Le Nécronomicon, chez Bragelonne

« Ceci est le témoignage de tout ce que j’ai vu, et de tout ce que j’ai appris. Je dois noter tout ce que je peux à propos des horreurs qui hantent le monde extérieur. Et si je ne parviens pas à achever ma tâche, servez-vous de ce que vous trouverez ici pour découvrir le reste, car le temps est compté et l’humanité ne sait pas quelles calamités sont sur le point de s’abattre sur elle. QUE LES DIEUX VOUS ACCORDENT DE MOURIR AVANT QUE LES GRANDS ANCIENS RÈGNENT DE NOUVEAU SUR LA TERRE ! » Cet avertissement n’est pas à prendre à la légère. Vous tenez entre vos mains l’édition ultime du terrible Necronomicon, le livre occulte auquel H.P. Lovecraft fait référence à travers toute son oeuvre. Après presque un siècle de spéculations sur son existence, des découvertes effroyables ne laissent plus de place au doute : le Necronomicon existe.

L’éditeur Bragelonne, qui a récupéré dans son catalogue des droits liés à l’œuvre d’H.P Lovecraft, vient de sortir une nouvelle édition du Nécronomicon. Pour la première fois dans nos contrées (et peut-être dans le monde), l’éditeur publie en un seul volume l’intégralité de l’œuvre de Simon. Soucieux de ne pas s’attirer les foudres du clergé, c’est sous ce pseudonyme qu’un évêque orthodoxe, a publié la version la plus récente du livre. Originaire de Grèce, il l’a apporté aux États-Unis, dans les années 1970. Sa traduction en anglais est basée sur l’une des plus anciennes versions du texte, datant du IXe siècle. Le Necronomicon est l’œuvre d’un certain Abdul al-Hazred, un poète ayant vécu vers 730 après J.-C. L’Arabe dément, comme on l’appelait alors, y aurait retranscrit les textes sacrés de divinités obscures, les fameux Grands Anciens du panthéon lovecraftien. Ce livre serait un artefact qui pourrait provoquer la fin du monde.

Ainsi, en plus du Necronomicon en lui-même, fidèlement traduit parPhilippe Touboul, vous aurez droit dans ce volume aux autres travaux de Simon, qui sont tous inédits en langue française : Les Noms Morts,L’Histoire secrète du Necronomicon. C’est le témoignage de l’évèque sur les origines du livre et les circonstances de sa découverte. On découvre Le livre de sorts du Necronomicon, dont le titre est assez parlant : si ça vous chante, vous pourrez invoquer Cthulhu à l’aide de ce grimoire. Les Portes du Necronomicon est un essai qui complète le mythe et vous permettra d’en savoir plus sur les rituels et les précautions à prendre. Et enfin, il y a aussi un cahier d’illustrations en couleurs que l’on doit à François Launet et Marc Simonetti.

Je ne rédigerai pas ici la critique de cet ouvrage que je viens tout juste de recevoir (et que je n’ai pas encore lu en long, en très large et en travers). En revanche, je peux écrire ce qui saute aux yeux.  En l’occurrence, il s’agit là d’un bien beau livre objet, volumineux (888 pages), à la pagination faussement inégale et abîmée, pour souligner son aspect grimoire. C’est Noël avant l’heure pour l’amateur du mythe lovecraftien que je suis !

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