Ascension

ascension

1963, la guerre froide est propice à la course à l’exploration spatiale entre les Etats-Unis et l’U.R.S.S. Des américains embarquent pour un voyage dans l’espace qui durera cent ans, à destination d’une planète qui offrira de nouvelles perspectives à l’espèce humaine.  Cinquante ans plus tard, une jeune femme est retrouvée assassinée à bord du vaisseau. Les voyageurs commencent alors à s’interroger sur le but de leur expédition.

Ascension est une série créée en 2014 par Phillip Levens et Adrian Cruz, avec Tricia Helfer, Brian Van Holt, Gil Bellows, Brandon P. Bell, jacqueline Byers, Lauren Lee Smith, Al Sapienza.

Le concept de ce T.V show est alléchant. Diffusée sur la chaîne SyFy au cours de trois soirées d’environ une heure quinze, la série suit des américains issus de la génération guerre froide qui se retrouvent en micro société, embarqués à bord un vaisseau spatial. Avec leurs règles, leurs coutumes … qui, de  prime abord, ne se résument qu’à  la sempiternelle différence sociale entre les ponts inférieur et supérieur. Mais au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire, plusieurs bonnes idées se révèlent (la loterie pour gagner le droit à la fécondation, la première enquête criminelle de l’histoire pour cette génération d’explorateurs). On découvre petit à petit les mœurs et le mode de vie de ces hommes et femmes qui représentent une version alternative d’une société post 60’s. Malheureusement, le concept n’est exploité que partiellement par l’intrigue qui s’offre un twist dès la fin de la première soirée (et qu’on sent quand même un peu venir), entrainant la série dans une toute autre direction.

Dans la seconde partie, on quitte alors le domaine de la science-fiction pure pour assister à une sorte Truman Show spatial, sans toutefois atteindre l’intelligence et l’aspect subversif du film de Peter Weir. La faute à une durée trop courte, et à un casting pas toujours à la hauteur (notamment dans les seconds rôles), même si les fans apprécieront de retrouver l’égérie de la série Battlestar Galactica, Tricia Helfer. Le manque de justesse dans l’interprétation de certains personnages empêchent parfois l’identification du spectateur, qui ne s’attarde pas toujours sur les péripéties relationnelles qui les (dés)unit. Malgré cela, la série parvient in extremis à surmonter ses défauts grâce à une dernière partie plus enlevée, où les enjeux prennent de l’importance, jusqu’à un dénouement qui renoue avec le genre dans lequel la série était censée s’ancrer (la science-fiction, tu suis ?).

La série ne fera pas l’unanimité. Cependant, au regard de sa courte durée, autant embarquer à bord de l’Ascension pour se faire sa propre idée d’un show qui aura (maladroitement) tenté de mêler les genres, ce qu’avait pourtant brillamment réussi son illustre prédécesseur Battlestar Galactica (et dans une moindre mesure sa préquelle Caprica).

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