Archives pour la catégorie Focus kiosque

Secret Invasion Hors-Série n°3

L’invasion a commencé ! Extraterrestres métamorphes, les skrulls ont infiltré la Terre. Complètement indétectables, ils ont pris place au sein du gouvernement, de l’armée et même de la communauté des super héros. Ils possèdent une technologie de pointe, une immense armada de navires de guerre, assez de soldats pour occuper la planète et une arme secrète … les super skrulls, qui peuvent imiter les pouvoirs de multiples héros.

Secret invasion hors série n°3 contient les épisodes U.S Deadpool # 1-3 (vol.4) scénarisés par Daniel Way et dessinés par Paco Médina. Lire la suite Secret Invasion Hors-Série n°3

Echecs et Superpouvoirs

En kiosque, Marvel propose une nouvelle collection de 32 figurines Eaglemoss, chacune accompagnée de son fascicule. A l’intérieur, le profil du personnage éclaire ceux qui ont été congelés dans la banquise ces 75 dernières années, et un (petit) poster reprenant une couverture marquante de la carrière du héros concerné par le numéro. Cette opération consiste à monter un jeu d’échecs Marvel, le damier étant proposé à ceux qui souscriront à l’abonnement proposé à l’acheteur. Lire la suite Echecs et Superpouvoirs

Daredevil : Renaissance

Karen Page est l’ex fiancée de Matt Murdoch, alias Daredevil. A la recherche du rêve américain, elle s’est exilée sur la côte Ouest des Etats-Unis, dans le but de devenir actrice. Elle le devint, mais dans le genre pour adulte. Devenue accroc à la drogue, elle donne l’identité secrète de Daredevil en échange d’un fix. L’information va vite parvenir au Caïd, ennemi juré du héros, qui est bien décidé à le faire souffrir …C’est le début de la descente aux enfers pour le diable de Hell’s kitchen.

Daredevil : Renaissance contient les épisodes U.S Daredevil #227-233 publiés de Février à Août 1986, scénarisés par Frank Miller et dessinés par David Mazzucchelli.

Attendant fébrilement l’arrivée du premier tome de l’intégrale de Daredevil par Frank Miller dans al collection Marvel Icons, j’ai du calmer mon impatience en relisant le huitième numéro de la collection Les grandes sagas. Au sommaire, rien de moins que Daredevil : Born again ! Afin de préparer le terrain pour la lecture puis la chronique des ouvrages tant attendus (le second est prévu pour le 08 Octobre), autant revenir sur un arc indispensable. Indispensable parce qu’on tient là un modèle d’écriture. Miller lorgne allègrement du côté du polar pour dépeindre la chute du héros, puis sa renaissance. Le Caïd, qui règne en maître sur le crime new-yorkais, découvre l’identité secrète de Daredevil et, en fin stratège, décide de l’attaquer sur tous les fronts, en prenant soin d’éviter la confrontation directe. Il fait geler ses finances, lui fait perdre son travail puis son domicile, et fait abattre tous ceux qui ont eu en possession la fameuse information. Parmi les cibles qui figurent sur la liste, Karen Page ancienne petite amie du héros, et accessoirement celle qui est à l’origine du calvaire qu’il va vivre.

On nage en plein film noir, avec cadre urbain, héros déchu, femme aussi fatale que paumée, adversaire machiavélique et comploteur. La religion faisant partie intégrante du l’univers de Daredevil, elle permet à Miller de décomposer le récit en chapitres bien distincts intitulés Apocalypse, Purgatoire, Paria, Renaissance, Sauvé, Dieu et la patrie et Armageddon. Le costume de Daredevil est peu présent au fil des planches, ce qui renforce son impact lorsque enfin Matt Murdoch renaît de ses cendres. Les dialogues et la voix off font mouche, l’intrigue est passionnante et les rebondissements parfaitement calibrés. Le traitement des personnages apporte beaucoup de profondeur au récit. Encore aujourd’hui, Renaissance frappe par sa qualité d’écriture et rappelle à quel point Frank Miller a su révolutionner le personnage (et le ressusciter par la même occasion). L’autre membre du duo, David Mazzucchelli signe des planches immersives. Son sens du cadre et son trait fin et assuré emportent le lecteur dans l’enfer que vit le diable de Hell’s kitchen. D’aucuns regretteront une colorisation datée, ce qui à mes yeux ne veut pas vraiment dire grand chose. On dévore les épisodes de l’époque (milieu des années 80) tels qu’ils l’étaient et pour ma part, j’en suis pleinement satisfait.

Renaissance fut et demeure encore aujourd’hui un évènement majeur dans la carrière de Daredevil, porté par un duo d’exception qui récidivera l’année suivante en signant l’excellent Batman : Year One, chez DC Comics. Scénario captivant et dessin immersif : à lire et à relire !