur Greg Tocchini. Enfin, le dernier album présentera l’incontournable galerie de couvertures signées Alex Maleev. Ces bonus confirment que malgré une pagiantion toute relative (environ 60 pages le tome), le travail d’édition sur The last days of american crime s’avère de bonne facture, simple mais complet.

The last days of american crime est donc une excellente surprise, qui aurait gagné à se développer sur la longueur. Une réussite pour les amateurs de comics lorgnant du côté du polar, qui auront la chance de retrouver les personnages sur les écrans, puisqu’une adaptation est prévue avec Sam Worthington (Avatar) dans le rôle titre (sic).

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