The future days of the past !

On a tous démarré avec un personnage, ou un groupe de héros, en particulier. C’était au commencement. Le mien arborait un S majuscule sur la poitrine et un slip rouge par dessus le pantalon. Si j’ai toujours gardé une affection particulière pour le kryptonien (qui représente pour moi bien plus qu’un simple personnage de bande dessinée), j’ai été durablement marqué par d’autres de ses semblables. L’amour que j’ai pour ces personnages m’amène à retourner vers le marché kiosque, pour suivre de nouveau leurs aventures. J’envisage même de me constituer une petite collection d’intégrales (ma CB pleure déjà). L’avenir sera marqué par un retour aux sources. Voilà pourquoi cet article se pare d’un titre aussi évocateur. L’occasion pour moi de revenir brièvement sur notre première rencontre.

Il y eut d’abord un jeune étudiant à lunettes (comme moi), timide et maladroit avec les filles (comme moi), et très doué en sciences (mes notes en la matière attestent que l’identification en restera là). Piqué par une araignée radioactive, il développait des super pouvoirs pour devenir L’homme-Araignée ! Ce qui ne l’exonérait pas de payer ses factures, de trouver un emploi et de rester sur le droit chemin tracé par sa tante May. Lui et moi, on s’est parfois disputé … enfin c’est surtout moi qui ait rompu les liens. Alors, quand il a cédé sa place à son ennemi de toujours, j’ai fui, encore une fois. A tort certainement, au regard de l’engouement suscité par Superior Spider-Man. Mais voilà : pour moi, Spidey, c’est Peter Parker. Je dois çà à mon côté vieux conservateur aigri … Alors quand j’ai appris son retour (pourtant annoncé dès sa « mort »), j’ai décidé de revenir vers lui, encore. Retour au kiosque donc, en profitant de la renumérotation du magazine. Je ne me rappelle pas bien les premières aventures que j’ai lues, mais ce numéro du magazine Spidey fut le premier. C’était une époque bénie où les revues des mois précédents étaient trouvables sur les étagères du petit kiosque à journaux du village. En revanche, je me souviens avoir été emballé par son style inimitable, sa personnalité sympathique et son humour. Spidey était un héros, un vrai, humain. Il était fun, il avait son dessin animé et en plus, dans mes rêves, c’était mon pote !

Mais il n’est pas le seul. Il y avait un groupe de héros qui m’a entraîné dans d’autres aventures. Les mutants m’ont profondément marqué tout au long de mon adolescence (un peu plus longue que la moyenne je l’admets). Puis je les ai abandonnés, par le côté obscur de la force des choses. Mais je ne m’en suis jamais totalement éloigné, replongeant par intermittence dans leurs aventures. Le phénomène de la mutanité me touche à nouveau, et il suffit d’entrevoir ce qu’un personnage comme Cyclope est devenu aujourd’hui pour achever de me convaincre de succomber à nouveau. J’ai le souvenir du premier numéro du trimestriel Special Strange  que j’ai eu en ma possession : le n°37, Août 1984. Je me rappelle précisément de cette aventure que j’avais adoré étant petit. Alors que Tornade négociait dans le château du Docteur Fatalis pour récupérer un rouquin en costume cravate (Arcade), les X-Men étaient capturés. Je me souviens avoir été marqué par le fait que Serval (Wolverine pour les plus jeunes) détestait l’odeur de soufre que Diablo laisse derrière lui à chaque téléportation (je découvrais les personnages, en même temps que leurs super pouvoirs). J’étais fasciné par le fait que chaque X-Man était emprisonné dans une pièce spécialement dédiée à contrer leur pouvoir. Des canons lançaient des rayons lasers chaque fois qu’Angel quittait le sol. Tornade était transformée en statue de métal. Diablo ne pouvait pas se téléporter et Colossus était accroché à un rocher, cerné par les eaux. Quant à ce petit teigneux de Serval, il était enfermé dans une pièce au décor de type damier, perturbant ses sens. Une aventure épique pour le gamin que j’étais, racontée alors par Chris Claremont et dessinée par Dave Cockrum.

A partir de cette année là, j’attendais fébrilement les vacances scolaires pour retrouver mon grand-père dans le Sud de la France, lui qui était moins réfractaire à la présence de super héros costumés dans ma chambre, lui qui était plus tolérant envers l’existence des mutants, à partir du moment où ça me faisait plaisir. Il était comme çà. C’était véritablement lui, mon premier super héros.

1984. Je découvrais Superman, puis l’Homme-Araignée et Les étranges  X-Men. Je n’allais jamais m’en remettre.

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