Walking Dead : Bienvenue en enfer – 1 à 2

Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus. Mais ils errent à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Il n’a alors plus qu’une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu’ils soient rescapés de ce monde devenu fou. Un monde ou plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix. Walking Dead : Passé décomposé contient les épisodes U.S Walking Dead #1-6 scénarisés par Robert Kirkman et dessinés par Tony Moore et Charlie Adlard.

Couv_63366Un fléau a transformé les morts en zombies errants à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Un groupe de rescapés, menés par Rick, ancien policier de son état, tente de s’en sortir dans ce monde devenu fou où une seule règle prévaut dorénavant : survivre à tout prix. Fuyant les zones urbaines infestées, les rescapés trouvent refuge dans une ferme aux ressources providentielles, mais qui recèle également de nouveaux dangers. Walking Dead : Cette vie derrière nous contient les épisodes U.S Walking Dead #7-12 scénarisés par Robert Kirkman et dessinés par Charlie Adlard.

C’était il y a (déjà !) dix ans de cela, débarquait les premiers épisodes de ce qui allait devenir un phénomène mondial. C’était en 2005 Outre Atlantique, en 2006 chez nous. Le virus Walking Dead allait se répandre aussi vite et largement que la contamination relatée dans la série. Robert Kirkman, alors scénariste de Battle Pope, Invincible et Marvel Zombies (tiens donc), propose à l’éditeur Image Comics de développer une série régulière racontant la fin du monde suite à une invasion de zombies. Si les dirigeants ne sont pas convaincus d’emblée, la politique maison qui fait la part belle aux creator owned lui donne sa chance. Kirkman s’associe dans un premier temps au dessinateur Tony Moore, qui sera vite et définitivement remplacé par Charlie Adlard. C’est le début de la gloire.

 Après une introduction qui n’est pas sans rappeler le film de Danny Boyle 28 jours plus tard, dans lequel le héros sortait lui aussi du coma pour découvrir un monde dévasté, le lecteur suit l’ex policier Rick Grimes, personnage principal dont l’évolution physique ET psychologique servira de fil conducteur à la série. D’abord isolé, il tente de survivre par ses propres moyens en découvrant l’ampleur des dangers qui le guettent. Alors qu’il explore tant bien que mal la ville d’Atlanta (les autres survivants sont forcément réfugiés dans les zones urbaines, protégées par les autorités), il apprend vite que les villes sont devenues de vrais nids de zombies avides de chair fraîche. Il ne devra sa survie qu’à l’intervention de Glenn, jeune homme qui deviendra une des figures emblématiques de la série. Le temps pour lui de retrouver sa famille dans un campement de survivants et il est propulsé responsable de ce petit groupe.

Maintenant que Rick est en présence des siens, les enjeux sont définis et la tension peut monter. Et ça commence dès l’instauration d’un triangle amoureux, composé de Rick, de sa femme Lori, et de Shane, ex partenaire du policier. Kirkman expose dès le premier tome ce qui fera le socle de sa saga : les relations entre les personnages. Si le premier tome propose un schéma classique, c’est dans le second album que la série va réellement prendre son envol. Quelques morts et plusieurs kilomètres plus tard, les survivants se réfugient dans une ferme, propriété d’Hershel. C’est là que le monde révèle qu’il a totalement changé. Les valeurs humaines sont mises à mal (la grange). La prise de conscience du danger dévoile aux yeux de tous toute la dimension de l’horreur, et chacun révèlera dès lors sa vraie nature.  Car dans Walking Dead, le mal est partout, y compris là où on ne l’attend pas …

Les premiers épisodes de la série introduisent non seulement une galerie de personnages fouillés et bien écrits, un univers aux bases bien connues (l’effondrement des sociétés et des infrastructures) mais également un parti-pris (cher à Romero) qui relèguera petit à petit les zombies au second plan : le premier danger auquel l’homme doit faire face étant lui-même. La référence au maître du genre zombiesque au cinéma ne s’arrête pas là. Le choix du noir et blanc rappelle immanquablement son chef d’œuvre de 1968, La nuit des morts vivants, premier vrai film du genre.

Avec ces deux premiers tomes, Walking Dead parvient d’emblée à convaincre les amateurs, et s’apprête à marquer durablement de son empreinte le genre zombiesque. Ce n’est que le début de l’horreur (et du succès), et le lecteur est loin d’avoir tout vu !

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