La lignée, de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan

La-LignéeDepuis son atterrissage à l’aéroport JFK à New York, un avion en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle. Le spectacle qu’Ephraïm et son équipe d’épidémiologistes découvrent à bord à de quoi glacer le sang : tous les passagers sauf quatre sont morts, en apparence paisiblement. Ont-ils été victimes d’un attentat au gaz ? D’une bactérie foudroyante ? Lorsque le soir même, deux cent cadavres disparaissent des morgues de la ville, Ephraïm comprend qu’une menace sans précédent plane sur New York. Lui et un petit groupe décident de s’organiser. pas seulement pour sauver leurs proches. C’est la survie de l’humanité entière qui est en jeu …

Voici le premier roman d’une trilogie bien connue des amateurs de comics et de littérature fantastique. Adaptée sur différents supports sous le nom The Strain (comics, série T.V), elle connait un véritable succès, sans doute porté par le nom prestigieux d’un de ses auteurs, Guillermo Del Toro (réalisateur des films Hellboy, du Labyrinthe de Pan, entre autres). Le parti-pris des auteurs pour raconter cette histoire de vampires, c’est de traiter l’invasion comme une épidémie. Le roman oscille entre littérature vampirique (celle du Nosferatu), genre zombiesque (la mécanique de la contamination) et réalisme (on découvre la procédure du CDC, organisme de lutte contre les maladies infectieuses et menaces bactériologiques). Le lecteur a alors l’impression de lire un thriller vampirique relativement inédit, malgré les codes bien connus.

On trouve le héros bien évidemment touché par un drame personnel (fraîchement divorcé, il est sur le point de perdre la garde de son fils), la partenaire efficace et amoureuse, le dératiseur qui fait office d’action man et surtout le professeur expert en vampires, au passé bien fourni. C’est par l’entremise de ce personnage, le professeur Setrakian, que le lecteur se connecte à l’univers aux influences lovecraftiennes de Del Toro (ou autres Mignola). L’homme a connu l’Holocauste. Mais là où il pensait voir le pire, il découvrit plus horrible encore … Nazisme et créatures fantastiques aux organes tentaculaires (ici un appendice buccal, l’aiguillon) la recette fonctionne toujours. Au delà du fait que le récit décortique la propagation du « virus », le rythme de l’histoire est savamment dosé, le duo d’auteurs instaurant une atmosphère de tension pesant lourdement sur les épaules de ce petit groupe de résistants, alternant lutte bactériologique et confrontations terrifiantes.

La lignée est une bonne entrée en matière, qui ne révolutionnera peut-être pas le genre vampirique, mais l’aura quand même déjà marqué de son empreinte.

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