Green Lantern / Green Arrow

Imaginées par Dennis O’Neil et illustrées par Neal Adams, les aventures combinées de Green Arrow et Green Lantern, marquées apr la politique libérale des années 60-70, ont bouleversé l’industrie des comics par leurs thématiques modernes, profondément ancrées dans les problématiques de l’époque. Le racisme, la violence, la drogue, la corruption, furent autant de sujets abordés par la vingtaine d’épisodes recueillis dans cet album complet inédit. Une nouvelle étape dans l’évolution du médium.

Cet album contient les épisodes U.S Green Lantern #76-89 scénarisés par Dennis ONeil et dessinés par Neal Adams, et Flash #217-219 et #226 scénarisés par Dennis O’Neil et Elliott Maggin et dessinés par Neal Adams.

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Bon, et bien que dire après ce quart de couv’ ? Qu’il faut se jeter dessus. Pourquoi ? Parce qu’on tient là une intégrale signé par le légendaire duo Dennis O’Neil / Neal Adams, aussi reconnu que ne pouvait l’être celui composé par les deux Green. Il faut savoir qu’à l’époque, la série Green Lantern ne se portait pas au mieux. Pour la relancer, DC fait appel au scénariste de la série Green Arrow, Dennis O’Neil, qui venait de dépoussiérer le personnage d’Oliver Queen, en le ruinant d’une part, et en en faisant une sorte de Robin des bois des comics d’autre part. L’auteur a l’idée de génie d’associer les deux personnages en confrontant leurs points de vue, et donc leur vision de l’Amérique des 70’s. Oliver Queen (Green Arrow donc) décide de parcourir les Etats-Unis en compagnie de Hal Jordan (Green Lantern n’est ce pas) afin de lui ouvrir les yeux sur les difficultés de ses semblables, lui qui semble si éloigné de la réalité du quotidien depuis qu’il accumule les aventures cosmiques dans toute la galaxie. Un des Gardiens, sage et accessoirement supérieur hiérarchique de Jordan va même s’inviter dans ce road movie le temps de quelques épisodes, qui accueilleront aussi une certaine Black Canary.

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L’album regorge de séquences marquantes, bien que marquées aujourd’hui d’une certaine naïveté. Pour en profiter pleinement, il faut bien se rappeler (ou apprendre pour les plus jeunes d’entre nous) ce qu’était l’Amérique des seventies. Certains épisodes sont rentrés dans le panthéon du genre, comme celui dans lequel Green Arrow, conscience politique du duo, trop occupé à éveiller celle des autres, ne voit pas ce qui se passe juste sous ses yeux : son jeune partenaire Speedy se drogue. Si les comics sont entrés dans une autre dimension à ce moment là de leur histoire, à savoir celui du monde adulte, ils le doivent en partie à cette série d’épisodes. L’autre star du duo, c’est bien sûr le grand Neal Adams. L’artiste régale par son sens du cadre et son style. Jamais Green Lantern et Green Arrow n’ont paru aussi beaux. On nage visuellement en plein 70’s, de loin la meilleure époque artistique, quel que soit le médium. Suis-je vraiment objectif lorsque je dois écrire sur Neal Adams, tant j’aurais été marqué par son Batman ?

L’intégrale Green Lantern / Green Arrow est une excellente sortie du catalogue d’Urban Comics qui prouvera s’il en est encore besoin tout le talent des grands Dennis O’Neil et Neal Adams, qui firent définitivement basculer les comics dans une autre dimension.

Une réflexion sur “ Green Lantern / Green Arrow ”

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