Saga T.4

Arrivés depuis plusieurs mois sur la planète Jardinia, Alana, Marko, Hazel et Klara, la mère de Marko, ont commencé une nouvelle vie. Marko s’occupe de l’éducation d’Hazel tandis qu’Alana semble promise à une brillante carrière de comédienne au sein du Circuit, le divertissement le plus populaire de la galaxie … Ailleurs, sur Continent, la Princesse Robot met au monde l’héritier du Robot Prince IV.

Saga 4 contient les épisodes U.S Saga #19-24 scénarisés par Brian K. Vaughan et dessinés par Fiona Staples.

Saga revient chez Urban avec la sortie de ce quatrième album. On retrouve donc la petite famille de fugitifs quelques années plus tard. Hazel a grandi, et c’est une petite fille malicieuse et insouciante. L’intrigue continue dans sa densité, par la multiplicité des personnages (et donc leurs points de vue) et les rebondissements inattendus qui les (dés)unit. Avec son sens inné du dialogue, Vaughan explore encore et toujours avec brio la parentalité (sa propre paternité étant à l’origine de son inspiration). Ainsi, dans ces épisodes comme dans les précédents, ce qui rend les personnages principaux si attachants, c’est leur indéniable authenticité.

Le récit se pose un peu dans cette partie de la série, même si les rebondissements sont fréquents, et les alliances inattendues. Ce qui impressionne, c’est que Vaughan entraîne le lecteur d’un endroit à un autre pour suivre les péripéties des différents protagonistes sans jamais perdre son lecteur, qui dévore le récit à vitesse grand V. Dans ce monde foisonnant, il introduit régulièrement de nouveaux personnages sans que cela n’affecte le plaisir de lecture. L’auteur continue de questionner le lecteur sur des thèmes précis, comme le terrorisme, la tolérance, le journalisme … Dans Saga, on vibre certes, on rit souvent, mais on réfléchit aussi.

Derrière cette poésie et l’originalité folle de cet univers, se cache souvent des moments crus (visuels et verbaux). L’album  s’ouvre par exemple sur une image faisant ouvertement référence à la séquence d’ouverture du tout premier épisode. Fiona Staples confirme encore une fois si besoin en était qu’elle est l’artiste idéale pour cette histoire. Son style particulier colle parfaitement aux personnages et leur environnement, et s’affine encore un peu plus en s’avérant même un peu plus détaillé que dans les précédents épisodes.

A la lecture de ce quatrième tome, tout juste peut-on durement reprocher à cette série de ne plus surprendre par sa qualité très élevée … Un comble pour une série qui se pare ni plus ni moins du statut de chef d’œuvre en cours de parution !

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