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Spider-Man n°6-7-8 : Fins du monde

EndsOfTheEarth

C’était annoncé dans les numéros précédents : les Sinister Six sont de retour, et Octopus mène les troupes ! Le savant fou annonce au monde entier qu’il peut sauver le monde d’une fin certaine. Mais est ce vraiment le cas ? Spider-Man aura besoin de l’aide des Vengeurs pour parvenir à éclaircir cette histoire et contrer les agissements de cette redoutable bande de vilains !

Spider-Man n°6 contient les épisodes U.S Amazing Spider-Man #681-683 scénarisés par Dan Slott et Chris Yost (#681) et dessinés par Giuseppe Camuncoli et Stefano Caselli, Avenging Spider-Man #7 scénarisé par Kathryn Immonen et dessiné par Stuart Immonen, Scarlet Spider #3 scénarisé par Chris Yost et dessiné par Ryan Stegman.

Spider-Man n°7 contient les épisodes U.S Amazing Spider-Man #684-686 scénarisés par Dan Slott et dessinés par Humberto Ramos, Stefano Caselli et Thony Silas, Spider-Man : Ends of the Earth, Interlude scénarisé par Rob Williams et Brian Clevinger, Scarlet Spider #4 scénarisé par Chris Yost et dessiné par Ryan Stegman.

Spider-Man n°8 contient les épisodes U.S Amazing Spider-Man # – scénarisés par Dan Slott et dessinés par Giuseppe Camuncoli et Stefanio Caselli, Avenging Spider-Man #8 scénarisé par Ty Templeton et Dan Slott et dessiné par Matt Clark, Scarlet Spider #5-6 scénarisés par Chris Yost et dessinés par Ryan Stegman.

Toi qui suis ce blog, tu sais que lorsqu’il s’agit des cross-over ou autres types d’event, je préfère donner mon avis une fois qu’ils sont terminés, histoire d’en donner une impression définitive. C’est un parti-pris qui ne colle pas à l’actualité immédiate des publications, mais qui me permet de mieux juger, une fois le puzzle entièrement reconstitué. C’est pourquoi cet article ne s’étale pas sur un, ni deux, mais trois numéros du magazine Spider-Man ! Je ne vais pas m’étaler plus sur l’introduction, et vais donc rentrer dans le vif du sujet. Voyons voir de quoi il en retourne de ces épisodes des aventures du tisseur, avec pour toile de fond l’apocalypse …

Et comme tu suis ce blog, tu sais que j’aime bien exposer d’emblée et en une phrase mon ressenti général. Je vais donc m’y atteler de ce pas : ces fins du monde font le même effet que le pétard mouillé annoncé par les incas. Pourtant, le programme est alléchant et réunit les Sinister Six et les Vengeurs. Alors, ces fameuses fins du monde, de quoi ça parle ? Le sournois Docteur Octopus reforme les Sinister Six et ourdit un complot visant ni plus ni moins qu’à détruire la planète. Doc Ock est mourant et est bien décidé à emporter le reste du monde avec lui. Pour y parvenir il fait planer la menace d’une accélération du réchauffement climatique, et brandit une solution miracle sortie tout droit de son génial cerveau. L’artifice n’est destiné qu’à diviser la population et ainsi empêcher les  agissements de Spider-Man et des Vengeurs. Les obstacles sont nombreux et il faudra bien un nouveau costume au tisseur ainsi que deux jolies acolytes pour sauver le monde !

L’intrigue de Dan Slott est efficace, l’aspect graphique est assuré par des artistes tels que Ramos, Caselli et Camuncoli (ce dernier étant malgré tout le petit maillon faible du trio). Là tu te demandes bien ce qui cloche, et tu en viens à soupçonner ton aimable serviteur d’avoir abusé de l’herbe à fumer des semi-hommes … A vrai dire, pas grand chose si ce n’est l’ambiance apocalyptique et cette impression d’inéluctabilité qu’on ne ressent jamais. Et dans ce genre de récit, cette absence fait tâche La tension dramatique n’atteint jamais le niveau qu’il se doit pour ce type d’histoire. Quant aux rebondissements incessants et au rythme effréné, il faut bien avouer qu’on est loin de Spider Island, qui avait su emporter le lecteur dans un tourbillon de folie et de fun.

Fins du monde s’avère être une semi-déception. Même si Dan Slott enfonce le clou avec sa maîtrise du récit et ses artifices désormais reconnaissables entre tous (le changement de costume est son gimmick favori), même si les artistes donnent dans le spectaculaire, on reste en deçà de ce qui s’est lu dans la même revue récemment. Si ça se déguste malgré tout sans déplaisir, on aurait juste aimé que le cocktail soit plus enivrant.

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Spider-Man n°4 : Crimes en haut lieu

Spider-Man est aux trousses d’un groupe de voleurs particuliers. Pour mener l’enquête il fait équipe avec son ex-fiancée, Carlie, lieutenant de police. Leurs investigations les conduiront à un vieil ennemi sur le retour. Pendant ce temps, un groupe de vilains en affronte un autre : les Sinister Six sont de retour ! Quant à Kaine, le clone de Spider-Man, il va bon gré mal gré agir en tant que héros.

Spider-Man n°4 contient les épisodes U.S Amazing Spider-Man #674-675 scénarisés par Dan Slott et dessinés par Giuseppe Camuncoli et Humberto Ramos (#675), Avenging Spider-Man #5 scénarisé par Zeb Wells et dessiné par Leinil Yu, Scarlet Spider #1 scénarisé par Christopher Yost et dessiné par Ryan Stegman.

Dire que j’ai lu le Spider-Man du mois et que je ne l’avais pas encore chroniqué ! On a suffisamment trainé, alors c’est parti. Les évènements relatés dans Spider Island sont terminés, et Spidey a retrouvé son sens de l’araignée (je peux spoiler ici, Panini l’a fait il y a trois mois), mais a perdu sa petite amie Carlie, qui vient de rompre. Un détail à préciser parce que le tisseur va faire équipe avec elle (elle agent de police) pour démanteler un gang de braqueurs ailés. Des méchants des ailes, des piafs, ça ne vous rappelle pas le Vautour ? Bingo ! Le bad guy fait son retour par la petite porte dans une histoire classique et sans surprises, mais bien rythmée en deux épisodes par Dan Slott. C’est Giuseppe Camuncoli qui se charge de mettre en images ce scénario. Je ne suis pas un grand fan de son trait parfois anguleux, mais ça reste cohérent dans l’esprit graphique que Marvel a instrauré dans la série avec des artistes comme Stefano Caselli et Humberto Ramos.

On retrouve ce dernier qui illustre avec son style particulièrement punchy le retour des Sinister Six ! La bande à Octopus affronte l’Intelligentsia de M.O.D.O.K. L’avenir promet du lourd avec cette équipe qui vient de gagner le droit de conquérir le monde. Le tisseur ne s’en doute pas encore, mais il risque d’avoir fort à faire avec un Doc Ock (Octopus) particulièrement remonté ! C’est fun, dynamique, bref, sans temps mort. Un épisode mouvementé, qui augure d’une suite qui devrait l’être tout autant.

Dans Avenging Spider-Man, Zeb Wells raconte une histoire un peu cucul dans laquelle Spidey tente de se rapprocher de Captain America. Notre monte en l’air préféré se découvre un passé commun de gamin maltraité par ses camarades avec Steve Rogers. Du coup, Spidey décide de faire dans le social en relançant la « carrière » artistique de cap. Un épisode dispensable à cause d’un traitement un peu ridicule, il faut le dire, malgré la présence de Leinil Yu au dessin (ce qui fait toujours plaisir) qui nous offre une très belle double page.

Pour conclure la revue, Panini a installé la série Scarlet Spider (introduite dans le numéro précédent). On retrouve donc Kaine, le clone de Spider-man, en fuite à travers le pays. L’homme est livré à lui-même et se découvre petit à petit une verve héroïque. Scarlet Spider, c’est une sorte de dark Spidey, plus expéditif que son alter égo new yorkais. C’est pas mal écrit, et on assiste à un nouveau départ (plus une séance de relooking). Malgré ses qualités, je suis moins fan du style de Ryan Stegman, sympathique mais que je trouve efficace, sans plus. Surtout je trouve que la population arachnéenne chez Marvel, lorsqu’elle a tendance à s’étendre sur le plus ou moins long terme, n’a jamais su réellement s’affranchir de son illustre modèle pour devenir quelque chose de vraiment intéressant (Arana, les différents clones). En plus, on aura bientôt droit à un sidekick. J’attendrai tout de même de lire quelques numéros avant d’émettre un avis définitif.

Spider-Man n°4, c’est le retour d’une galerie de personnages au premier plan. Si certains reviennent par la petite porte (le Vautour) d’autres font un retour fracassant (les Sinister Six). Quoiqu’il en soit, malgré un air de pause bien méritée après Spider Island, Spider-Man annonce des futurs numéros excitants !

Spider-Man n°4 : les covers

Spider-Man n°3 : Spider Island 4/4

Manhattan est envahie d’araignées ! Les Vengeurs sont dépassés, Red Richards peine à trouver une solution et Spidey fait ce qu’il peut dans la rue. Même M.J a des pouvoirs ! Mais où va le monde ? Dans Avenging Spider-Man, le tisseur fait équipe avec Oeil de Faucon.

Spider-Man n°3 contient les épisodes U.S Amazing Spider-Man #671-673 scénarisés par Dan Slott et dessins par Humberto Ramos et Stefano Caselli, Avenging Spider-Man #4 scénarisé par Zeb Wells et dessiné par Greg Land, Point One #1 : the scarlet thread scénarisé par Chris Yost et dessiné par Ryan Stegman, Magnetic Man (paru dans Amazing Spider-Man #661) scénarisé par Frank Tieri et dessiné par Javier Rodriguez.

Voici donc le dénouement du cross-over Spider Island, qui régale depuis ses débuts il y a deux numéros de cela. Il faut maintenant conclure tout çà, et Dan Slott s’y colle. La situation dépasse les super héros, mais un évènement va apporter un peu d’espoir : Anti-Venom propose son aide à Red Richards qui travaille d’arrache-pied pour trouver un antidote (pour savoir comment, lire Spider-Man Universe n°3). Mais ça ne suffit bien évidemment pas pour mettre un terme à l’épidémie et vaincre la reine des araignées. Il faudra une idée de génie à Spidey pour permettre enfin de mettre un terme à la crise (parce que vous vous en doutez, ça va bien se terminer quand même !). Le dénouement est dans la lignée de ce qui a été fait précédemment : action et fun sont au programme. Il manque cependant quelques rebondissements inattendus pour combler pleinement le fan du tisseur. parce que oui, les deux conséquences majeures de Spider Island étaient prévisibles, une étant d’ailleurs allègrement spoilé par l’éditeur lui-même. Je rappelle que la série Avenging Spider-Man, publiée dans la revue depuis trois numéros se déroule après Spider Island … Ceci dit le spectacle est au rendez-vous, grâce à la fraîcheur apportée par dan Slott et Humberto Ramos (Caselli s’occupant quant à lui de l’épilogue). Le style de Ramos colle parfaitement à la série du tisseur (sans jeu de mot).

La série Avenging Spider-Man n’a droit qu’à un épisode. Spidey y est associé pour l’occasion à Clint Barton, alias Oeil de Faucon. Le scénario est honnêtement sans grand intérêt … Zeb Wells nous a habitué à mieux. Oeil de Faucon se contente de se comporter en mode Kévin (oui je sais c’est bas, mais je ne trouve pas d’autre expression), ce qui n’est pas forcément au goût de son partenaire. Partenaire au grand coeur qui agit pour le bien du prétentieux archer parce qu’il a deviné une faille dans sa carapace … On ajoute à cela un Greg Land pas vraiment inspiré (qui a dit normal ?) et on se rend compte à quel point on est loin de la qualité affichée par les épisodes précédents, bien plus divertissants, mieux écrits et plus beaux. La suite concerne Kaine, le clône de Peter Parker qui a effectué son grand retour (bien pratique) dans Spider Island. Il y est question de seconde chance. L’épisode a déjà été lu des centaines de fois, mais il demeure efficace grâce aux dessins de Ryan Stegman. Surtout, il annonce l’arrivée dans le magazine de la série Scarlet Spider, à partir du prochain numéro. La fin de la revue est moins heureuse, avec un épisode de remplissage (encore une fois) inutile. On revient sur la volonté plus qu’étrange de faire de Spider-Man un représentant de Pôle Emploi, comme ce fut le cas dans un numéro précédent.

Spider-Man n°3 s’avère être un numéro en demi-teinte, malgré les épisodes consacrés à Spider Island. Si la première moitié du sommaire assure, l’autre laisse à désirer, la faute à des épisodes à l’intérêt variable. Je ne reviendrai aps sur le choix de la couverture, celle de Amazing Spider-Man #671 aurait été plus judicieuse (et jolie). On ne va pas faire la fine bouche, tant la série régulière reste captivante (et puis Avenging Spider-Man aura bientôt Cap en guest star !).

Spider-Man n°3 : les covers

Spider-Man n°2 : Spider Island 2/4

Spider-Man et Rulk sont à la poursuite des ravisseurs de Jonah Jameson. Sous terre, ils devront composer avec l’homme taupe, les moloïdes et un nouveau roi de Subterranea. Spider Island se poursuit. L’infection se propage, et les Spider-Men envahissent les rues de Manhattan avec des conséquences inattendues !

Spider-Man n°2 contient les épisodes Avenging Spider-Man #2-3 scénarisés par Zeb Wells et dessinés par Joe Madureira, et Amazing Spider-Man #668-670 scénarisés par Dan Slott et dessinés par Humberto Ramos.

Derrière la couverture assez moche se cachent 112 pages de pur bonheur. Le sommaire est prometteur avec la série Avenging Spider-Man et la suite de Spider Island ! On retrouve donc la série Avenging Spider-Man, qui a pour fil conducteur d’allier le tisseur à un de ses compagnons Vengeur. C’est Rulk qui ouvre le bal, dans une aventure pas forcément révolutionnaire, mais foutrement efficace. Sa réussite tient essentiellement aux situations et dialogues entre les deux personnages, mais aussi au retour en forme(s) de Joe Mad ! L’artiste régale avec son style punchy, qui convient à merveille à ce duo inhabituel. Son Rulk casse la baraque, et son Spidey est fun à souhait. Au niveau du scénario, Wells surfe sans surprise sur l’antagonisme qui existe entre les deux héros, mais il le fait avec suffisamment d’efficacité et d’humour pour que ça passe comme une lettre à la poste.

La suite (qui se déroule avant la série précédente, cqfd …) concerne Spider Island, malmené par un calendrier de publication paniniesque (comprendre incohérent). Dans les épisodes au sommaire, les personnages font référence à des évènements que nous découvrirons dans le Spider-Man Universe n°3 en Septembre … Spider Island propose un pitch simple (la population de Manhattan se retrouve affublée des pouvoirs de Spider-Man) mais diablement excitant (imaginez le joyeux bordel !). Slott raconte une histoire au rythme effréné, riche en rebondissements et ponctuée d’échanges savoureux et de situations inédites (Peter Parker peut agir sans masque au milieu de tout ce foutoir !). Au dessin, Humberto Ramos assure le spectacle, avec son style là encore punchy, dynamique et cartooney. La revue affiche ainsi une vraie cohérence visuelle (il manque Stefano Caselli pour que ce soit complet). Plus les épisodes s’enchaînent, plus j’ai l’impression qu’on tient là une des équipes créatives les plus en formes chez Marvel actuellement (Slott – Ramos – Madureira – Caselli), en attendant de voir ce que donnera la succession (difficile) du duo Abnett/Lanning sur le cosmic Marvel (premiers éléments de réponses en fin de semaine).

Encore un très bon numéro pour la revue Spider-Man, avec des histoires sympathiques, portées par des dessinateurs en grande forme. De l’action, du fun, pas de temps morts : du Spider-man comme on l’aime !

Spider-Man n°3 : les covers :

Spider-Man n°1 : Spider Island 1/4

Spider-man est un héros surbooké. Entre son travail en labo, ses activités de justicier de New York et son appartenance aux Vengeurs ET à la Fondation du Futur, difficile de dégager du temps pour sa petite amie. Et ce n’est pas en compagnie de Rulk que ça va changer ! En plus, un mal mystérieux s’empare de Manhattan, dont les habitants se retrouvent affublés de ses pouvoirs !

Spider-Man n°1 contient les épisodes U.S Avenging Spider-Man #1 scénarisé par Zeb Wells et dessiné par Joe Madureira, The way of the Spider (free comic book day) scénarisé par Dan Slott et dessiné par Joe Madureira, Amazing Spider-Man #666-667 scénarisés par Dan Slott et dessinés par Humberto Ramos et Stefano Caselli, Spider-Man : you’re hired #1 scénarisé par Warren Simons et dessiné par Todd Nauck.

Chez Panini, il y a des claques qui se perdent …

Ce numéro était doublement attendu. La première raison tient au fait qu’il s’agit d’un (énième) numéro un dans la gamme des revues en kiosque éditées par Panini. Comme d’habitude, la chose est mal gérée. Cette stratégie est censée apportée de nouveaux lecteurs (encore et toujours), mais ce que l’éditeur oublie, c’est que pour y parvenir, il faut un minimum de soutien éditorial. Là où les revues éditées par Urban Comics proposent des notes explicatives sur des évènements cités ou des présentations de personnages, Panini se contente d’une rapide présentation des équipes présentes dans les trois revues … Présentation identique d’un magazine à un autre. Surtout, la composition du sommaire nous offre d’entrée un GROS spoiler quant au dénouement de Spider Island ! En effet, le lancement de la série Avenging Spider-Man se déroule après les évènements de Spider Island …. que l’on découvre juste derrière et dans les prochains numéros … En postface, Christian Grasse nous avoue même qu’ils n’y ont accordé aucune importance ! On passera rapidement sur l’épisode gratuit du free comic book day que l’éditeur considère comme du matériel payant … Une logique toute paninienne qui, associée au manque d’inspiration et au remaniement pas forcément opportun prévus par Marvel, me conforte dans ma décision d’abandonner la majorité de leurs séries. D’autre part, l’augmentation de la pagination s’accompagne d’une hausse du prix de 70 centimes. Cela semble logique sauf que les pages rajoutées servent à glisser un épisode de remplissage, généralement inutile, particulièrement inintéressant dans le cas présent ! Encore une preuve s’il en fallait une qu’on nous prend vraiment pour des con … sommateurs !

La seconde (et excellente) raison tient au lancement de la série Avenging Spider-Man (malgré un timing désastreux) et l’arrivée de l’event intitulé Spider Island. Comme je suis attaché à rédiger des articles certifiés sans spoilers, je livrerai une impression générale sur ce numéro. Que ce soit sur Avenging Spider-Man ou Amazing Spider-Man, les scénaristes (Wells et Slott) nous offrent un condensé d’humour et d’action. Du comic pur jus, divertissant comme on l’aime depuis Big Time. Spider-Man est de retour en forme depuis quelques mois, et c’est confirmé ici. Les épisodes sont survoltés. Il faut dire que les auteurs sont épaulés par des artistes exceptionnels, qui s’imposent définitivement comme d’excellents choix pour dessiner les aventures du tisseur. On retrouve l’habitué Stefano Caselli, mais aussi Humberto Ramos et Joe Madureira (qui opère sur Avenging Spider-Man) ! Non seulement les épisodes s’enchaînent sans temps mort, mais il en ressort une homogénéité vraiment agréable au fil des planches. Comme en plus, c’est magnifique, il ne faut surtout pas se priver !

Spider Island démarre en douceur avec un énième épisode prologue, malgré tout plus intéressant que ceux qui ponctuaient les mensuels précédents, qui faisaient plutôt office de remplissage … Puis le rythme monte jusqu’à ce qu’on assiste à un joyeux bordel ! L’intrigue promet d’être particulièrement excitante. Dommage qu’une des conséquences (et pas des moindres) soit révélée dès le début de la revue … Quant à Avenging Spider-Man, elle propose une team-up associant notre monte en l’air préféré au très sociable Rulk. Dire que le colosse rouge est insensible au sens de l’humour de Spidey est un euphémisme, et faire équipe avec le tisseur s’avère déjà être un calvaire pour lui. Joe Madureira est en très grande forme et dynamise encore plus l’histoire qui met les deux vengeurs aux prises avec les moloïdes de Subterranéa.  Pour son retour aux affaires, l’artiste régale !

Spider-Man n°1 s’avère à la hauteur de nos espérances, avec des scénaristes et des artistes en très grande forme, pour des épisodes majoritairement excellents ! Cependant, on protestera avec force contre le gâchis éditorial auquel nous habitue Panini depuis trop longtemps … Soit les séries sont médiocres (ce qu’on ne peut reprocher à l’éditeur même s’il choisit ce qu’il pioche dans le catalogue), soit elles sont bonnes mais sont malmenées par des décisions éditoriales inadéquates.

Spider-Man n°1 : les covers