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Itinéraire d’un cardiaque en manque

Mes semaines de travail sont rythmées par de nombreux exercices physiques qui nécessitent repos et réconfort le week-end (ben quoi ?). Impossible le soir de tenir un roman ou un album sans piquer du nez au bout de vingt minutes … A moins que ce ne soit dû à l’âge, comme le sous-entendent les moqueries de Madame (qui m’a affublé du nom de code super héroïque de …  mon vieux). Bref, généralement, le week-end est mon moment choisi pour déballer les nouveaux arrivages et me plonger dans mes lectures tant attendues.  Lire la suite Itinéraire d’un cardiaque en manque

Spider-Man n°6-7-8 : Fins du monde

EndsOfTheEarth

C’était annoncé dans les numéros précédents : les Sinister Six sont de retour, et Octopus mène les troupes ! Le savant fou annonce au monde entier qu’il peut sauver le monde d’une fin certaine. Mais est ce vraiment le cas ? Spider-Man aura besoin de l’aide des Vengeurs pour parvenir à éclaircir cette histoire et contrer les agissements de cette redoutable bande de vilains !

Spider-Man n°6 contient les épisodes U.S Amazing Spider-Man #681-683 scénarisés par Dan Slott et Chris Yost (#681) et dessinés par Giuseppe Camuncoli et Stefano Caselli, Avenging Spider-Man #7 scénarisé par Kathryn Immonen et dessiné par Stuart Immonen, Scarlet Spider #3 scénarisé par Chris Yost et dessiné par Ryan Stegman.

Spider-Man n°7 contient les épisodes U.S Amazing Spider-Man #684-686 scénarisés par Dan Slott et dessinés par Humberto Ramos, Stefano Caselli et Thony Silas, Spider-Man : Ends of the Earth, Interlude scénarisé par Rob Williams et Brian Clevinger, Scarlet Spider #4 scénarisé par Chris Yost et dessiné par Ryan Stegman.

Spider-Man n°8 contient les épisodes U.S Amazing Spider-Man # – scénarisés par Dan Slott et dessinés par Giuseppe Camuncoli et Stefanio Caselli, Avenging Spider-Man #8 scénarisé par Ty Templeton et Dan Slott et dessiné par Matt Clark, Scarlet Spider #5-6 scénarisés par Chris Yost et dessinés par Ryan Stegman.

Toi qui suis ce blog, tu sais que lorsqu’il s’agit des cross-over ou autres types d’event, je préfère donner mon avis une fois qu’ils sont terminés, histoire d’en donner une impression définitive. C’est un parti-pris qui ne colle pas à l’actualité immédiate des publications, mais qui me permet de mieux juger, une fois le puzzle entièrement reconstitué. C’est pourquoi cet article ne s’étale pas sur un, ni deux, mais trois numéros du magazine Spider-Man ! Je ne vais pas m’étaler plus sur l’introduction, et vais donc rentrer dans le vif du sujet. Voyons voir de quoi il en retourne de ces épisodes des aventures du tisseur, avec pour toile de fond l’apocalypse …

Et comme tu suis ce blog, tu sais que j’aime bien exposer d’emblée et en une phrase mon ressenti général. Je vais donc m’y atteler de ce pas : ces fins du monde font le même effet que le pétard mouillé annoncé par les incas. Pourtant, le programme est alléchant et réunit les Sinister Six et les Vengeurs. Alors, ces fameuses fins du monde, de quoi ça parle ? Le sournois Docteur Octopus reforme les Sinister Six et ourdit un complot visant ni plus ni moins qu’à détruire la planète. Doc Ock est mourant et est bien décidé à emporter le reste du monde avec lui. Pour y parvenir il fait planer la menace d’une accélération du réchauffement climatique, et brandit une solution miracle sortie tout droit de son génial cerveau. L’artifice n’est destiné qu’à diviser la population et ainsi empêcher les  agissements de Spider-Man et des Vengeurs. Les obstacles sont nombreux et il faudra bien un nouveau costume au tisseur ainsi que deux jolies acolytes pour sauver le monde !

L’intrigue de Dan Slott est efficace, l’aspect graphique est assuré par des artistes tels que Ramos, Caselli et Camuncoli (ce dernier étant malgré tout le petit maillon faible du trio). Là tu te demandes bien ce qui cloche, et tu en viens à soupçonner ton aimable serviteur d’avoir abusé de l’herbe à fumer des semi-hommes … A vrai dire, pas grand chose si ce n’est l’ambiance apocalyptique et cette impression d’inéluctabilité qu’on ne ressent jamais. Et dans ce genre de récit, cette absence fait tâche La tension dramatique n’atteint jamais le niveau qu’il se doit pour ce type d’histoire. Quant aux rebondissements incessants et au rythme effréné, il faut bien avouer qu’on est loin de Spider Island, qui avait su emporter le lecteur dans un tourbillon de folie et de fun.

Fins du monde s’avère être une semi-déception. Même si Dan Slott enfonce le clou avec sa maîtrise du récit et ses artifices désormais reconnaissables entre tous (le changement de costume est son gimmick favori), même si les artistes donnent dans le spectaculaire, on reste en deçà de ce qui s’est lu dans la même revue récemment. Si ça se déguste malgré tout sans déplaisir, on aurait juste aimé que le cocktail soit plus enivrant.