Eerie & Creepy présentent Bernie Wrightson

Voici enfin rassemblées en un seul volume l’ensemble des histoires, illustrations et couvertures, publiées dans les magazines cultes Creepy et Eerie et réalisées par le maître incontesté de l’horreur : Bernie Wrightson ! Les histoires présentées dans ces pages, adaptées de Poe ou Lovecraft ou créées par les grands scénaristes de la bande dessinée d’épouvante tels que Bruce Jones, vont vous faire découvrir Bernie Wrightson au sommet de son art ! Ses superbes récits horrifiques susciteront l’admiration de George A. Romero et de Stephen King pour qui il signera entre autres collaborations l’adaptation BD du film Creepshow, ou de Dario Argento, qui adaptera le monstrueux chef d’oeuvre Jenifer dans la série Masters of horror. Plongez-vous avec délectation dans ce recueil et redécouvrez enfin en intégralité l’oeuvre fondatrice d’une véritable légende de la bande dessinée d’horreur !

Jenifer

Difficile de rajouter quoi que ce soit après ce quart de couverture plus que parlant. Délirium poursuit sa quête de réédition des bandes dessinées parues dans les revues d’horreur Creepy et Eerie. Après les anthologies consacrées aux magazines cités (deux tomes chacun), puis deux albums consacrés à Richard Corben, l’éditeur s’intéresse cette fois à Bernie Wrightson. L’artiste fait figure de maître du genre horrifique, avec notamment un travail mémorable sur le roman graphique Frankenstein ou le Prométhée moderne. Les récits proposés propulsent le lecteur dans les années 70 (époque bénie des Dieux ou la messe était dite par l’inspecteur Callahan et avec les Rolling Stones en enfants de choeur). L’horreur y est alors représentée de manière plus frontale qu’elle  ne l’était jusqu’alors, se débattant avec la censure d’époque. La violence est plus graphique, et Bernie Wrightson y étale tout son talent. La noirceur des histoires et l’horreur qu’elle suscite permet à l’artiste de s’exprimer pleinement.

Nightfall

Wrightson expérimente, perfectionne la finesse de son trait et de son encrage au fil des récits. Le traitement visuel peut varier d’une histoire à l’autre, passant du style noir et blanc plus contrasté de Le chat noir à celui plus fin de Clarice, allant jusqu’au coloré Le monstre de boue. Mais on reconnaît quoi qu’il en soit le style particulier et subtil du dessinateur dans chacune des histoires présentées. D’un point de vue graphique et scénaristique, ma préférence ira à la nouvelle inspirée d’Edgar Allan Poe, Le chat noir, mais également aux terrifiants Jenifer et Quand la nuit tombe (qui a encore de quoi traumatiser des générations de lecteurs). En fin d’ouvrage, les illustrations et les couvertures réalisées par Wrightson achèvent de convaincre de son talent.

Avec cet album, Délirium propose un épisode fondateur de la bande dessinée d’horreur, mettant l’accent sur un artiste essentiel. Eerie & Creepy présentent Bernie Wrightson fait donc office d’incontournable en cette fin d’année. Décidément, l’amateur de frissons dessins est gâté avec le travail de réédition initié par Délirium et Akiléos !

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