Wonder Woman T.3 : de sang et de fer

WW3Tandis qu’une terrible trahison pousse la vaillante princesse des amazones à conclure un marché avec les dieux qui ne souhaitent qu’une chose, sa mort, de nouvelles responsabilités viennent compliquer sa mission. Hermès vient en effet de dérober le dernier fils de Zeus, et Orion, le mystérieux Néo-Dieu est envoyé non pas pour le retrouver mais pour l’exécuter …

Wonder Woman : De sang et de fer contient les épisodes de la série Wonder Woman #0 et #13-18 scénarisés par Brian Azzarello et dessinés par Cliff Chiang et Tony Atkins.

@loran.cbs

On prend les mêmes et on recommence (bien). Voilà le constat qui s’impose à la lecture de ce troisième tome de Wonder Woman version new 52. Azzarello continue de réécrire la princesse des amazones, et la mythologie qui l’entoure. Les personnages sont atypiques, comme Arès, formidable vieillard aigri et terriblement inquiétant. On en apprend ainsi plus sur la relation qui l’unit à Wonder Woman. Les coups bas pour obtenir le trône de Zeus laissé vacant sont monnaie courante. Les dieux complotent, et l’enfant de la jeune Zola est l’objet des convoitises. La famille divine s’agrandit, et les concurrents potentiels se font nombreux. Au centre des évènements, Wonder Woman fera tout son possible pour sauver l’enfant. La chose se complique avec l’arrivée d’Orion, personnage bien connu des amoureux de Jack Kirby et de ses Néo Dieux. Autre nouvel arrivant, le premier né, premier fils de Zeus et d’Héra, bien décidé à prendre ce qui lui revient de droit. Sa découverte promet des séquences spectaculaires pour les épisodes à venir …

@loran.cbs

Si Azzarello continue sa réécriture du personnage de Wonder Woman, avec succès, il faut dire qu’il est bien épaulé par les artistes qui lui sont associés. Cliff Chiang, en tête, dont le style m’a conquis dès les premières planches du premier tome. Sa Wonder Woman est belle, athlétique, une amazone comme on l’aime. Son style au trait sûr et anguleux plonge le lecteur dans cette ambiance de mythologie antique, et pourtant replacée dans un contexte contemporain. Tony Atkins, quant à lui, progresse au fil des albums. Si son travail pouvait déstabiliser au début (Wonder Woman qui louchait …), l’artiste s’améliore depuis. S’il ne parvient pas à égaler Cliff Chiang, les épisodes dont il est en charge sont bien réalisés, et il se dégage de l’album une certaine homogénéité visuelle.

@loran.cbs

De sang et de fer confirme s’il en était besoin que cette nouvelle Wonder Woman a encore de belles heures devant elle, et le lecteur avec. Azzarello dépoussière le mythe depuis sa prise en main de la série, accompagné d’artistes intéressants, faisant de cette série une des valeurs sûres du catalogue DC Renaissance.

6 réflexions sur “ Wonder Woman T.3 : de sang et de fer ”

  1. Rien à faire. Ce dessin ne passe pas. Quand je feuillette ce truc, j’ai l’impression d’être devant Cartoon network à mater le Justice League animated avec mes gamins. J’avais pourtant fortement adhéré à NEXTWAVE, qui présente un style très similaire (je crois d’ailleurs me souvenir que tu n’avais pas voulu tenter l’expérience…. à cause du dessin!). Mais la qualité du scénario, et surtout l’originalité de l’ensemble m’avait convaincu d’essayer et je n’ai pas regretté. Là j’avoue que je ne vois pas qu’est-ce qui différencie cet album des autres aventures de l’amazone. Introduire le fourth world ne suffira pas à me faire sauter le pas (n’est pas Kirby qui veut). Je ne demande pas du Jim LEE, ni du FINCH à chaque album, mais quand même… WW méritait mieux.

  2. Une bonne série en effet. Je ne cautionne pas forcément l’arrivée d’Orion, qui n’a pas grand chose à faire ici (et est un peu bizarrement bâti qui plus est^^), mais la vision de la mythologie d’Azzarello est intéressante. Et je me régale avec Chiang.

    1. Pareil. Et si l’arrivée d’Orion m’a un peu déstabilisé, finalement, je l’ai acceptée au fil des planches. Content de savoir que le style de Chiang t’a convaincu. j’ai adhéré dès le départ, mais je déplore que certains dans mon entourage ne parviennent pas à franchir le pas visuel pour découvrir la série. Je ne leur en veux pas, j’ai la même réaction vis à vis de Locke & Key, chef d’oeuvre reconnu unanimement, mais que je n’arrive pas à tenter pour les mêmes raisons …

      1. Chiang m’a convaincu dès le début mais c’est vrai que son style est un peu atypique (avec une tendance rétro) donc ça bloque certains. J’ai le même souci avec certains comics encensés par pas mal de monde, mais dont le dessin ne me plaît pas, ce qui est toujours rédhibitoire pour moi (hélas).

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